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 L'ange tombé du ciel

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AuteurMessage
Abel Owen
Aigle écarlate
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Localisation : Lorde-Gian
Messages : 212

MessageSujet: L'ange tombé du ciel   Mer 4 Sep - 12:42

Rose

Lorde Gian… On l’appelle la cité aux murs d’or, moi je lui donne le nom de la cité des mensonges. J’ai passé mon enfance dans la ville basse, la vraie ville… Là où la « première » Lorde Gian est apparue. Beaucoup de gens ne savent voire que les hautes murailles du château de cristal du Roi de Lorde-Gian Kedric. Les enfants de Lorde-Gian adorent les histoires sur le légendaire roi de la cité des hommes. Ses exploits héroïques et son règne de grand monarque sont les contes préférés des petits bambins qui deviendront certainement de loyaux sujets pour le grand roi de Lorde-Gian.

L’enfant que j’étais autrefois n’a connu nul roi… Où était le grand roi Kedric lorsque les supérieurs ont massacré mon village ? Violer les femmes ? Egorger les hommes et écraser les enfants contre les murs de nos maisons ? Je ne peux pas lui en vouloir, le roi ne peut pas être partout je suppose… Mais j’ai grandis dans la ville basse, la vrai Lorde Gian. Ceux qui y vivent n’obéissent pas au roi, seulement à la loi de l’argent. Je me nomme Abel Owen, fils de Balthazar et d’Origa, je suis un spadassin, j’offre mes services au plus offrant, je protège, traque, tue pour celui qui sait y mettre le prix. Qu’est ce qui me différencie des autres mercenaires ? J’ai une ligne de conduite bien à moi.

La nuit dans la ville basse, c’est un lieu que peu de gens fréquente. Mais la nuit, la pénombre et les ténèbres sont mon élément. Je viens de toucher une belle prime pour un violeur en série qui sévissait à Lorde-Gian. J’ai toujours eu une sainte horreur pour ce genre de salopards, battant des femmes ou de jeunes garçons et tremblant et urinant de peur lorsque quelqu’un capable de répliquer vient se dresser contre eux. Il ne manquera à personne mais j’ai salit ma lame à cause de lui…

Alors que j’avance, je me fais doubler par une silhouette courant assez maladroitement et très rapidement rattrapée par deux individus aux airs peu recommandables. Une catin fuyant ses geôliers, ce genre de spectacle n’est pas inhabituel. Je n’ai pas le temps pour ça. Je passe lentement à côtés, entendant leurs rires gras :

- Pas toutes les putes de Misengris ! Cette garce peut se vanter d’avoir fait trainer ma queue le plus loin possible !

Je sens un pincement dans ma poitrine se former, comme une couronne de ronces que l’on poserait sur mon cœur. Je commence à tourner la tête

- Bon c’est pas le tout mais et si  on en profitait pour fourrer cette pute ? J’ai comme qui dirait l’espadon qui a besoin de rentrer dans son fourreau !

Je peux voir son visage rond, ses cheveux de neige et se yeux aussi bleu que les miens. J’ai l’impression de me revoir moi, la première fois où les gardes de ce noble supérieur m’ont amené, habillé comme une catin de l’est. Ce que j’ai vécu, ce que l’on m’a fait … Je ne le souhaite à personne…

Tout se déroule aussi vite que le vent, mes mains viennent briser la nuque du premier de ses porcs. L’autre a le temps de dégainer une lame courte, nous croisons le fer un bref un bref instant avant que d’un mouvement bref, je ne lui casse le poignet et n’enfonce ma lame au travers du ventre et ne l’empale contre le mur.

Je saisi la jeune femme par la main et lui ordonne de ma voix grave et calme :

- Cours et ne t’arrête…

Je l’ai amené dans une de mes planques dans la ville basse. Je sais que là au moins elle sera en sécurité… Mais peu à peu, je commence à réaliser que je n’ai pas trop réfléchis et j’ai agis sur le coup de l’impulsion. Cela ne m’arrive guère souvent, presque jamais pour dire vrai… Je ne lui ai rien dit, cette petite était encore sous le choc. Deux hommes qui essayent de la violer et un inconnu qui occis ses assaillants pour ensuite l’emmener « à l’abri ». Je vais attendre demain pour lui parler, en attendant je lui fais signe qu’elle peut dormir.

Le lendemain, les rayons du soleil viennent éclairer cette pièce où je me suis assoupi. Je remarque que la jeune femme ne s’est pas enfuie, pourquoi ? C’est pas à moi qu’on doit poser ce genre de question. Je prends une chaise de bois et m’assoie en face d’elle. Mes pupilles bleu la scrutent avec attention. J’essaye ensuite de briser le silence en demandant à cette jeune femme :

- Tu t’appelles comment ?

Elle me regarde avec ses grands yeux bleus, me regardant avec attention, elle dégrafe ensuite son haut en tremblant des mains, me montrant sa légère poitrine. Je lui fais signe de se rhabiller et lui affirme :

- Je ne t’ai point sauvé pour ça, tu ne me dois rien. Si je te fais trop peur, t’as le droit de rien me dire… Mais je ne compte pas te retenir prisonnière ou te faire du mal…

Elle me regarde avec attention, on dirait qu’elle essaye de me parler mais aucun mot ne sort. Que c’est étrange. Elle se saisit alors de ma main avec douceur, puis ses doigts légers se mettent à dessiner lentement des lettres dans la paume de ma main. Je comprends mieux à présent, elle est muette. Je la regarde et lui dis avec ce qui semble être un ton de gentillesse après avoir compris qu’elle m’a épelé son nom dans le creux de ma main :

- Tu t’appelles Rose? C’est un joli prénom. Moi je m’appelle Abel. Alors, je te fais pas peur c’est ça ?

Elle me sourit, qu’elle étrange sensation que je ressens. Car je ne l’ai pas laissé partir, ou plutôt elle est restée. Ce que je ressens pour Rose, n’est pas la même chose pour Lily. Avec Lily c’est plus complexe, plus énigmatique. En vérité, je ne sais pas moi-même ce que je ressens pour l’insolent et sensuel jeune homme…

Rose a une façon de me regarder assez simple. Un peu comme une sœur, ou un ange tombé du ciel. Pas de jugement sur ma personne, on dirait même qu’elle m’ôte le fardeau des personnes qui sont passés par le fil de ma lame. Qu’est-ce que je ressens pour Rose ? Ce même sentiment qu’on m’a ôté il y a plusieurs années de cela lorsque j’étais un enfant : la compassion. Elle est le cataplasme sur la plaie suintante de mon passé. C’est ce qui me pousse à vouloir la garder près de moi, à vouloir la protéger…

A daté de cette nuit, j’ai à présent une protégée… Quelqu’un sur qui je vais veiller. Je lui apprendrais comment se défendre. Et pour ceux qui lèverait la main sur elle, qu’il prenne garde… qu’ils me Craignent, qu’ils me haïssent, qu’ils me maudissent… Je n’ai cure de ce qu’ils pourront me dire… moi Abel Owen fils de Balthazar et d’Origa Owen, je tuerais ceux qui voudront faire le moindre mal à cet ange.
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