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 Histoire d'Eleris et sa Mythologie

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Eyeha Norken
Princesse de Lorde-Gian
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Localisation : Château de Lorde-Gian
Messages : 788

MessageSujet: Histoire d'Eleris et sa Mythologie   Mer 17 Oct - 20:56




I. La Mythologie du Monde d’Eleris



La création du Monde


Au commencement, Eleris n’était pas. Il fut le fruit de l’union de quatre grandes entités : Liv, représentation de la Vie ; Eskat, représentation de la Mort ; Cron, représentation du Temps ; et Serer, représentation de la nature. Ensemble, elles décidèrent de créer ce monde afin d’exister elles-mêmes au travers de quelque chose qui unirait leurs quatre représentations.
Liv s’associa à Serer pour créer la terre d’Eleris. Une fois cette tâche accomplie, Serer fit don de sa propre représentation à ce nouveau monde: la nature et ses changements. Liv pris la suite et fit don à son tour d’une partie d’elle-même : la Vie. Elle créa quatre races, à l’image des quatre entités.

La première des races fut ses propres enfants, appelés les Enfants de Liv. Ils étaient beaux, exceptionnels et uniques, à l’image de la Vie. Sous forme humanoïde avec des longues oreilles pointues, ils avaient l’apparence de leur mère. Liv les voulu neutres, leur donnant le rôle de protecteurs du monde qui avait été créé.
La seconde fut la création des Faunen. Ils étaient éternels, constants et puissants, à l’image de Cron, comme le temps qui s’écoule. Moitié humanoïde pour représenter leur capacité à avoir des sentiments, ils avaient également une moitié du corps cerbridé ou équidé pour représenter leur force et leur résistance en accord avec la représentation de Cron.
La troisième race fut ensuite les Nwalca. A l’identique de Serer, ils étaient éphémères, impulsifs et sauvages, comme les changements climatiques et naturels. Métamorphes, ils pouvaient choisir d’arborer avec fierté leur forme féline, tel un lion, majestueuse et puissante à l’image de Serer, ou bien leur forme humanoïde montrant aussi leur capacité à ressentir les sentiments, comme leur entité mère.
Enfin, la dernière des races fut les Morions, dont on ne connaît pas l’apparence. Ils étaient les  représentations parfaites d’Eskat, impartiaux, froids et imprévisibles, comme la Mort.


Une fois la Vie donnée en Eleris par Liv, Cron donna à ce monde sa dimension temporelle. Il créa le Temps. A Cron se rajouta Eskat, qui, profitant de son cadeau au monde, intégra dans la finalité de cette création sa propre entité : la Mort. Liv et Eskat étaient complémentaires car ce que l’une donnait, l’autre le reprenait, ce qui permis au monde de trouver un équilibre parfait grâce à ces deux entités neutres.

Serer accorda à chaque race un espace de vie déterminé en fonction de leurs caractéristiques et de leur image. Elle créa alors sur les terres d’Eleris la forêt de Komcho, à l’ouest, forêt sombre où les Morions purent trouver leur place et s’y renfermer, incompatibles avec les autres peuples. Elle créa dans le même temps la forêt de Kirigan à l’est, jungle luxuriante et paisible, séparée de Komcho par des plaines vierges. Ici pourraient s’installer les Faunen, proches de la nature. La dernière des régions, différente des autres fut une chaîne de collines et de montagnes au nord, pouvant abriter aisément les Nwalca. Les Enfants de Liv quant à eux, étaient présents en tous lieux et dans chaque chose de ce monde, préservant la nature et la vie de chaque être en Eleris, serviteurs de Liv et protecteurs de son œuvre.
C’est ainsi qu’Eleris se développa, sous l’œil attentif des quatre entités.

La punition de Liv

En offrant la Vie et en faisant don d’elle-même à ses enfants, Liv n’avait pas prévu que ces êtres, à l’origine aussi neutres que les Morions, développeraient des sentiments et des émotions au contact des Faunen et des Nwalca. C’est ainsi que les Enfants de Liv apprirent l’Amour. En suivant ce chemin, ils enfreignirent l’ultime interdiction de Liv : le pêché de chair. Par cet acte, ils défirent ce que Liv avait créé et souillèrent leurs âmes d’êtres de la nature.

Pour leur punition, ils furent tous déchus par leur Mère. Leur lien avec la nature et leur protection contre les mauvaises choses du monde leur furent retirés. Puisqu’ils avaient voulu connaître les sentiments et les passions érotiques, ils connaîtraient à partir de ce jour tout ce que cela pouvait leur apporter : la douleur, la tristesse, la colère, la haine mais aussi la mort dans la souffrance.
Ses enfants n’étant plus, et Eleris nécessitant des protecteurs quoi qu’il arrive, Liv créa une ultime race, qu’elle appela les Gardiennes. A l’identique de leur prédécesseurs, elles devaient accomplir le même rôle. Seulement, et pour éviter de réitérer le même échec, elle ne créa que des femelles, persuadée que sans mâles, elles ne pourraient souiller à nouveau ce cadeau de leur entité mère ou seraient à leur tour punies et déchues.


Les enfants déchus apprirent la vie et surtout à survivre dans leur nouvelle condition tout en conservant leur admiration pour Liv. Un des mâles, nommé Derïan, prit le commandement de ce nouveau peuple, pensant qu’il fallait un chef pour les guider vers cet avenir incertain. Mais cette tâche ne fut pas des plus faciles.
A sa mort, ses deux fils se séparèrent, convaincu aussi bien l’un comme l’autre que le chemin laissé par leur père n’était pas celui qu’il fallait suivre. Meneth, l’aîné, pensait que l’abandon de Liv ne méritait pas qu’on lui rende grâce mais plutôt qu’il fallait couper définitivement le lien avec celle qui les avait puni et évoluer vers de nouveaux progrès. Eldir, le plus jeune, continuait de croire en la bonté de Liv, pensant qu’un jour elle leur rendrait ce qu’elle leur avait repris et qu’ils devaient continuer de vivre en communion avec la nature et la protéger.

C’est ainsi qu’ils prirent des chemins différents. Meneth se donna un nouveau nom pour sa lignée : les Këleïe. Il expulsa son frère et ses partisans des plaines, se refusant avec son nouveau peuple à toute croyance et favorisant le progrès et la science. Il décida de construire une grande ville qu’il appela Misengris. Il donna également un nouveau nom à son peuple : Les Supérieurs, se pensant davantage évolués que leurs anciens frères sauvages. Guidés par Eldir, les autres préférèrent aller vivre dans les bois près des Faunen, au contact le plus proche de Liv, leur entité tant adorée, dans les conditions les plus similaires à leur vie d’antan. Eldir garda le nom de sa lignée, Kën, et décida de nommer son nouveau peuple de frères les Descendants, faisant référence à leur lien perdu.

La colère de Serer

Les Nwalca étaient des êtres faits à l’image de Serer : beaux mais terriblement sauvages. Malgré leur durée de vie très courte par rapport aux autres races, ils représentaient quelque chose de très fort, autant dans leur apparence humanoïde que sous leur forme d’animal majestueux. Pour certain, ils  avaient la forme d’un lion gigantesque et magnifique, imposant par leur simple existence le respect des autres peuples. A leur tête, il y avait toujours une mère, qui comme Serer elle-même, dirigeait son peuple avec grandeur.

Un jour, arriva à la tête de ce peuple charismatique la sublime Onna, que l’on disait aussi belle que Serer elle-même. Sa beauté fut si légendaire, qu’elle en arriva aux oreilles attentives des entités. C’est ainsi que Cron, curieux, décida d’aller à sa rencontre et développa à son contact une passion sans égal. Mais cette idylle impossible entre une entité et une mortelle ne pût être cachée longtemps.
Apprenant cela et folle de jalousie d’avoir une concurrente mortelle, Serer attenta à sa beauté en la transformant, elle et ceux de sa race, en animal monstrueux et terrifiants, incapables de se défaire de cette forme répugnante. Non satisfaite, et dans un dernier excès de rage, elle décida de les bannir à tout jamais dans leurs montagnes et créa la neige pour les prendre au piège et les condamner à y mourir de faim et de soif.


Ne pouvant défaire ce que Serer avait fait, et pour sauver sa bien-aimée malgré le fait qu’il ne reverrait plus jamais sous autre forme que celle du monstre, Cron les épargna en leur offrant la seule chose possible pour lui : du temps.
C’est ainsi que grâce à leur nouvelle longévité, les Nwalca, devenus les Etementa (« Bannis » en Liléen), purent avec le temps devenir plus résistants au froid et purent survivre malgré leur prison de neige. Ils apprirent à vivre dans ces conditions glaciales et finirent par ne plus ressentir le froid, cachés dans des grottes immenses peuplant les chaînes montagneuses. Cron ne put jamais revoir sa tendre Onna, celle-ci se refusant à sa vision, honteuse de sa nouvelle et hideuse apparence. Mais avec le temps, les enfants des Etementa finirent par contrôler le monstre qu’ils étaient devenus et retrouver par moment leur apparence humanoïde originelle. C’est après cette épreuve que les mères Etementa furent remplacées par des Chefs mâles, les femelles étant accusées d’attirer les foudres des entités.



II. L’Histoire d’Eleris



La renaissance des Faunen


Durant sa longue existence, Meneth développa la qualité de vie de ses semblables. Grâce à la construction de la cité de Misengris, ils purent se protéger des autres peuples et améliorer leur condition. C’est ainsi que peu de temps avant sa mort, et pour assurer la hiérarchie de sa lignée, il se proclama roi de Misengris, et maître des territoires de la contrée.
Fier de leur progrès et de leur capacité à évoluer rapidement, ce peuple devint au fil des années très méprisant des autres races, suscitant chez eux une forte virulence.

C’est à l’arrivée sur le trône de son fils aîné Feldas, eut avec sa femme Meliana qui le suivit peu de temps après dans la tombe, que le peuple des Supérieurs commença à livrer bataille à leurs anciens frères. Considérant les Descendants comme des traîtres et des sauvages, incapables d’évoluer et vivants comme des bêtes dans les arbres d’une forêt indomptable, ils pensèrent qu’il fallait mieux les exterminer plutôt que de les laisser dégrader l’image de leur race. Depuis le début du règne de Feldas, les Supérieurs furent en guerre permanente contre les Descendants.


Ne comprenant pas l’attaque de leurs frères de sang, les Descendants trouvèrent avec les Faunen des nouveaux alliés, les rattachant à leur cause, ces deux peuples protégeant tous deux la nature et ses cadeaux. Ils réussirent pendant longtemps à résister aux attaques incessantes des Supérieurs, perdant à chaque fois à cause de leur manque de connaissance sur la forêt.
Comprenant leur échec au fil des années, les Supérieurs décidèrent de passer par la mer et de prendre par surprise les Descendants en les encerclant par l’est. Ils asséchèrent donc une partie des Marais, créant à l’aide de digues une entrée d’eau dans Misengris et un port non loin des murs de la cité. Grâce à leurs compétences marines, ils longèrent le sud d’Eleris avec de nombreux bateaux de guerre, leur permettant d’atteindre une plage à l’est où seront aménagés des camps militaires. C’est comme cela que petit à petit une nouvelle cité apparaîtra, appelée Lorde-Gian. Grignotant toujours davantage la forêt de Kirigan pour former une nouvelle contrée, elle sera gouvernée par le demi-frère de Feldas, Karitan le chef des armées.

Liv, déplorant la situation et souffrant malgré sa neutralité de cette envie meurtrière venant de ses anciens enfants, décidera d’infliger une dernière punition à celui étant à l’origine de la mort de ses frères : Feldas. Elle lancera une malédiction sur toute la lignée des Këleïe, leur promettant à tous le malheur et la mort dans la douleur. C’est ainsi que peu de temps après, on put apprendre le décès du premier fils de Feldas, Borem, suite à une longue agonie pendant un combat contre ses frères, suivi de près par son seul frère cadet, Lonïs, consumé par une maladie rare.

La femme de Feldas, Lela, meurtrie par la mort de ses deux uniques fils, sera entraînée dans une folie destructrice. Durant une ballade hors du château, elle développera un amour passionnel pour un Faunen. Elle fuira alors le château pendant une nuit et partira vivre en leur compagnie. C’est du fruit de cette union que naîtra une nouvelle forme de Faunen, à l’apparence beaucoup plus proche des Supérieurs, possédant une longévité réduite mais gardant leur moitié animale. C’est un évènement qui marquera la race, et qui la fera changer définitivement, la rapprochant physiquement des anciens Enfants de Liv. On appelle cette période la renaissance des Faunen.


L’attaque des Morions

C’est au cours de l’année -650 que la cité de Lorde-Gian vit le jour sous les regards impatients de Karitan. Différente de celle de Misengris, moins élégante avec une architecture plus brute, elle deviendra rapidement un nouveau lieu d’habitat pour les Supérieurs souhaitant changer de condition ou simplement d’avoir l’opportunité de modifier un destin parfois tracé d’avance. Elle sera pour tous la ville des nouvelles chances, là où tout est encore à faire. Elle attirera donc pendant plus d’un siècle, de nombreux Supérieurs en quête d’aventure et de réussite.

Feldas, pleurant chaque jour la mort de ses fils et la disparition de sa femme, constata que le malheur n’avait pas touché que son noyau familial. Lentement, Karitan fut touché lui aussi par la malédiction de Liv, perdant sa première fille Onia lors de l’accouchement et sa deuxième, Nëla, quelques siècles plus tard, violée et assassinée sauvagement par des bandits. Seul son fils, Santia restera en vie malgré le décès de sa mère à la suite de nouvelles complications pendant l’accouchement de celle-ci.
Les malheurs affligeant chaque année un peu plus les Këleïe, Feldas deviendra de plus en plus agressif, et ordonnera chaque fois des attaques plus nombreuses que les précédentes contre les Descendants.


C’est face à une incompréhension totale que Liv, désespérée, fera appel à Eskat pour intervenir dans ces tentatives de génocides. S’ils avaient décidé de continuer ce fratricide inexpliqué, elle les maudirait, et les obligerait à se détruire entre Supérieurs pour sauver les Descendants.
Lors d’une nuit comme les autres, la cité de Misengris fut forcée d’accueillir en son sein des invités surprise. Les Morions, oubliés des Supérieurs, firent leur entrée sans que personne ne puisse opposer résistance. Ne tombant sous aucune des attaques, ils finirent par rejoindre le château, observant les Supérieurs fuir sur leur passage. Ils dérangèrent le Roi pendant son sommeil et passèrent une partie de la nuit avec lui. Personne ne saura ce qu’il s’est passé ce soir-là dans ses appartements privés.
Dès le lendemain, le Roi commença à montrer une attitude étrange, plus tyrannique et colérique que d’habitude, s’enfonçant chaque jour davantage dans un état d’esprit conflictuel et terrifiant. Ordonnant des attaques contre les Descendants presque continuellement, Les Supérieurs de Lorde-Gian commencèrent à ne plus lui obéir, constatant les pertes multiples à chaque échec. C’est donc quelques années plus tard, vers -390, qu’il décida dans un élan de colère de déclarer la guerre à la cité de Lorde-Gian, persuadé dans sa folie perpétuelle qu’ils étaient devenus des traîtres et que la seule solution était de les anéantir eux aussi pour les asservir à nouveau.

Surpris par cette attaque inattendue, Karitan prit la responsabilité de défendre ses camarades et donc la cité de Lorde-Gian. La bataille fut très meurtrière, et les Supérieurs de Misengris décidèrent de se replier face à cette incohérence et tout ce sang de leurs frères versé inutilement. Ils rentrèrent dans leur contrée et le chef des armées de Misengris, Hilrik Gel’Hin, organisa un coup d’Etat pour destituer Feldas de son trône et prendre sa place. Il fut ensuite emmuré vivant dans un cachot de la prison, sans provisions, laissé à la merci de la faim, de la soif et surtout de sa folie.
A la suite de cet évènement, Karitan déclara l’indépendance de la cité et se proclama Roi de la contrée de Lorde-Gian, soutenu et admiré pour son courage par ses compatriotes.

L’attentat contre Karitan

En l’an -253, la cité de Lorde-Gian rayonnait. Karitan, toujours Roi mais en fin d’existence, s’était évertué à transmettre à son fils Santia la meilleure des éducations pour qu’il puisse gouverner à son tour et faire lui aussi la fierté de son peuple.
C’est cette année-là que Karitan fit monter son fils sur le trône, se sentant trop fatigué pour gouverner et persuadé qu’il était fin prêt à assumer son rôle de Roi. Avec patience et persévérance, il se fit une place au sein du cœur de chaque citoyen et devint rapidement un héritier apprécié de tous. On le décrivait comme quelqu’un de calme, réfléchi, n’agissant que pour le bien de son peuple et par-dessus tout charismatique. Il avait beaucoup de succès auprès des femmes mais celle qu’il choisit parmi toutes fut Elëana, fille d’une riche famille de la cité dont il était tombé amoureux au premier regard.


Malheureusement, la malédiction de Liv frappa encore cette famille. Elëana n’arrivait pas à donner de fils à Santia, et donc aucun hériter possible pour le trône. Le jour où elle tomba enfin enceinte, elle perdit l’enfant. Convaincue qu’elle avait été maudite à son tour, elle devint dépressive et s’enterra dans son château, ne sortant plus jamais au grand public. Elle se laissa mourir de tristesse plusieurs mois plus tard. Ce drame fut caché à la population, pour ne pas inquiéter le peuple au sujet de cette malédiction qui faisait parler un grand nombre de personnes.
Mais ce que Santia ignorait, c’était que la malédiction allait encore frapper sa lignée. Au cours d’une promenade sur la plage avec son fils, Karitan maintenant très vieux, tomba dans un piège des Faunen et mourut. Fou de rage et de tristesse, Santia leur livrera pendant plusieurs années une guerre acharnée.

L’ouverture du Passage

L’évènement qui eut lieu cette année-là marqua à jamais l’histoire d’Eleris. Elle est depuis appelée l’an 0 du monde.
Lors d’une journée ensoleillée paraît-il, et par le plus grand des hasards, un passage s’ouvrit dans la forêt de Kirigan. Apparaissant au milieu des roches et des arbres, un groupe d’humains se fraya un chemin jusqu’à la ville la plus proche qu’ils pouvaient trouver. Ils se faufilèrent dans cette jungle et trouvèrent la contrée de Lorde-Gian. C’est donc avec le plus grand des étonnements qu’ils furent accueillis en son sein, telles des bêtes de foire scrutée par les regards abasourdis du peuple. Santia, curieux, décida de les faire venir dans son château pour enquêter sur leur présence en Eleris et savoir d’où ils venaient. C’est ainsi qu’on apprit que ce groupe de personne venait de la « Terre » un autre monde, et qu’ils étaient arrivés ici par la forêt de Kirigan grâce à un manuscrit étrange, oublié par mégarde.


Comprenant qu’ils ne pourront jamais retourner d’où ils venaient, ils s’adaptèrent à Eleris et apprirent toutes les sciences connues qu’ils pouvaient apporter aux Supérieurs. Fasciné par leur génie, Santia les garda près d’eux dans le château, profitant de leur ingéniosité pour apporter à sa cité un progrès nouveau. Mais ceci cachait une autre réalité. Santia était amoureux d’une des humaines, Louise, qui se laissa séduire avec le temps et les atouts de celui-ci. Elle tomba enceinte quelques temps après, pouvant offrir un héritier au trône de Lorde-Gian. Afin de le reconnaître et d’avoir un fils, il officialisa sa liaison avec Louise et se marièrent peu de temps avant la naissance. Seulement, c’est une fille qu’elle lui donna. Ils l’appelèrent Jeanne, en référence à la mère de Louise restée sur Terre. Peu de temps après, Louise eut un nouvel enfant, cette fois-ci le fils tant attendu de Santia naquit sous le nom de Persï.

L’apparition des Héritiers

C’est avec ces deux naissances qu’on observa rapidement des faits étranges apparaître. Le croisement des deux races avait donné à ces nouveaux êtres des oreilles bien plus courtes et des caractéristiques physiques semblables à leurs géniteurs mais atténuées. C’est avec d’autres naissances qu’on vit se développer des capacités magiques chez les enfants. A force d’études, tous comprirent que le mélange des sangs avait créé la magie dans le monde d’Eleris et que cette nouvelle race d’individu avait reçu un don de Liv. Rares à l’époque, leur éducation était dispensé au château mais au fil des années on pouvait voir apparaître des formateurs et des professeurs, aidant ces enfants à développer leur don et à savoir les dompter. On discerna ensuite que certains avaient des mutations différentes. La majorité des naissances offraient le don de magie élémentaire, offrant la possibilité d’exercer un contrôle sur un élément tel le feu.


Mais d’autres étaient quant à eux pourvu de don bien plus spécifiques et différents. Il avait le pouvoir de manipuler des choses bien plus profondes que les simple éléments, comme l’esprit des gens, ou encore le temps et les forces. Ceux-là pouvaient parfois provoquer la crainte chez les autres personnes car leur don pouvait sembler néfastes pour les superstitieux. Certains enfants furent abandonnés et confiés au roi qui les garda toujours près de lui pour les former au combat et les entraîner en vue de devenir de véritables machines de guerre. Mais parfois certains se refusaient à ce destin, et révoltés, s’enfuyaient de la ville.

Egalement, on voyait que plus les croisements étaient perpétués, plus les capacités magiques s’atténuaient. Ainsi, certains n’étant pas pourvus d’un don particulier mais issus d’un ancien croisement pur pouvaient exercer un pouvoir intérieur sur des éléments plus simples comme la création de potions et de breuvages magiques, la culture de plantes spéciales, la création de parchemins et d’incantations ou encore même l’amélioration de métiers déjà existant comme pour la médecine, l’artisanat et le spectacle.

La Grande Guerre

Hilrik avait repris le pouvoir en Misengris et s’était proclamé Roi à la place de Feldas. Décidé à ne plus livrer bataille à ses anciens frères de Lorde-Gian, il avait accepté la déclaration d’indépendance annoncée par Karitan et avait décidé de cohabiter, chacun dans leur cité respective.
Hilrik fut le roi le plus connu pour ses nombreuses femmes. Sa première épouse fut Glorianne. Elle ne lui donna pas d’enfants alors il se désintéressa rapidement d’elle pour la destituer et s’énamourer d’une nouvelle femme, Leïla. Leur idylle dura bien plus longtemps car elle lui donna un fils, Katim. Celui-ci mourut malheureusement jeune dû à des malformations et des problèmes respiratoires. Continuant inlassablement sa recherche de nouvelles conquêtes, il fit la connaissance d’une fille de la noblesse, Eriane, à qui il fit deux enfants dans le dos de son épouse : Elysbeth et Mathan. Heureux de ces deux progénitures et d’avoir eu un fils plus costaud que le premier, il destitua sa deuxième épouse et se maria avec Eriane pour reconnaître ses deux enfants. Pourtant, sur les derniers jours de sa longue existence, Hilrik ne se priva pas des plaisirs charnels. Sa cour de favorites ne désemplissait jamais et chaque nuit il trouvait une nouvelle maîtresse. Sa dernière fut Melodie, une humaine qu’il gardait captive dans une pièce de son château. Il eut avec elle son dernier enfant, Argan, qu’il considéra comme son fils et qu’il prit sous son aile, faisant la jalousie profonde de son autre fils, Mathan.

C’est en observant les capacités uniques de son fils et en récupérant des informations de ses espions qu’Hilrik apprit ce qu’il se tramait en Lorde-Gian. Son rival, Santia, avait en sa possession de nombreux êtres comme Argan, doués de dons insoupçonnés et prêts à lui livrer une guerre sans merci si un jour il souhaitait récupérer Misengris. Les humains arrivés de la Terre se multipliaient au fil des années et avaient apporté avec eux de nombreuses connaissances et une science des plus ingénieuses.

Fou de jalousie, Hilrik décida d’organiser une guerre contre Lorde-Gian dans le but de récupérer la ville et de soumettre les humains pour obtenir leur science et leur génie, et enfin devenir le plus grand des rois. C’est ainsi que débuta la Grande Guerre.
Hilrik se prépara et déclara rapidement cette guerre qui promettait d’être interminable et sans merci. Il mourut cependant au début de celle-ci, avant de pouvoir voir son œuvre achevée. Il confia avant sa mort le pouvoir à Elysbeth, sa fille aînée, convaincu que Mathan n’était pas encore prêt pour assumer le rôle de roi, obsédé par sa jalousie maladive envers son demi-frère. C’est donc avec courage, rigueur et discipline que la nouvelle reine put conduire les armées de son père. La Grande Guerre fut terrible. Toutes les armées de Misengris furent entraînées longuement pour s’y préparer. Lorde-Gian du combattre et faire face à un siège de plusieurs années, malgré une alliance militaire créée avec les Descendants et les Faunen. C’est vers l’année 200 après l’ouverture du passage que cette guerre se termina, Lorde-Gian vaincue par capitulation ainsi que ses alliés ne pouvant réagir davantage à la stratégie employée par les Supérieurs. Santia dut donc, pour sauver son peuple, rendre Lorde-Gian à Misengris et accepter la soumission. Il fut enfermé en attendant son exécution.


Elysbeth fut ainsi la plus grande des reines qu’est connu le peuple Supérieur. Elle donna la victoire tant attendue à Misengris et fut intransigeante avec les promesses qu’elle avait faites à son père. Mais ce que cette jeune reine n’avait pas prévu, c’est qu’elle tomberait amoureuse de Santia. Dès le premier regard, le coup de foudre se fit. Chaque jour elle prétextait de fausses raisons pour aller le rejoindre en cachette dans sa cellule. Cet amour sans limite eu raison de leur passion. Lorsqu’on annonça enfin l’exécution de Santia, ils surent qu’ils ne pourraient rien y changer et qu’ils devaient assumer leur destin. Elysbeth promit à son amour de protéger ses enfants et c’est ainsi qu’elle les fit libérer, leur permettant de fuir de la cité et de trouver une nouvelle identité. Santia fut exécuté quelques jours plus tard et Elysbeth se suicida dans sa chambre, ne supportant pas d’avoir perdu son aimé. On ne sut jamais ce qu’était devenu Jeanne et Persï.

A la mort d’Elysbeth, Mathan reprit le flambeau sur le peuple Supérieur et sur les Humains et les Héritiers. Haïssant son père pour avoir fricotté avec une maîtresse humaine, lui avoir fait un enfant et humilié sa mère, il ne s’intéressa pas une seconde aux Humains. Il délaissa ce projet, et ne voulut plus mettre les pieds en Lorde-Gian. C’est lorsque le conseiller nomma Argan à la tête de Lorde-Gian selon le testament d’Hilrik que Mathan coupa définitivement son lien avec cette contrée. Lorde-Gian appartenant à Misengris, il n’avait que faire de ce qu’elle advenait. Il se consacra donc pleinement à sa ville natale, malgré les reproches des citoyens fait à son égard, le catégorisant comme quelqu’un d’égoïste, capricieux et tyrannique. Argan quant à lui, fut heureux de prendre le flambeau de Lorde-Gian. Même si ce ne fut pas facile au départ, il était mieux accepté car il était un Héritier et représentait davantage la cité.

La naissance d’Alix Gabriel

C’est durant un Cilem ensoleillé que Farowïn Gabriel, grand sorcier spécialiste de la nécromancie et des sciences de la mort pleura la mort de sa femme, Alix. Bien que d’origine Héritière, une affreuse maladie l’avait terrassée en quelques cylum. Au jour de l’enterrement, dans le grand cimetière de la ville, chaque personne venue lui dire un dernier adieu était bouleversée. On n’aurait pu penser qu’une femme aussi douce, belle et généreuse puisse être emportée si rapidement dans les bras d’Eskat. Mais Farowïn était très amoureux de son épouse et refusait sa mort, pensant qu’elle était le symbole de la pire des injustices. C’est ainsi qu’il commença de longues recherches, embué par ses connaissances et son désir plus que profond de redonner la vie à sa tendre aimée. C’est après de nombreux tests que Farowïn se décida à exhumer le corps de sa femme pour observer sur sa dépouille le fruit de ses investigations. Après plusieurs cylum, il comprit que la magie seule ne pouvait l’aider et qu’il devait faire appel à Eskat grâce à celle-ci pour faire revenir Alix.
Eskat ne pouvant contrer la magie, création de Liv, se trouva dans l’obligation de répondre à sa demande et de réaliser son souhait. Cependant, personne ne doit troubler l’équilibre de la Vie et de la Mort, car seules les entités en sont maîtresses. Eskat tenta d’apprendre à Farowïn par la réalisation de son vœu que jouer avec cet équilibre parfait n’apportait que le chaos. Elle redonna donc la vie qu’elle avait prise à Alix, en omettant de lui rendre son âme, chose dont Eskat se nourrit et qu’elle ne souhaitait rendre, sous faute de briser l’équilibre.


Farowïn réalisa avec horreur après le réveil d’Alix que son âme n’était plus et que la vie qui habitait son corps n’était à présent qu’organique. En comprenant que sa femme n'était revenue que pour vivre sous la forme d'un monstre cannibale, devant manger de la chair humanoïde pour survivre à la décomposition, le grand sorcier comprit son erreur et la leçon d’Eskat. Il s’épuisa de ne pas retrouver celle qu’il aimait et d’être le protecteur nourricier d’un cadavre. Terriblement affecté par cette situation morbide et incapable de faire du mal aux restes de sa douce Alix, il décida de chasser la créature et de se donner la mort dans le chagrin le plus profond.

Torturée par la situation dramatique et la mort de son protecteur, Alix fuit la ville et commença un voyage vers l’ouest sans savoir où aller. Elle réussit à rejoindre Misengris où elle se nourrit régulièrement jusqu’à comprendre qu’elle peut transmettre ses gênes maudits. Semblables à sa condition mais mortels par la décomposition avancée, elle commença à se reconstruire une nouvelle famille avec les élus qu’elle prenait soin de choisi. Elle décida ensuite de se créer un domaine, où elle seule serait propriétaire et où chacun deviendrait son serviteur, adorant leur reine. Elle ordonna donc la construction d’un gigantesque manoir, caché dans les hauteurs d’Izefrid, où elle pourrait agrandir son harem et sa cour de servantes.

Le sacrifice d’Argan

Les années passaient et Argan voyait sa contrée se défaire des Supérieurs restants et habitée presque exclusivement par des Humains et des Héritiers. Misengris donnait chaque jour un peu plus de signes de désintérêt et d’indépendance, et une nouvelle nation commençait à prendre forme. Argan était fier de son peuple et se sentait le représentant idéal. C’était un roi aimé, qui savait être bon et rassurant quand la ville en avait besoin. Mais comme chaque sorcier, il développait sans cesse ses pouvoirs, devenant davantage puissant de jour en jour et créant des guildes pour les gens de sa race. Il fonda dans les premières années de son règne la grande Guilde de Magie puis organisa des cours particuliers dans le château pour tous les Sorciers, n’utilisant pas le même type de magie que leurs semblables.

Cela ne plaisait malheureusement guère à Orün, grand Mage et ami qu’il avait nommé à la tête de la Guilde. Les Sorciers étaient sans cesse favorisés par le Roi et bien plus puissants que les Mages. Leurs talents se développaient bien plus rapidement, jalousés de loin par les autres Héritiers et surtout par Orün. Trouvant que cela n’était pas normal et que les Mages seraient bientôt ridiculisés par les Sorciers, il décida de tendre un piège à son ami, afin de détruire la réputation des Sorciers et de créer la peur au sein du peuple, pensant qu’il ne s’agissait que de la seule solution pour éradiquer le problème de la sorcellerie.


Un soir, il décida de donner rendez-vous à Argan, hors du château, non loin de la grande place. Arrivé sur place, Argan se rendit compte que son ami n’était pas là. Après quelques minutes d’attente, il commença à se faire attaquer en traître par des sorciers. Les poursuivant, il se rendit vite compte que ceux-ci avaient enlevés Orün et qu’il était tombé dans un piège. C’est en tentant de sauver la vie de son ami et sa propre vie qu’il tua sans le vouloir plusieurs hommes. Argan se retrouva vite accusé d’assassinat et considéré comme un Sorcier mauvais et dangereux, enfoncé par la personne en qui il avait le plus confiance et qu’il avait sauvé. Orün prit soin de créer un effet de panique au sein de la cité, clamant un peu plus chaque jour le danger qu’il y avait de former les Sorciers et de les idolâtrer. Argan fut jugé par des conseillers corrompus, et le peuple changea vite d’opinion face au contexte de terreur introduit par les Mages d’Orün. Abasourdis par une propagande des plus titanesques, Lorde-Gian finit par vouer une haine non dissimulée envers les Sorciers, considérés depuis ce jour comme des personnes malsaines et peu fréquentables dont on doit se méfier. Les cours de sorcellerie fermèrent et furent interdits, sous peine d’emprisonnement. Les Sorciers virent donc leur pouvoir réduit, faute de pouvoir l’utiliser et le développer. Argan fut exécuté puis sa dépouille fut brûlée sur la grande place, symbole ultime de ce qui attendait les futurs Sorciers qui voudraient se rebeller.

Juste avant sa mort, Argan se servit une dernière fois de ses pouvoirs et convoqua ses plus grands et fidèles chevaliers afin de leur faire prêter serment pour combattre le mal et le crime sous toutes ses formes et par n’importe quel moyen. Il leur offrit l’éternité et le don d’invisibilité pour devenir les nouveaux justiciers du crime et du complot. Il leur offrit également un domaine secret, caché de tous, dont seuls les chevaliers connaitraient l’emplacement. Argan leur fit ainsi promettre de vivre en suivant cette voie unique, et de venger sa mort. Quelques temps après, on apprit le décès mystérieux d’Orün.

Une nouvelle ère en Eleris

Les récents évènements donnèrent à Eleris un nouveau souffle. Les mages devinrent très respectés et les Sorciers reniés. Ceci n’empêchait pas que le conflit d’Argan ne soit plus dans les sujets de discussions et que chacun cohabite dans la paix et la confiance. Les Sorciers n’étant plus formés, ils devinrent de moins en moins un danger pour la communauté. Par la même occasion, un des chevaliers non-choisis par Argan fut élu Roi de Lorde-Gian. Il s’agissait d’un Humain nommé Kedric Norken. A la plus grande joie de tous, il ferait le meilleur des Rois et aucune menace ne pouvait venir de celui-ci.


Il fut un très bon Roi pendant les premières années de son règne puis offrit un mariage exceptionnel à son peuple. Pour épouse, il choisit une magicienne nommée Mariane, dont il était tombé follement amoureux. Lorsque celle-ci tomba enceinte, les conflits commencèrent à la cours. Chacun avait peur que le bébé soit un sorcier et salisse la réputation de la nouvelle famille royale, ce qui fit resurgir les nombreux débats sur l’existence des Sorciers. Lorsque la reine accoucha, tout le monde découvrit que l’enfant était une fille et qu’elle était une Héritière de par la présence d’oreilles pointues. C’est ainsi qu’Eyeha grandit, entourée de près par les nombreuses nourrices qui lui étaient attribuées, surveillant le moindre signe apparent de sorcellerie. La reine ne pouvant avoir d’autres enfants, la petite serait la future reine de Lorde-Gian et se devait donc d’être l’exemple parfait d’une reine respectée et aimée. Jusqu’à ses vingt ans, personne ne réussit à détecter de signes déterminant qu’elle pouvait être une sorcière ou une magicienne. Au plus grand bonheur de tous, le croisement avait amoindri son pouvoir et elle en était définitivement démunie. Elle passa donc toute sa jeunesse surveillée et la plupart du temps éloignée de sa mère pour éviter qu’elle ait un contact avec la Magie.

C’est aujourd’hui dans ce nouvel Eleris qu’on apprend que le passage c’est à nouveau ouvert, laissant entrer dans le monde un nouveau groupe d’Humains aux allures étranges. Accueillis en Lorde-Gian par le grand conseil du Roi, ceux-ci sembleraient parler d’un manuscrit et seraient totalement perdus surpris par leur découverte. Chose mystérieuse, ceux-ci auraient été accueillis à leur arrivée par une jeune femme aux oreilles pointues aux au regard azuré répondant au nom d’Eyeha.

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C’est ici que tout commence pour vous. Dans un univers déchiré entre les Supérieurs de Misengris et les Fils de Dieu et Héritiers de Lorde-Gian, le calme règne à présent en Eleris. Mais l’arrivée récente de ces Humains étranges pourrait bouleverser une nouvelle fois le monde. Les Descendants et les Faunen restent soudés dans une forêt qui devient plus impénétrable de jour en jour. Les Gardiennes de Liv assurent leur rôle, protégées de près par les peuples originels suivant le désir de Liv. Les Etementa commencent à s’ouvrir au monde grâce aux fidèles d’Urghan, malgré leur présence fantôme dans l’histoire. Les Gabriel se multiplient, cachés dans leur domaine secret, attendant l’occasion rêvée pour faire parler d’eux et s’imposer en tant que peuple. Les Chevaliers d’Argan suivent leur destinée avec témérité, recrutant certains élus dans leurs rangs, accomplissant leur mission avec ferveur. Mais qu’en est-il aujourd’hui des Morions ?

Choisissez votre camp, construisez-vous une place et une réputation, écrivez votre destin, et surtout de ne vous perdez pas dans ce monde mystérieux et envoûtant où règnent la guerre, le sang et le désir de pouvoir…
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