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 Burning skins...[PV Abel - TERMINE]

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Lily Green
Lièvre de Mars
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Localisation : Lorde-Gian
Messages : 526

MessageSujet: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Mer 15 Mai - 22:26

Dans une ruelle étroite et escarpée de la ville haute, les pierres froides d’un mur dans mon dos, les dernières vapeurs d’alcool qui me font tourner la tête et –nom de Dieu– la pression d’une érection brûlante contre ma cuisse. Comment en est-on arrivé là, déjà ? J’avoue que j’ai pas trop envie d’y réfléchir.

J’étais déjà un peu bourré quand Vassili est parti et j’ai pas très bien compris pourquoi il s’est fait la malle aussi rapidement, alors qu’on commençait à devenir bons potes. ‘Fin, après qu’il ait failli nous épingler Bel et moi sur le dossier de la chaise, quoi. On aurait pu passer une super fête du nouveau ven tous ensemble. En se démerdant bien, j’suis même sûr qu’on aurait pu introduire Bel en loucedé dans le château pour la suite des réjouissances. Mais il nous a quitté tellement précipitamment que j’ai rien vu venir, ça m’a fait bizarre. M’enfin bon, maintenant que je sais où il crèche et que je vais sans doute bosser pour lui, je me suis rapidement dit que ça ne poserait pas de problèmes pour se recroiser assez vite. Surtout que pour le coup, le départ du cosaque m’a laissé en tête-à-tête avec le spadassin sexy, j’aurais été couillon de me plaindre trop longtemps. La fête a suivi son cours dans les rues et sur les places, les étals ont passé le relai aux noceurs en tout genre, l’alcool coulait toujours joyeusement à flots, porté par de la musique, un peu partout. Je m’emmêle les pinceaux à ce moment-là, je crois. Je n’ai pas bu beaucoup plus. Vu la façon dont on se tournait autour, j’avais clairement pas l’intention de finir torché. Y a quand même un moment où on est « too drunk to fuck ». Nan franchement ça va, j’en étais encore loin. Je crois même que je savais parfaitement ce que je faisais quand, en réponse à un nouveau sous-entendu d’Abel, je l’ai choppé par le col de sa tunique pour plaquer ma bouche contre la sienne, comme j’en crevais d’envie depuis un bon moment.

Je sais plus combien de temps ça a duré, ni si c’est lui ou moi qui a pris l’initiative de nous traîner dans un coin plus discret. Il aurait plus manqué qu’on nous dérange à un moment pareil, tiens. Parce que je peux vous dire que, cette première pelle depuis un an, je l’ai savouré de bout en bout. A ma façon s’entend, brusque et affamée. Quelque part autour de nous, les rumeurs joyeuses de la fête nous parvenaient toujours de loin, comme à travers le brouillard luxurieux qui battait dans mes tempes, courait dans mes veines. Et nous en sommes là. Dans cette ruelle minuscule aux pavés mal foutus que je connais par cœur d’habitude, et qui me prennent tous en traître ce soir alors que j’entraîne peu à peu Abel vers cette maison croulante des vieux quartiers, où j’ai une chambre comme une demi-douzaine d’autres étudiants plus ou moins fauchés de l’académie lorde-gienne. Est-ce qu’on arrivera seulement jusqu’à cette bicoque ? Je sais pas. Je m’en fous. Ma langue se mêle furieusement à la sienne, je cherche la moindre ouverture dans ses vêtements pour éprouver la vigueur de ses muscles durs, la chaleur abrupte de son corps et tout le reste me passe au-dessus. Dans l’état où je suis, il pourrait me prendre à même les murs que j’y trouverais rien à redire, bien au contraire. Seuls comptent la saveur de ses lèvres, ses mains impérieuses qui m’arriment contre lui, le contact irrépressible de son entrejambe qui m'incendie les cuisses. Raah putain, y a combien de temps que j’avais pas éprouvé de telles sensations ? J’aurais tendance à dire beaucoup trop mais, même si jamais je me serais cru capable de le penser un jour, l’abstinence ça peut avoir du bon. Au moins quand on s’y remet, on savoure !

Je sais pas par quel miracle on finit par atteindre la vieille porte en bois grinçante de la pension. Sans cesser d’embrasser voracement Abel, je frappe du coude contre l’huis et l’un des fêtards qui ont réquisitionné la salle commune finit par venir nous ouvrir, passablement rond lui aussi. Ce qui ne l’empêche pas de rester con pendant quelques secondes face à ce qui se trame sous ses yeux. Faut dire que les pauvres m’ont jamais vu ramener la moindre gonzesse dans ma piaule alors qu’ils ont tous au moins une régulière ou vont au bordel plus souvent qu’à leur tour. Ça doit leur faire bizarre, c’est sûr. J’aurais peut-être droit à des changements d’attitudes plus ou moins violents dans les prochains jours, mais là j’en ai clairement rien à branler. Sans faire attention à qui que ce soit, je dépasse le coloc’ en entraînant Abel à ma suite vers les escaliers. Sur la première marche, je m’arrête brusquement pour le plaisir de sentir ses pectoraux buter contre mes omoplates, la bosse de son pantalon contre mes fesses. Renversant la tête sur son épaule comme j’en ai pris l’habitude, ma langue taquine furtivement ses lèvres.

« Au deuxième étage, la porte sur ta gauche… »

Et je m’enfuis dans l’escalier sur ses mots, sans lui laisser le temps de me faire quoi que ce soit de plus (bon, en titubant un peu, c'est vrai). Parce que quand on me veut, il faut m’attraper. En me brutalisant un peu de préférence, mais chut ! Ça faut pas le dire tout de suite…


Dernière édition par Lily Green le Dim 14 Juil - 10:18, édité 1 fois
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Abel Owen
Aigle écarlate
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Localisation : Lorde-Gian
Messages : 212

MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Dim 19 Mai - 14:14

A Lorde-Gian, la fête battait son plein. Les gens buvaient, riaient… Mais je n’en avais cure. Car je n’aurais pour rien au monde échangé cet alléchant instant contre leur musique, leur joie… Dans une ruelle sombre, je savourais pour la première fois les lèvres de Lily, un fils de Dieu que j’avais revu quelques heures plutôt et où nous nous sommes amusés à jouer à un jeu… de séduction et de tentation. Nous y avons cédé tous les deux, et je dois avouer que je n’en suis point déçu. Savourant avec une légère sauvagerie les lèvres de Lily, mon envie pour le jeune homme grandit peu à peu. Je plaque mon amant contre les pierres froides du mur, mon torse collé au sien, mon entrejambe durci contre sa jambe…

Il m’a fallu juste de croiser son regard d’ambre et de sous-entendre qu’il me plaisait, pour enfin savourer les lèvres chaudes de ce jeune homme insolent. Je l’ai alors entrainé dans une ruelle à l’abri des regards indiscrets, je me rappelle aussi que celle-ci est bien souvent empruntée par les catins de Lorde-Gian. Elles l’ont même baptisé la ruelle des étoiles. Pourquoi offrir un nom aussi poétique à une rue de débauche et de luxure ? Je dois avouer qu’au départ je n’en avais aucune idée. Mais lorsque Lily retire sa bouche de la mienne pour venir mordiller le lobe de mon oreille ainsi que mon cou. Ses mains qui viennent effleurer mon torse et la musculature de mes abdominaux. Je rejette légèrement la tête en arrière. Je remarque alors le ciel étoilé au-dessus de nous…

Je comprends alors un peu mieux pourquoi cette ruelle a un tel nom. Car au milieu des pavés anarchiques, des odeurs malodorantes d’urines et d’excréments… Les catins prisent avec sauvagerie regardent vers le ciel, la seule et belle chose de cette rue. Pour ma part, je trouve que même la beauté ébène du ciel étoilée de Lorde-Gian n’arrive pas à la cheville de ce fils de dieu qui anime mes instincts les plus… indomptables. C’est une des raisons pour laquelle je ne désire point profiter de son corps dans une rue aussi crasseuse. Même si la tentation est grande, je me retiens et me permet de pincer un de ses tétons durcis et de masser sauvagement la rondeur de l’un de ses fesses. Nous avons eu beaucoup de mal à avancer, je n’avais aucune envie de le lâcher et de cesser de l’embrasser. Lily non plus d’ailleurs.

Il était aussi ému qu’une bonne sœur qui goute à nouveau après tant d’années d’abstinence au fruit du péché. Nous nous sommes amusés ainsi à nous taquiner l’un à l’autre, essayant de faire craquer l’autre. Un jeu où je n’ai nul besoin de conseils. Car à quelques mètres de la bâtisse où Lily semblait loger. Je l’ai à nouveau plaqué contre un mur, ma main sur son pantalon, massant son membre viril qui semblait crier famine de luxure et qui ne demandait qu’à sortir de sa prison de tissu. Mes dents viennent effleurer la peau de son cou et il nous a fallu bien peut pour que nous le fassions ici… Lily frappa à la porte sans cesser de plonger sa bouche chaude contre la mienne, sa langue qui telle un serpent de désir s’enlacer contre la mienne, chatouiller mon palais et mes lèvres...

On nous ouvre enfin la porte. Je ne prête guère attention à celui qui nous ouvre la porte de bois, nous laissant enfin entrer dans une bâtisse pour étudiants… Lily mène le pas vers les escaliers, il s’arrête alors, je sens ses fesses contre mon membre viril qui semble à son tour réclamer la chair du fils de dieu. Et avec une insolente sensualité, il m’indique où se trouve sa chambre avant de s’éclipser comme un voleur. Un sourire se dessine sur mon visage. Je ne peux point m’empêcher d’apprécier le comportement de ce jeune homme. Il doit certainement en agacer plus d’un, mais quand à moi, je trouve ce comportement plaisant.

Mais alors que je commence à faire un pas, je commence à entendre des insultes soufflées à vois basses et qui éveillent une pointe de colère en moi. Des insultes comme « Péderaste », « Détraqué »… Je me retourne, d’un simple coup d’œil je repère celui qui a dit ces mots. Son teint devient plus pâle, visiblement il ne s’attendait surement pas à ce que l’amant de Lily soit quelques comme moi. Je fais quelques pas, attrape rapidement la tête de cet énergumène, dégaine le fil de ma lame au niveau de son cou… Certains sont trop ivres pour comprendre ce qui se passe ce qui m’évitera un mouvement de panique. Je ne compte point l’occire, car cela causerais des problèmes à Lily ce que je ne veux point. Non je compte juste faire comprendre ce qu’il peut se passer si on m’énerve. J’annonce alors d’une voix sombre et lente :


- Bonsoir. Laissez-moi me présenter, je suis le nouvel amant de Lily et… Je crains que je ne sois un peu dérangé. Si j’entends ne serait-ce qu’un autre mot de votre bouche, une autre insulte, que vous fassiez du mal à Lily, que vous y pensiez… Je le saurais, vous n’aurez nul par où vous cacher, nul ami pour vous protéger de moi. Je peux vous promettre que vous n’aurez plus jamais l’occasion de gambader avec les minettes et de panacher fièrement de la taille de votre sabre… Vous finirez vos jours en tant qu’eunuque si jamais vous me courroucer, me suis parfaitement bien fait comprendre ?

Je sais que oui à en juger les gouttes de sueurs qui perlent sur son front. Il hoche la tête et tremble comme une feuille morte, je rengaine alors mon sabre, tapote sa tête et lui affirme :

- Bien… N’oubliez pas que les amis de Lily sont mes amis. Passez une excellente soirée.

Ceci étant réglé, je laisse ces imbéciles à l’ivresse de l’alcool. Pour ma part, je gouterais à une autre ivresse. Ce malencontreuse contretemps ne m’a fort heureusement, point ôté l’envie de gouter à Lily. Je monte les escaliers d’un pas et sûr, mais bien que j’ai l’air calme, il gronde en moi un désir d’impatience. J’arrive enfin au deuxième étage, je pousse la porte de menant vers les appartements de Lily. Je la referme ensuite, la pièce est éclairée par la seule lumière d’une bougie dont la flamme sensible tremble au moindre coup de vent. Je sens alors deux mains se poser sur mes épaules solides, des doigts fins imprégnés du parfum de Lily. Je me retourne alors, croiser le feu de ses prunelles d’ambre dans les miennes. Ses mains viennent ôter le capuchon couvrant une grande partie de mon visage.

Spoiler:
 

Je n’essaye même pas de résister, Lily est bien la première personne à qui j’autorise de voire mon visage en entier. Pourquoi ? Je l’ignore, mon désir pour lui ne cesse de s’accroitre… Mes mains viennent déboutonner avec douceur les boutons de sa chemise qui m’offre une belle vue sur son corps, illuminé par la couleur dorée de la flamme de la bougie… Avant de l’embrasser à nouveau avec une voracité sans pareille, je tire un ses cheveux comme pour le punir de m'avoir fait tant languir et je lui demande d’un ton taquin, comme une ultime provocation avant que nous ne nous laissons emporter dans un flot de débauche :

- Qu’est-ce que tu attends ? Que je me sauve comme la dernière fois ?

Je sens sa chaleur contre mon corps. Une chaleur aussi intense qu’un brasier et qui anime les battements de mon cœur.
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Lily Green
Lièvre de Mars
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Localisation : Lorde-Gian
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Lun 20 Mai - 18:40

Dans ma chambre pleine de courants d’air au plancher qui craque, embusqué derrière la porte grinçante, j’attends. Qu’est-ce qu’il fout, bordel ? J’espère qu’il est pas resté tapé la causette avec mes coloc’ on n’est pas rendu sinon. Pis bon, pour ce que je les aime, je me préoccupe de ce qu’il pense de moi comme de mes premiers slips. Allez, viens… Le souffle en suspens, la peau frissonnante, j’épie de tous mes sens les moindres bruits dans la cage d’escalier, comme un gosse qui se planque après avoir fait une connerie. C’est un vieux réflexe du temps de Vicente. Ça l’excitait de me chercher avant de me sauter. J’ai jamais vraiment perdu cette habitude après m’être enfui de sa piaule. Là, j’ai juste pris le temps d’allumer une bougie sur la commode près du lit parce que j’aime bien le faire la lumière allumée, et j’ai été me tapir dans le coin de la chambre, là où la porte ouverte me plongera dans l’ombre, pour attendre qu’il arrive. Et il arrive… le battant s’ouvre et se referme, le grincement des gonds couvre presque le son de ses pas sur le plancher alors qu’il observe la petite pièce sombre, le bureau et le lit encombrés de vêtements, de bouquins et de bouts de papier. Il ne m’a pas vu. Sa silhouette vigoureuse et souple se découpe à contre-jour dans la maigre lumière du dehors et le rayonnement falot de la chandelle, menaçante, désirable. M’approchant en silence pour lui agripper les épaules, je me hisse sur la pointe des pieds pour onduler du bassin contre ses fesses, mon souffle sur son oreille jusqu’à ce qu’il se retourne. Ses yeux brillent faiblement dans l’obscurité qui masque ses traits et je commence à en avoir marre de cette foutue capuche. Je veux voir son visage, alors je l’enlève tout simplement. Il s’est laissé pousser les cheveux depuis la dernière fois. D’aucun dirait que ça ne lui va pas trop mal mais moi ça me fascine tandis que je me laisse happer par le bleu magnétique de son regard. Il ressemble encore plus à Matthieu comme ça…

Je veux l’embrasser mais ses mains me repoussent pour s’attaquer aux boutons de ma chemise. Ah oui c’est vrai, on n’est pas encore à poil. Heureusement pour lui que j’ai enlevé le corset, ça m’aurait gonflé qu’il mette trois heures à m’en débarrasser. Allez, me regarde pas comme ça, t’auras tout le temps de le faire après. Mais, héhé, mauvaise langue que je suis. J’ai à peine le temps de finir de penser ça qu’il m’attire contre lui, empoigne mes cheveux pour renverser ma tête en arrière et m’embrasse sauvagement, avec une ardeur qui me fait mal. Instantanément, je fonds contre lui avec une plainte étouffée et j’ai besoin de m’accrocher à ses épaules pour ne pas tanguer. Nom de Dieu… Ses doigts solidement enfouis dans ma chevelure me maintiennent à sa merci même après que nos bouches se séparent, son souffle effleurant mes lèvres tandis qu’il me vanne encore une petite fois. Alors là, je m’y attendais pas mais s’il continue sur cette lancée, il peut faire de moi ce qu’il veut toute la nuit sans problèmes. Cette douleur inattendue fait courir un long frisson de désir le long de mon dos et je souris à sa question :

« Si jamais tu fais ça, t’imagines même pas à quel point je te ferai la gueule… »

Ah bah ouais, s’il me plante après ça, je le vire à coup de pied au derche et je file prendre une carte de fidélité chez les frères Dervin. Mais bon, pas fou, je ne compte pas lui en laisser l’occasion. L’entraînant avec moi dans un mouvement souple, je me retourne pour le plaquer contre le mur sans douceur. Le léger choc de mon torse contre ses pectoraux me coupe légèrement le souffle et je lui jette un regard brûlant, mes lèvres effleurant les siennes, juste avant que je ne me laisse lentement glisser le long de son corps. Les yeux à demi-clos, ma bouche survole son menton et son cou pour s’échouer sur son torse à travers sa tunique claire. La repoussant sur son ventre, ma langue prend le relais dès que la chaleur musquée de sa peau rencontre mes lèvres. Mes paupières se ferment toutes seules alors que je m’accroche à ses hanches étroites pour éprouver les reliefs durs de ses muscles noueux, que je sens se contracter sur son ventre plat. Mais je ne veux pas m’arrêter là. Ces sensations presque oubliées aiguillonnent le désir qui me dévore les reins, hérissent ma peau avide du contact d’Abel, et me font bientôt chercher avec empressement les rebords de son pantalon. Je ne veux pas m’arrêter là…

Avec un bref cliquètement métallique, la boucle de sa ceinture s’ouvre et le tissu se défait, libérant le membre tendu qui m'attendait. Un crépitement ardent qui fourmille au creux de mes reins et à l’intérieur de mes cuisses, un autre coup d’œil enflammé vers les prunelles azurines du spadassin. Juste avant que je n’ouvre la bouche pour accueillir contre ma langue cette chaleur qui palpite…
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Abel Owen
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Jeu 23 Mai - 9:11

Lily semble agréablement trouvé lorsqu’il défait ma capuche et retrouve mon visage. Mes cheveux ont un peu poussés depuis notre première rencontre, mais avec mon capuchon cela ne se remarque pas vraiment. Je ne les laisse jamais s’allonger plus, dans mon métier les cheveux sont un handicap. Une mèche de cheveux devant l’œil et on se retrouve le gorge ouverte. Mais pourquoi je parle de ça alors que pour cette nuit, j’ai cette divinité de la luxure rien que pour moi ?

Les lèvres de mon amant découvrent ce corps qu’il a tant envié lors de notre rencontre près de cette rivière. Je dois reconnaitre que j’ai été bien idiot de ne pas avoir gouté à la chair de cet adorable fils de Dieu. Mais si cela avait été le cas, si j’avais cédé à la tentation. Peut-être que ces retrouvailles ne seraient pas aussi intenses en ce moment. Les doigts de fée d Lily retire ma ceinture de cuir, il se retrouve face à l’objet de ses plus lubriques convoitises. Il me jette un regard enflammée par ses pupilles d’ambre, puis ouvre sa bouche afin d’y recevoir mon sexe brulant.

Spoiler:
 

Je retiens mon souffle, mais un sentiment bien singulier paralyse mon bassin et me laisse échapper cette exclamation :

- Par tous les démons qu’est-ce que tu…

J’avais déjà fréquenté des jouvencelles par le passé. Et je sais ô combien elles sont expérimentées et douées dans leur domaine. Mais là c’est… différent. Ma virilité est semblable à une proie dans la bouche d’un serpent, cette langue chaude qui tournoie et qui m’enlace avec appétit. Si les flammes de l’enfer ont cette même ardeur, alors le paradis n’est vraiment pas fait pour moi. Car Lily est comme une succube, sensuelle, gracieuse et a une terrible et insaisissable faim pour la chair charnelle. Il a beau avoir le corps d’un homme, il a toutes les qualités des femmes fatales des frères Dervin en plus démoniaque. C’est le mot, Lily n’a rien d’un ange, c’est un démon tentateur et je sais que je risque de perdre définitivement ce qui reste de mon âme. Mais je n’en ai cure, est ce que je suis un ange moi ? Fort heureusement non, car j’ai déjà renoncé à mon âme il y a quelques temps de cela. De plus, je ne puis renoncer aux baisers et caresses de ce fils de Dieu. Alors, je pose mes mains sur sa tête, agrippant quelques mèches de cheveux que je serre entres mes phalanges d’acier. Laissant échapper une série de plaintes de plaisir au même rythme que mes coups de bassin.

Je ne sais pas combien de temps a duré cette infernale étreinte, pas assez long ? Pas assez court ? Ce dont je me souviens c’est des cris étouffés de mon tendre amant, de sa langue qui s’agitait sur mon gland, ses lèvres ne laissant pas sortit mon sexe de sa bouche, mes doigts qui saisirent plus fortement la chevelure de Lily, mon bassin bouillonnant, mes cris devenus râles virils et le sirop de ma jouissance se rependant dans la bouche de mon amant. Je reprends mon souffle, le plaisir reste là, un peu vexé d’avoir implosé mon désir aussi vite, je constate que le charmes de Lily me font toujours effet et que je ne me suis pas encore déclarer vaincu. Je le prends dans mes bras avec autorité, le plaque sur le matelas, dégaine mon couteau de survie que je gardais caché puis lui susurre avec un sourire carnassier mais avec un regard plein d’envie :


- Tu vas payer pour avoir autant joué avec mon corps… Mon beau Lily…

Ma lame glisse au niveau de son pantalon et d’un geste vif je tranche l’ouverture. C’est un peu ma façon de dire « Je n’ai point envie d’attendre aussi longtemps pour te rendre la pareille ». Je jette ensuite le couteau sui se plante avec une mortelle précision sur la porte. J’espère cependant ne pas l’avoir trop effrayé car ce n’était là point mon but. Mais même s’il a eu un peu peur, cela va vite changer. La paume de ma main droite vient se poser sur le torse de Lily, caressant et massant son torse. Puis mes doigts viennent s’occuper de ses mamelons qui me semblent bien sensibles. Je les pince en regardant Lily avec un regard de prédateur affamé. J’aime voir l’expression de son visage et les gémissements qu’il pousse.

Mon autre main fouille avec précision dans le sous vêtement du fils de Dieu. Je trouve enfin ce que j’y cherchais, le ressort de sa prison de tissu. Mes doigts de fer se referment sur ce bâton de chair que je masse avec sensualité et passion. J’exécute également des mouvements de va et vient, l’odeur délectable de sa verge me donne des envies que je n’avais jamais encore faites auparavant. Je stoppe mes mouvements un bref instants, humidifie la paume de ma main et enlace son gland que je caresse avec la plus grande attention. Mes autres doigts pincent plus fortement ses tétons en espérant entendre d’avantage ses cris de plaisir que je trouve si plaisants à mes oreilles. Je n’oserais pas lui dire que je trouve vraiment beau et que je sens au plus profond de moi, une douleur. Semblable à celle de la renaissance d’une étoile mourante.

Je le regarde alors avec un regard plus mystérieux, je prononce son nom pour attirer son attention sur moi avec un sentiment que je ne saurais définir :


- Lily ?

Il suffit que je croise ses prunelles ambrées pour que je ressente le besoin d’unir une nouvelle fois mes lèvres aux siennes, sans cesser de le caresser. Ma langue vient s’enlacer contre la sienne comme une hydre affamé, l’haleine de Lily enivrée de ma jouissance ne me trouble point, au contraire même… Lorsque ce baiser cesse, je lui affirme :

- Je vais te remercier pour ce que tu m’as si chaleureusement offert…

Je m’aventure au niveau de son entrejambe, je lèche embrasse son sexe sensible… Je ne fais point souvent ceci. A cette exception près, lorsque mon ou ma partenaire en vaut le coup. Mais une grande partie d’entre eux sont grossiers et disgracieux à mes yeux. Lily, est bien le seul qui puisse me mettre dans un tel état. Après ces pensées, tout en massant ce corps ardent, mes lèvres enlacent le gland de Lily…

Il fait si chaud, les portes de l’enfer se seraient elles déjà ouvertes pour moi ? Alors qu’elles attendent encore un instant. Si je dois périr, autant que ce soit dans les bras de ce fils de Dieu.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Lun 27 Mai - 14:56

Haha, c’est quoi cette réaction ? C’est quand même pas sa première pipe, si ? Enfin, j’ai beau me moquer légèrement dans un coin de ma tête, je mentirais en disant que je ne suis pas flatté de lui faire un tel effet. Au contraire, son exclamation incomplète jette un frisson de plaisir et d’orgueil mêlés le long de mes épaules et de ma nuque, là où naît la douleur de ses mains puissantes agrippant mes cheveux. Ce tiraillement subtil sur ma peau, qui s’amplifie et s’atténue au rythme de mes mouvements autour de la verge d’Abel, me remplit d’excitation presque autant que ses plaintes, aussi étouffées que les miennes. Je commence déjà à avoir du mal à me retenir. Bon j’admets que j’ai jamais été un silencieux de toute manière mais quand même, je ne pensais pas que le simple fait de l’avoir en bouche me plongerait dans un tel état de fébrilité. Pourtant, c’est le cas. Lorsque je sens mes mains s’accrocher sans cesse à la charpente virile de ses hanches anguleuses et de sa taille étroite, ou errer fiévreusement sur les muscles frémissants de son torse, je ne peux pas en douter. C’est bizarre, j’ai pas l’habitude d’être rendu là si vite. Mais pour tout dire, je n’ai pas vraiment le temps d’y songer. Les coups de bassin d’Abel se font plus impérieux et je ferme les yeux en gémissant sous cette vigueur nouvelle. Mes doigts se crispent sur ses flancs pour soutenir l’assaut et les élancements douloureux de mon cuir chevelu se font plus vifs, semant une traînée d’étincelles ardentes dans mes membres. Mon cœur bat la chamade, mon souffle se fait plus court encore tandis que je sens la jouissance approcher. C’est pour bientôt…

Et soudain, un grondement rauque emplit la pièce, son ventre frémit sous mes paumes et son sexe tendu entre mes lèvres se contracte violemment, plusieurs fois, sans que ses mains serrées dans mes cheveux ne me permettent un seul mouvement. La saveur amère contre mon palais m’arrache un frisson brûlant pendant qu’il glisse au-dehors et cherche à reprendre haleine, tout comme moi. Toujours à genoux, j’ai le temps de lever un regard enfiévré sur son visage tout en essuyant ma bouche du bout des doigts avant qu’il ne me saisisse à bras le corps pour me rejeter sur le matelas, faisant couiner le sommier au passage. Sans m’en soucier une seule seconde, je le regarde ramper au-dessus de moi avec célérité, soudain armé d’un couteau de chasse. Oh, sérieux ? Un sursaut de peur me fige l’espace d’un instant alors que je me redresse sur les coudes. Qu’est-ce qu’il compte faire avec ça ? Nan parce que j’adore la fessée et j’ai de légers penchants asphyxiophiles mais dès qu’il y a du sang, j’suis tout de suite moins fan. Pourtant, quoiqu’il ait prévu avec son surin, je sais que je ne pourrais pas l’empêcher de le faire. Ses pupilles vibrantes de désir, qui font du bleu une couleur chaude, me vrillent sur place et me clouent à ce matelas, incendiant mon bassin sans que je songe à me défendre. Sa menace langoureuse m’excite autant qu’elle m’inquiète, un mélange de sensations que je connais bien et qui m’avait manqué.

« Arrête de me promettre des trucs, tu veux ? »

Fais-les moi subir qu’on en parle plus, ça sera beaucoup mieux... Une chair de poule piquante hérisse ma peau lorsque la lame scintillante vient se caler à l’entrejambe de mes braies (toutes neuves) pour déchirer le tissu jusqu’au rebord, chatouillant ma cuisse de sa pointe au passage. Je me mords la lèvre, délicieusement troublé à cet infime contact de l’acier. Si je bouge ou s’il le décide, le métal m’ouvrira la chair aussi sûrement que mes fringues. Autrement dit, je suis à sa merci. Et Dieu sait que j’aime me sentir comme ça… Le sifflement du couteau et le son sourd de la lame se plantant dans le bois de la porte me font sursauter, mais un sourire mutin éclaire mon visage.

« C’est que t'es presque sexy, quand tu fais ça… »

Ouh, le bel euphémisme. Bien sûr qu’Abel est sexy. Bien sûr que son corps et ses caresses me rendent fou. Bien sûr que je compte m’envoyer en l’air avec lui jusqu’à l’aube. Mais plus encore que tout ça, c’est sa domination que je désire. Oui je sais, j’suis un peu pervers et alors ? Si c’est comme ça que je prends mon pied, je peux bien emmerder le monde, non ? Je n’y peux rien s’il n’y a que quand je suis soumis à mon partenaire que j’apprécie pleinement ce qu’il me fait. Il n’y a que comme ça que je peux me donner entièrement. C’est pourquoi je laisse le spadassin prendre possession de mon corps, de ses mains lentes et impérieuses qui colonisent ma peau en y propageant un frémissement bouillant. Une plainte languide filtre à travers mes lèvres lorsque ses doigts malmènent mes tétons, avec une lenteur impitoyable. Son autre main s’est déjà aventurée plus au sud dans l’ouverture déchirée de mes braies, s’immisçant dans mes sous-vêtements pour s’emparer de mon sexe avec autorité. Lorsqu’il commence à me caresser impérieusement de haut en bas, ma bouche s’ouvre sur un cri muet, qui arque mon corps sous les vagues de plaisir qui remontent de mon bassin pour lécher mes côtes. Ce flux et ce reflux qui me fait tanguer de l’intérieur, je l’avais presque oublié… Sa voix me parvient alors que je cherche mon souffle au rythme des mouvements sa paume sur mon gland et je ne peux pas m’empêcher de lui décocher un sourire frondeur quand son ombre me recouvre.

« Oui, Bel ? »

Un nouveau baiser me coupe la chique. Sa langue s’engouffre dans ma bouche avec intransigeance, en explorant chaque recoin sans me laisser la moindre occasion de mener la danse. Mon torse se soulève contre le sien à ce contact et l’une de mes jambes vient s’enrouler autour de ses hanches pour l’attirer plus près de mon bassin. Allez, je suis sûr que tu peux faire mieux que ça… Lorsque nos lèvres se séparent, Abel me susurre une nouvelle promesse avant de filer le long de mon corps jusqu’à l’ouverture béante de mes braies où mon sexe dressé frémit d’impatience sur mon ventre. Je devine ce qu’il va faire et je m’en délecte à l’avance, mes mains s’égarant déjà sur les plis des draps en bataille. J’espère qu’il est doué… Mais très vite, la chaleur de son souffle sur ma peau, l’exquise brûlure de sa langue sur mon gland tendent tous mes muscles sous le plaisir presque douloureux à force d’intensité qui résulte de ce contact souple et humide. Cette fois je ne peux pas retenir mes gémissements, ni les spasmes voluptueux qui cinglent dans tout mon corps et crispent mes doigts sur la literie. Et quand la bouche d’Abel capture mon sexe, je laisse échapper une longue plainte langoureuse, balayé par le ressac bouillonnant qui vient de déferler dans mon bas-ventre. Aussitôt suivie par plusieurs autres, plus courtes et plus essoufflées, imposées par la cadence de ses mouvements, cette divine aspiration qui m’avale sur les ardentes vibrations de sa langue. Mes jambes viennent se lover fiévreusement autour de sa tête et je sens sous mes cuisses les subtiles contractions de ses épaules puissantes. J’aimerais agripper ses cheveux comme il l’a fait tout à l’heure avec moi mais un vieux réflexe m’empêcher de détacher mes mains des draps. La quatrième règle, je crois. Le soumis ne touche pas le Maître sans autorisation, quelque chose du genre… Haha, si je commence à m’en rappeler alors qu’Abel donne plus d’ampleur à ses va-et-vient, c’est que je vais pas tarder à être mûr. Mais pas tout à fait encore. Il ne manque pas grand-chose mais lui comme moi on a besoin d’un petit coup de fouet…

Malgré ce qu’il m’en coûte à de nombreux niveaux (Ptain ! J’enfreins la règle et il faisait ça trop bien !), je pose mon pied au creux de son épaule pour le repousser. Mes joues rougies, mon regard fiévreux et mon souffle court disent tout le contraire, mais je m’efforce de placer une pointe d’insolence dans ma voix quand je lui lance :

« Et maintenant, qu’est-ce que t’as à me proposer ? Une autre promesse ou le palier supérieur ? »

Redressé sur le lit avec une moue de dédain digne d’une star de la pop, le pied toujours négligemment posé sur son épaule, on dirait presque que les rôles sont inversés. J’espère que ça le fera réagir. Je ne peux pas me retenir un petit sourire à cette pensée. S’il te plaît, Bel, juste un peu. Montre-moi que c’est toi mon Maître ce soir…
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Abel Owen
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Lun 3 Juin - 13:04

Lily se montrai une nouvelle fois insolent et provocateur, mais je devinais par son sourire malicieux qu’il ne me provoquait à la seule envie que je me montre plus… dominant. J’allais donc récompenser son impatience, je me saisis de sa jambe qui me repoussait ainsi que de l’autre et écarta ses cuisses de telle sorte qu’il ne puisse s’échapper ou se débattre. Avec un sourire carnassier je lui affirme :

- Je crois que le temps des paroles est révolue… Laissons place aux actes…

Deux de mes phalanges pénètrent lentement en lui, plongeant dans les parois intimes de sa chair. Mais je ne restai pas aussi doux très longtemps, mes mouvements s’accélèrent et devinrent de plus en plus brutaux par leur puissance. Je reprenais une place plus imposante et dominante, cela semblait exciter le jeune Lily qui se cambrait de plus en plus tant le désir semblait enflammer tout son être entier.

Je ne pense pas qu’il s’en doute ou qu’il en a cure, mais il est bien le premier homme à qui j’ai embrassé avec tant d’affection sa virilité. Je ne sais point pourquoi ais je eu envie d’agir ainsi. De plus, c’est aussi la première fois que je ressens autant de plaisir dans un acte aussi impudique . Cette nuit risquait de changer beaucoup de choses si je ne m’arrêtais pas. Mais hélas, il était surement déjà trop tard. Car je ne pouvais point me contenter de cela, j’en demandais plus et mon amant aussi.

Je retire mes doigts et sans laisser le temps au fils de dieu de reprendre son souffle, le retourna sur le ventre. Ma main plaquée sur son dos, l’autre écartant ses fesses et ma verge effleurant l’entrée de son intimité. Je commença à effectuer de très légers coups de bassins, puis mon gland rentra sans grande difficulté. Je laisse échapper une légère plainte de plaisir. Je me doutais bien que Lily attendait la suite avec impatience. S’il le pouvait, il me lancerait surement un autre de ses regards provocants et une réplique bien à lui juste pour émoustiller mon orgueil de mâle.

Mais je ne lui en voulais pas et cette fois. Lily et moi allions être récompensés pour avoir attendu tant longtemps que nous nous retrouvons. Mes doigts vinrent s’agripper à la belle chevelure ébène de mon amant, tirant sa tête en arrière et lui réplique d’une voix excitée :

- Je te donne l’autorisation de crier à présent…

Je conclue ma phrase en plongeant complètement en lui, laissant alors s’échapper un puissant râle de plaisir. Mes coups de bassins son lents, mais ils sont implacablement puissants. Je sens ma verge comme enserrer dans un puissant anneau de chair, m’aspirant plus intensément encore.

Alors que la fête bat son plein dehors, que les chants, les rires et la musique de l’extérieur arrivent difficilement à percer les murs de cette chambre. Nous sommes là, tel deux animaux en rut et aux pulsions sauvages et indomptables. Personne ne pouvait nous troubler ou intervenir en cet instant.

Lily était vraiment quelqu’un de spécial. Son insolence et son air de femme fatale, m’amusaient énormément. Mais pas seulement, il avait quelque chose d’autre et je ne pouvais le nier. Car dans cette taverne où nous avons parlé de tout et de rien aux côtés de Vasili, il y avait cette douleur que je ressentais dans ma poitrine lorsque mes prunelles d’azur osaient croiser les pierres ambrées des pupilles de Lily. Cette peine, était semblable à celle d’une flèche enflammée. Je me montrais brutal avec lui, mais ce n’étais pas pour mon propre plaisir non. Je le faisais , seulement parce que je pressentais que Lily n’est pas du genre à aimer la douceur et la tendresse.

Seulement, le fait de me montrer aussi violent avec lui, écorchait mon cœur. Je réalisai alors que ce qui se passait allait à jamais me transformer. J’éprouvais quelque chose pour Lily. Etais ce de l’amour ? Je ne puis le savoir, car je n’ai jamais fréquenté ce genre d’émotions que je me croyais interdites. Mais quoi que ce soit, je ne voulais pas que cela cesse de suite. Alors quitte à ce que chaque partie de mon corps me heurte et que je meurs d’épuisement, je ne quitterais pas cette chambre avant que cette déferlante d’émotions me submergent.

Je tire un peu plus fort les cheveux noir de jais de mon amant, lui incitant à crier d’avantage son plaisir. Mon autre main serra de plus en plus fort sa hanche, accentuant ainsi ses incroyables pénétrations.

Doux Ven, chaude nuit… Si seulement je t’avais rencontré plus tôt Lily. J’aurais plus facilement cerné cette émotions que tu m’offres par ta simple présence.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Jeu 6 Juin - 23:19

Oh, ce regard incendiaire sur ma peau... Je crois que c’est ça qui fait tomber mes défenses, plus que tout le reste. Comme si l’autorité avec laquelle il écarte mes jambes pour venir me surplomber ou le sourire vorace qui étire ses lèvres n’étaient qu’une conséquence de cette faim qui brûle dans ses yeux clairs. Moi qui pensais que je pourrais pas être plus émoustillé que je ne le suis déjà, je m’aperçois avec surprise et enthousiasme que j’étais encore loin du compte. Parce que je crois que ça y est : j’ai amené Abel là où je le voulais. J’ai réveillé en lui ce que je désire à chaque fois chez mes partenaires... Sa voix grave jette une vibration enflammée dans mes membres et je me sens perdre pied quand le contact de deux de ses doigts se fait soudain intrusif contre mon anus. Mes yeux se ferment à demi et un soupir fiévreux m’échappe, bientôt mué en une plainte douloureuse et plaisante. Le spadassin va et vient en moi sans douceur, à un rythme implacable qui resserre ma chair autour de lui. Le souffle court, je lève le regard vers sa haute silhouette, son profil âprement découpé par la lumière tremblotante de la chandelle, et les spasmes qui soulèvent mon bassin endolori se répandent dans mon corps en une marée voluptueuse. Impérieux et magnifique au-dessus de moi, à m’imposer son désir sans me laisser d’autres choix que de lui ouvrir mes cuisses. Quel pied... Mais juste alors que je commence à prendre le mien sous les mouvements de ses doigts, Abel les retire sans prévenir. Quoi encore ?! Mon irritation peut se lire sur mes traits, pendant genre une seconde. Si j’avais eu le temps de protester, je l’aurais fait. Et méchamment, encore. Mais là, il ne me laisse pas sur ma faim, pas cette fois. Me saisissant à bras le corps, il me retourne à quatre pattes et me somme d’une main ferme entre mes omoplates d’aller embrasser le matelas, me laissant ainsi la croupe tendue vers lui. Ce geste m’arrache une nouvelle exclamation passionnée suivie d’un sourire, plus jubilant qu’insolent. Oh oui, comme ça...

“J’espère que la vue est belle...”

Héhé, c’est ça Lily, fait le fanfaron tant que tu le peux encore. Nan parce que je me connais depuis le temps et là, je sais que je suis à deux doigts (quelle finesse, dis comme ça...) de basculer. La pression du sexe d’Abel contre mon intimité, la sensation de cette chair dure et brûlante qui plonge lentement en moi comme pour tâter le terrain, c’est une chose. Mais malgré les bouillonnements de plaisir que ça provoque entre mes hanches et au-delà, c’est l’état de soumission dans lequel je suis qui embrase mes sens. La joue appuyée contre les draps défaits, je me regarde avec délice en train de succomber. Ma conscience et ma volonté vacillent, ébranlées par la verge frémissante du spadassin qui semble hésiter après son intrusion. Il ne me manque pas grand-chose... La main d’Abel revient soudain se mêler à mes cheveux pour les empoigner et me tirer avidement la nuque en arrière, sans me permettre de me redresser pour autant. La douleur est vive et sangle son étreinte jusque dans ma nuque, scandée par un gémissement voluptueux qui jaillit de ma bouche entrouverte, résonne le long de mes épaules. Dans un frisson sensuel, ma fierté se meurt. Abel m’autorise ardemment à crier, puis il lance contre mon bassin le premier de ses assauts pour me pénétrer entièrement, et j’obéis sans délai. Cette sensation, mon Dieu... Écartelé de toute part par cette délectable souffrance, je ne peux retenir mes cris à chaque fois que les va et vient puissants de mon amant m’ouvrent et me remplissent, tirant sur ma peau après son entrée en force. Comment ai-je pu oublier ?

“Oui ! Oh oui ! Oh, ne t’arrête pas ! Oui !”

Les vagues de plaisir se succèdent, se chevauchent, déferlent en moi plus violemment dans mes veines et mes os à chacune des incursions d’Abel dans mon corps, un peu plus loin à chaque fois me semble-t-il. Je cambre les reins autant que je le peux pour l’accueillir et ma voix résonne éperdumment dans la pièce au rythme de mes halètements sans que je ne tente le moins du monde de la réprimer, ni elle ni les spasmes langoureux qui crispent mes doigts sur les draps. Je n’ai plus rien à cacher, plus rien à garder pour moi. Sous les mains fermes et la fougue impérieuse d’Abel, j'ai disparu pour cette nuit. Dépouillé de tout orgueil, ravalé à cette soumission que j’ai tant désirée, je ne suis plus que le serviteur de sa jouissance. Par conséquent, je suis libre de tout lui donner. Mon corps pantelant entre ses bras, le plaisir violent et la douleur subtile qui viennent se briser sur chacun de mes nerfs, ma vie, mon âme. Tout lui appartient jusqu’à ce que le jour se lève. Après ça, je me réveillerai et je me ferai la réflexion que je mourrai sans doute entre les pattes d’un détraqué sexuel, un jour. Mais je n’en suis pas encore là.

La prise se raffermit encore sur ma chevelure et je gémis lascivement, à bout de souffle. Le spadassin augmente l’ampleur de ses assauts contre mes fesses et mes cuisses et je sens venir l’ultime instant. Son sexe brûlant a atteint ma prostate depuis un moment déjà et les étincelles de volupté qui s’élancent dans mes membres m’annoncent le crescendo. La peau perlée de sueur, je ferme les yeux en sentant le ressac enflammé qui remonte le long de mon dos, fait trembler mes épaules et me submerge sans prévenir. Cette sensation de se morceler sous l’effet de la jouissance m’avait manquée. Je t’en prie, n’attends plus et offre-la moi... Ma voix s’étrangle alors dans ma gorge, nouée sous l’effet de la vibration incandescente qui jaillit dans mon bas-ventre. Ce point d’orgue de chaleur électrique si passionnément assailli, qui se décide enfin à se déchaîner. Un spasme brutal arque subitement mon corps, incendie ma chair et me rend ma voix. Un long cri exalté me traverse tout entier, retentit dans la chambre pendant que je jouis sur le matelas, violemment, douloureusement, à plusieurs reprises, me laissant épuisé et frissonnant de plaisir. Incapable de réfléchir, je me surprends à contempler la première nuit de ce ven, étonné de constater combien les étoiles me semblent proches soudain...
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Abel Owen
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Mer 12 Juin - 14:49

L’anneau de chair se resserra autour de ma verge. C’était comme un puissant étau dont je ne pouvais me défaire et qui retenais me retenais prisonnier. Quelle sensation des plus exaltante, alors que mon plaisir comme celui de mon bel amant ne faisait que s’accroitre. Les doigts de ma main droite serrèrent plus fortement la chevelure noir de jais de Lily, mon autre main tenait plus fermement encore la délicieuse hanche de mon amant. Je ne pouvais arrêter encore mes coups de bassins, le bruit de ma verge s’engouffrant avec force et rapidité dans la chair humide de mon amant se mêlant à ses cris de plaisir qui devenaient de plus en plus forts.

Que je m’arrête ? Sérieusement ? Je ne puis point hélas. Car pour la première fois de ma vie, jamais je n’ai ressenti une telle luxure envahir mon corps et troubler ainsi mon esprit. Je ne me considérais pas comme quelqu’un de pur loin de là, mais je me suis encore plus éloigné de la terre promise de notre seigneur. Mais je n’en ai cure, car si les flammes de l’oblivion ont cette saveur et cette enivrante chaleur, je ne veux m’en défaire pour rien au monde. L’étau se resserre, mes jambes tremblent de plus en plus, je ne vais point tarder à imploser toutes ces émotions hors de ma chair.

Les chants et rires au dehors de Lorde-Gian s’intensifie, mais pas assez pour que je ne puisse point entendre les cris de Lily et mes râles résonner dans toute la pièce. C’est alors, qu’un pic de sensation semblable à un éclair me transperce le corps tout entier. Ma prise se referme, l’intimité de Lily aussi et je déverse en lui le flot de ma jouissance m’arrachant au passage plusieurs râles. Je ressens encore les tremblements de Lily, comme si le concerto de notre lasciveté ne s’était point encore achevé. Je me retire en lui, le regarde étendu, épuisé, frissonnant… Le regard posé vers la fenêtre, vers la nuit étincelante d’étoiles. Je sentis grandir en moi un tout autre sentiment bien différent qui me fit le même effet qu’une aiguille enfoncé dans mon cœur. La culpabilité.

Car ceci avait fait ressurgir une autre image de mon passé. Je venais de réaliser que je m’étais comporté exactement comme mon très ancien tortionnaire et maitre. Celui qui me donnait le surnom de sauterelle et qui s’amusait avec mon corps comme un félin jouant avec sa proie. Je m’étais juré de ne point finir comme lui, de ne jamais humilier de la sorte quiconque. De tous les compagnons ou compagnes de débauche que j’ai pu avoir dans ma vie, je ne m’étais jamais montré brutal ou romantique, car après tout le romantisme est un luxe qu’on ne se paye pas ici-bas. Lily m’avait demandé d’être brutal, je le ressentais par ces taquineries. Alors pourquoi ressens-je ce sentiment coupable ? Comme si ce que j’avais fait était plus que mal ?

Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre. Ce que je ressentais au contact de Lily par le passé, au bord du lac, à cette taverne, dans la rue des étoiles… Je devais me faire une raison, en meurtrissant mon amant, celui m’avait aussi meurtri mon cœur par sa sensualité. Je ressentis quelque chose en moi qui m’effrayait au plus haut point et que je n’osais pas m’avouer, je m’étais attaché à lui. Je ne voulais pas partir dans la nuit froide sans quitter l’odeur de sa peau, sentir sa respiration haletante, ses lèvres contre les miennes… Je le pris contre moi, son regard ambré me donna envie de l’embrassa non pas avec amour, mais avec une sauvagerie certes moins intense que tout à l’heure, mais bien présente. Griffant sa peau de velours et tirant ses cheveux en arrières.
Je lui souris et lui dit :

- Inutile d’abuser des meilleurs choses… Mais c’était fort plaisant Lily…

Je relâchai mon étreinte, le laissant s’allonger sur le matelas. J’ai bien failli lui dire que j’espérais que cela ne serait pas la dernière fois que nous nous reverrons. Je m’allongeais à ses côtés, j’avais très envie de le sentir contre moi, entendre les battements de son cœur contre la paume de ma main. Mais je m’y refuse, restant ainsi hors de portée de l’homme qui me troublait. Je ne dis pas un seul mot jusqu’à ce que le sommeil vienne et que je sombra dans une nuit sans rêves, mais aux côtés de celui qui m’offrit quelque chose de doux et au gout de miel, le bonheur.

Un rayon de soleil me força à ouvrir les yeux, Lily dormait encore. Une nouvelle fois j’hésitai à lui caresser le visage mais je me l’interdit. J’étirai mon corps quelque peu engourdis par cette torride nuit et fis également un peu de musculation. Puis je me rendis dans ce qui semblait être une sorte de salle de bain, pour laver mon corps. Je m’essuyai le visage et regarda dans le petit miroir accroché au mur. Celui que j’avais en face de moi dans cette glace m’irritait. J’assénai un coup de poing au mur afin de calmer mon esprit, il allait bientôt être temps pour moi de quitter ces lieux.

Mais je ne pouvais m’enfuir car je vis mon amant se réveiller.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Mer 19 Juin - 19:27

Je ne me rappelle pas grand-chose. Juste les contractions brûlantes du sexe d’Abel en moi, les tremblements de plaisir indicible de mon corps épuisé et cette férocité dans son baiser, qui prélève sensuellement mes dernières forces avant que je ne glisse dans le sommeil…
Quelle belle journée, pour s’envoler…
 
La lumière du jour me réveille sans ménagement le lendemain matin, matin qui tire sans doute vers sa fin d’ailleurs. J’ouvre un peu les paupières puis les referme pour étirer paresseusement mes membres engourdis. Je crois que j’ai pas bougé de la nuit. Ça faisait longtemps que j’avais pas dormi comme une souche à ce point… Je me redresse lentement, les cheveux défaits et la tête dans le cul, en me rendant compte que je suis tout au bord du lit. Ah, c’est vrai qu’il a passé la nuit ici, me dis-je en passant une main fatiguée sur mon visage pâteux pour me remettre les idées en place. Mon cerveau tourne encore en sous-régime, ralenti par une légère migraine, mais même avec une gueule de bois encore plus sévère que celle-là, je me souviendrais de la nuit que je viens de passer. Ouuuh oui, rien que d’y repenser, des petits frissons voluptueux me titillent les épaules. Un sourire satisfait flottant sur les lèvres, je lève enfin les yeux sur la chambre en désordre et je le vois, sur le pas de la porte. Ses yeux azur me regardent avec une surprise étrange, comme s’il ne s’attendait pas à ce que je me réveille tout de suite. S’il a eu le temps de s’habiller de pied en cap et de faire un détour par la salle d’eau commune sur le palier, il est déjà debout depuis longtemps.
 
« Oh, salut Bel. Je pensais pas que tu serais encore là. »
 
Faut dire que d’habitude c’est moi qui me casse du pieu des autres avant qu’ils émergent. Pas que ça me dérange qu’il soit toujours ici, du reste. Encore un peu pataud, je récupère mes braies abandonnées sur le sol pour les enfiler tant bien que mal. Puis je me lève du lit avec précaution. Ptain, j’ai encore les jambes en guimauve, c’est pas gagné. Je lui adresse un sourire malicieux en passant ma chemise.
 
« Héhé, comme quoi j’ai bien fait d’insister. Ça faisait longtemps que j’avais pas eu droit à une nuit comme celle-là... »
 
Et je pèse mes mots. Au départ je le trouvais juste sexy mais finalement, j’ai eu du flair pour tomber sur un type avec autant d’expérience. Je lui jette un regard en coin après avoir ouvert la fenêtre pour aérer un peu. Dans la lumière vive de la fin de matinée, son visage m’apparaît distinctement. C’est drôle, sans l’ombre de sa capuche pour brouiller ses traits il parait plus… accessible, plus humain. Surtout avec l’air chiffonné qu’il arbore. Il regrette ? Erf, j’ai l’habitude, je m’en remettrai. En ce qui me concerne, j’ai monumentalement pris mon pied, je lui en tiendrais pas rancune s’il pense avoir fait une connerie finalement. Et si jamais on se recroise plus tard pour rempiler, bah pourquoi pas ? Ça m’arrive pas souvent. La plupart des mecs possessifs et sanguins qui me baisent conviennent très bien pour une nuit, deux à la rigueur. Mais passé ce délai, je coupe vite les ponts pour m’épargner la corvée des premières jalousies ou des « On se revoit quand ? ». Là avec Bel, c’est pas pareil. Maintenant qu’on est rassasié tous les deux, même s’il est encore un peu mal à l’aise, je ne le sens pas d’humeur à me faire chier avec un début de relation quelconque. Au contraire, pour ce que j’en ai vu il m’a plutôt fait l’effet de vouloir garder une certaine indépendance lui aussi. Il vaut sans doute mieux quand on a son style de vie. Mais ça me convient parfaitement et je me sens presque comme avec un pote. Même si on a sans doute mieux à faire, l’idée de passer encore un peu de temps avec lui ne me déplaît pas.
 
Les rumeurs de la rue montent jusqu’à ma fenêtre, encore teintées des restes de l’humeur festive de la veille. Je jette un coup d’œil à l’horizon, vers les voiles blanches du port, puis j’adresse un sourire complice à Abel avant de me diriger vers la porte, lui claquant l’épaule au passage.

"Allez viens, on va grailler..."

HRP:
 
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Abel Owen
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MessageSujet: Re: Burning skins...[PV Abel - TERMINE]   Dim 30 Juin - 8:40

A ce que je vois, Lily semble avoir plutôt bien apprécié cette nuit et ma compagnie. C’est réciproque, mais il faut dire qu’il l’a bien cherché non ? Et que je n’ai aussi rien fait pour l’empêcher ou lui résister. Je ne prends pas la peine de lui demander s’il y aura une nouvelle fois, mais au moins je sais à présent que Lily ne m’en veut pas si je me suis montré autoritaire avec lui. Cela me surprend même assez, une nouvelle fois je ne saurais affirmer quel sentiment grandit en moi.
Je me suis juré de ne jamais devenir ce pour quoi je lutte, ceux contre qui j’ai tout perdu… Et j’ai l’impression d’avoir dépassé cette frontière cette nuit avec Lily. Mais pourquoi est-ce que le sentiment de culpabilité que je ressentais tout à l’heure disparait quand je croise les pupilles de miel de ce fils de Dieu insolent et attachant ?

Avant cette nuit, seul la douleur de mon passé me rappelait qui j’étais, elle me rappelait que j’étais en vie… Mais il y a autre chose, quelque chose de moins douloureux et que je rage de ne pouvoir mieux cerner. Cette blessure qui semble réveiller quelque chose en moi, quelque chose que je pensais mort depuis bien longtemps… Mais qu’est-ce ? Le saurais je un jour ?

En attendant, Lily me propose de déjeuner avec lui. Je me vois mal refuser et puis, une partie de moi a envie de passer quelques minutes encore avec lui, même pour ne rien dire. Il a l’air de mal interpréter l’expression de mon visage tout à l’heure, car je ne regrette rien de cette nuit et inutile de me cacher que s’il me proposait de recommencer, j’accepterais sans hésiter un seul instant. Je lui souris, histoire de rassurer cette et lui réplique en lui tapotant la tête :

- Tu n’as qu’à me guider… Mais ne fais pas cette tête ou tes amis vont penser que je te traite mal et je ne pense pas que tu sois en état pour que je leur prouve le contraire.

Lily me tire la langue avec malice, ça me laisse échapper un rire léger et bref. Je ne sais pas encore la nature de ce que j’éprouve pour ce fils de dieu. Pour l’heure, je le considère comme un ami, il ne me trahira pas et moi non plus. Reste à voir ce qui se passera si nous nous rencontrons à nouveau. Mais comme lui, je ne regrette pas. Le regret est un fardeau qui m’est interdit, et pour cette fois, cela me sied parfaitement.

J’ai une couronne d’épines et de ronces autour de mon cœur, une âme aussi froide que l’acier trempé d’une lame de Lorde Gian. Je suis considéré comme un salopard par tant de mondes et je me croyais impénétrable. Mais avec Lily, les choses sont infiniment plus simples, c’est certainement ce qui me fait un peu peur et que je ne puis expliquer. Lily m’accompagna au pied de la porte de sa résidence. Mais au moment où j’allais partir, je ne puis m’empêcher de gouter une ultime fois aux lèvres de Lily. Un caprice de ma part ? Peut-être, après tout je suis loin d’être parfait…
Je lui répliqua avec taquinerie avant de m’éloigner :

- Ça, c’est pour la dernière fois au bord de la rivière… J’espère qu’on se reverra très vite d’ici là, porte toi bien Lily et bon courage pour tes projets d’architecture. Puisse tu pleinement t’épanouir et accomplir de grandes choses

Je m’éloigne ensuite, pourquoi me suis-je montré aussi gentil avec lui ? Pourquoi maintenant ?
Quand j’y pense, je peux mourir dans une heure, demain… Si je dois disparaitre, autant qu’il garde cette image de moi.

Celle d’un homme encapuchonné si difficile à cerner.

HRP:
Spoiler:
 
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