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 La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse

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Guenaël Kenan

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Localisation : Lorde-Gian
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MessageSujet: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Dim 21 Oct - 16:32

La nuit où la Lune est devenue maîtresse

La nuit est noire. Un silence mortuaire règne dans les rues de la cité de Lorde-Gian. La ville semble morte, comme figée dans une obscurité qui n’est éclairée que par l’éclat d’une lune pleine, immaculée et terrifiante. Elle toise les milliers d’étoiles pâles qui ne brillent que d’une faible lueur à côté de l’astre nocturne. Alors que les quelques chaumières résistantes, rayonnant encore de l’éclat d’une faible bougie, sombrent chacune leur tour dans les ombres latentes, l’une d’elle, une imposante bâtisse de pierre non loin du château se réveille. Par l’une des fenêtres condamnées s’échappe d'entre les lattes de bois massifs la faible lueur d’une bougie vacillante. Alors, dans un brouhaha de métal s’entrechoquant, la porte d’entrée s’ouvre, laissant une ombre s’en échapper. L’homme qui se tient dans l’ouverture est encapuchonné et tient dans sa main droite une petite coupelle, une fine bougie trônant en son centre. Il fait quelques pas vers la rue et disparaît dans une ruelle un peu plus loin, après avoir minutieusement refermé la lourde porte.

La nuit est fraîche. Après les épreuves que m’ont infligées Eleris, je décide de me prendre un bol d’air frais tandis que tout Lorde-Gian dort paisiblement. Une légère brise vient me caresser le visage, déposant des doigts frais et agréables sur mes joues. Je n’arrive pas à dormir, quelque chose cloche ce soir. Je suis excité, mais je ne sais ce qui me provoque cette sensation. Alors, je marche dans les ruelles, sortant à de multiples reprises la seule chose qui peut encore me calmer, ou du moins, qui m’en donne l’impression : mon inhalateur. J’aspire de grandes bouffées d’oxygène et je sens à chaque fois mon excitation retomber… Pour repartir de plus belle encore dans les minutes qui suivent, me donnant tout de même le temps d'un répit salvateur. Le faible éclat de ma bougie suffit à éclairer le sol pavé sur lequel je marche, mais une petite bourrasque et cette dernière s’endort, laissant de maigres volutes de fumée s’échapper de la mèche encore chaude. Malgré le manque évident de lumière derrière les lourdes bâtisses de bois de la ruelle cachant la lune épaisse, je vois encore nettement devant moi. Alors, je continue à marcher. Eyeha me trouble. Je n’arrive plus à me sortir son visage angélique de mon esprit. Je repense tous les jours aux baisers qu’elle me donne avant de partir, une fois qu’elle m’a apporté ma lecture sur ce monde nouveau. Machinalement, je pose ma main sur ma joue, pensant y sentir encore cette douce sensation de bonheur alors que ses lèvres venaient s’y déposer.

Guenaël repensait à ce qu’elle avait fait pour lui. Il repensa longtemps à la maison qu’il occupait. Quand il s’y était installé, il n’avait pas encore connaissance du réseau sous-terrain qui menait au château, mais elle, elle le savait. Elle l’avait calculé. Intérieurement, il se disait qu’elle aussi pouvait ressentir quelque chose de semblable à ses sentiments, mais il les chassait rapidement. Soudain, une nouvelle pensée surgit.

Il y a quelque chose dans l’air. Je ne sais pas ce que c’est, mais j’aime cette odeur. Je me retourne et suit la piste odorante. Je parcours le rues mortes et parvint finalement devant une maison que je ne pensais pas rallier en suivant cette odeur. Cette grande maison, faite de pierres et de briques, aux lourds colombages, c’est la mienne. Je m’approche lentement de la porte de bois massive et je pose ma main sur la poignée de métal qui grince alors que je la tourne, pénétrant prudemment à l’intérieur. Il y a quelque chose à l’intérieur. Je sens que je ne suis pas seul. Mes yeux scrutent consciencieusement chaque pièce, passant ma tête dans les ouvertures des portes pour vérifier que tout se trouve au même endroit que lorsque j’étais parti, quelques minutes auparavant. Je continue ma progression, longeant les murs à tâtons malgré ma vision pourtant claire dans l’obscurité. Finalement, sous la porte menant à la pièce principale, j’aperçois un détail intrigant. Une faible lueur s’en échappe. Je sens mon cœur battre à une allure folle. J’essaye de garder le contrôle de ma respiration, mais je ne peux m’écrouler sans m’adosser sur le mur. J’essaye de lever la tête, comme pour capter un maximum d’air alors que ma main plonge dans ma poche et en sort mon inhalateur. D’une inspiration salvatrice, je sens l’oxygène descendre dans mes poumons sans heurt. Je me laisse glisser le long du mur, me retrouvant assis contre le mur. J’ai peur. Je ne sais pas ce que je vais trouver derrière cette porte. Cette porte m’appartient. La pièce qui se dessine derrière je la connais. Mais je sens qu’il y a quelque chose qui cloche. Je reprends une bouffée d’oxygène, emplissant de nouveau mes poumons du gaz de mon inhalateur et me relève, bien décidé à franchir cette porte. Sur l’un des meubles qui habitent ce long couloir qui mène au salon, je trouve un porte-bougie. Résolu à m’en servir comme arme contre le possible agresseur qui se trouve derrière cette porte, je l’empoigne fermement et pousse délicatement la porte, passant d’abord ma tête dans la faible ouverture que j’ai créée.

Dans la pièce se trouve une jeune fille à l’aspect fantomatique. Parfaitement immobile, elle fixe la porte d’où s’extirpe Guenaël. L’homme lâche le chandelier et pénètre dans la pièce, surpris de voir Eyeha chez lui à pareille heure de la nuit. Il s’approche d’elle, le regard hébété. Elle ne bouge toujours pas. Il essaye de lui parler mais elle ne lui répond pas. Au comble de l’émotion, il sent son souffle court et sort à nouveau son petit inhalateur. Il se retourne et aspire deux grandes bouffées gazeuses et range le petit objet alors qu’il sent son cœur se calmer.

Quand je me retourne, Eyeha n’a toujours pas bougée. Elle me met mal à l’aise face à ce silence immobile. Je tente vainement de l’appeler à nouveau, alors que je sens mes émotions retomber dans une larme qui coule le long de ma joue. Toute ma peur vient de s’évanouir alors qu’une nouvelle terreur me happe. Pourquoi ne me répond-t-elle pas ? Pourquoi est-elle ici, maintenant ? Finalement, je pose ma main sur son épaule, essayant de la sortir de sa torpeur.

-"Princesse ?"



Dernière édition par Guenaël Kenan le Mer 31 Oct - 14:16, édité 2 fois
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Eyeha Norken
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MessageSujet: Re: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Dim 21 Oct - 18:21

L’air était toujours frais le soir. J’aimais me promener dans les immenses salles vides puis retrouver le balcon principal avec cette vue imprenable. Alors je me penchais sur celui-ci et je regardais les vagues mourir sur les falaises, les astres se refléter dans l’azur profond de l’océan. Je sentais l’air marin sur mon visage et les bribes de sel pénétrer mes narines. J’aimais danser le soir, seule, m’imaginant, comme dans mes rêves les plus fous, sortir du château, de la ville. Il m’était déjà arrivé de me faufiler en ville, par le passage menant à la maison condamnée de Guenaël. Mais jamais je n’étais sortie des murs de Lorde-Gian. Juste dans mes rêves… dans mon sommeil, et j’aimais ces moments uniques. J’aimais me sentir courir dans les collines du nord, regarder le soleil se coucher le long des falaises, rouler dans les champs de céréales, m’endormir sur le sable encore chaud de la plage par une nuit torride. Tout cela je l’avais vu, je l’avais imaginé, mais je n’y étais jamais allée. Et je rêvais toujours secrètement, le soir, de voir tout cela. Alors je fermais les yeux quelques instant, me laissant transporter par le vent venu d’ailleurs.

Mais toujours un garde venait à moi pour me dire de rejoindre mes appartements. Le couvre-feu étant passé, il devenait fort imprudent et impoli de traîner dans les couloirs sombres du château. Et le personnel n’aimait guère être dérangé par les caprices princiers. Alors je m’exécutais, jetant un dernier regard sur l’étendue sans fin. Je montais les grandes marches de marbre une à une puis je voyais cette porte en bois vieillit comme la porte de ma prison. J’y entrais doucement et entendais celle-ci se refermer, le soldat tenant la garde juste devant sur les ordres de mon père. Je n’avais jamais su si cela était pour m’empêcher de sortir ou pour empêcher quelqu’un d’entrer. Allez savoir. Les deux hypothèses étaient fortes probables venant de lui.

Je posais toujours ma robe sur une petite chaise non loin de mon grand lit pour que chaque matin la nourrice vienne la chercher et la changer par une autre à mon réveil et avant mon bain. Je regardais une dernière fois les lumières de la ville s’éteindre peu à peu sous l’effet des ombres de la nuit par ma meurtrière vitrée. Puis je décidais ce soir de ne pas garder de vêtement pour me coucher. Je voulais simplement sentir les draps satinés contre ma peau brûlante. Alors je m’endormais dans un silence serein, serrant les tissus contre mes seins nus, me tordant dans le lit douillet qui s’offrait à mon corps. Je détachais une dernière fois mon diadème le posant précieusement sur la table de chevet. Et je sentais mes cheveux se débattre pour s’évanouir dans les oreillers immaculés, mes mains venant border mes yeux pour une dernière fois.

Je songeais à tous les évènements récents, à ces hommes et femmes arrivés de la Terre vêtus étrangement. Je songeais à Matthieu. Ce jeune homme m’impressionnait au plus haut point. Il avait presque tout appris en quelques jours. Il était attentif à tout et dégageait un charme fou. Il rendait toutes les demoiselles de la Cour folles, et moi-même par la même occasion. Peut-être était-ce simplement son côté aventurier qui me séduisait, je ne savais pas réellement. N’étant qu’une jeune femme coincée dans un château sans âme, j’étais enivrée par les épopées de chaque beau parleur franchissant le seuil des portes royales. Mes dernières pensées avant de sombrer furent pour Guenaël. Cet homme m’inspirait la confiance la plus pure et la sympathie la plus profonde. Il semblait extrêmement cultivé, renfermant en lui de nombreux secrets. J’aimais ces hommes mystérieux qui gardent tout pour eux de peur de voir leur âme s’envoler avec leurs indiscrétions. Et j’aimais en particulier celui-là, toujours sur la réserve, craignant d’être maladroit à chaque geste. J’avais développé pour lui une forte sensation de protection. Grâce à mon rang et à notre secret, j’avais l’impression agréable d’être son ange gardien et de le protéger des maux qu’il pouvait ressentir ici, en ces lieux sauvages et infernaux. Je m’endormais alors paisiblement avec un sourire aux lèvres, laissant mon inconscient m’envoûter de son parfum imperceptible.



***



Il fait lourd dans cette pièce. La lumière d’une bougie éclaire la pièce. Je ne sais pas où je suis. Ou alors je le sais mais ça n’est pas clair. Et puis je sens quelque chose de bizarre dans mon ventre. Je suis déjà venue ici. J’ai envie de vomir et je ne sais pas pourquoi. J’ai des haut-le-cœur, je me sens en lévitation. J’ai une voix dans ma tête mais je n’entends pas ce qu’elle dit. Quelqu’un semble s’approcher. Je le vois, je ne sais pas qui c’est. Il semble surpris, effrayé. Il me regarde. Soudain il pose sa main sur mon épaule et je me sens tomber. Mon cœur a comme un choc. J’ai l’impression de me réveiller dans cet endroit que je connais parfaitement. Je suis chez Guenaël et il est avec moi. Il semble troublé par ma présence. Je le regarde à nouveau, je ne dis rien, je respire fort, la bouche ouverte. Je me sens tout de suite mieux comme si j’étais revenu sur la terre ferme. Il me parle, inquiet. Je peux apercevoir mon reflet dans un miroir non loin. Je porte un pantalon de cuir et des bottes, comme pour l’entrainement avec le maître d’armes. Me serais-je entraînée avant ? Des manches crème tombent sur mes épaules mais je ne porte pas mon diadème. Mes cheveux sont lâches et fougueux, venant border avec sensualité mon visage. Ils sont épais ce soir, certainement dû à la chaleur de la pièce. Je relève doucement la tête pour me voir mieux, quelques mèches venant caresser mes lèvres. Je regarde Guenaël qui semble toujours aussi troublé de me voir dans pareil accoutrement.

Puis il finit par ne plus rien dire, attendant une réponse, une réaction de ma part. Mais je ne dis rien car je n’ai rien à dire. Je ne sais même pas pourquoi je suis là. Je m’approche de lui et passe ma main sur son visage, tentant de voir si tout ça est réel ou non. Puis, une fois après avoir vérifié que sa pommette mal rasée est bien au creux de ma main je décide de lui retirer sa capuche pour le voir mieux, malgré la lueur faible des bougies environnantes.


« Je suis là maintenant, ne t’en fais pas. Tu n’as plus à avoir peur. »

Je me rapproche alors un peu plus de lui pour poser mais deux paumes le long de son visage fermé et meurtri, laissant mes pupilles brillantes se perdre dans son regard si froid et si doux à la fois.


Dernière édition par Eyeha Norken le Dim 21 Oct - 22:14, édité 1 fois
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Guenaël Kenan

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MessageSujet: Re: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Dim 21 Oct - 21:30

Je t'aime, moi non plus.

La jeune princesse vient délicatement poser ses mains sur les pommettes rugueuses de Guenaël. Sa peau est chaude et agréable et l’homme penche légèrement la tête contre la main ouverte qui est venue cueillir son visage. Décontenancé mais rassuré par ce soudain réveil, l’homme ne réagit pas et se contente de croiser le regard de la belle pour y plonger ses billes azurées. Ces yeux, il les connait, il les a admirés maintes fois déjà. Mais ce regard, il ne l’a jamais vu.

Je ne comprends pas cette nouvelle lueur au fond des yeux d’Eyeha. Mais ses mains posées contre mon visage me rassurent et ses douces paroles me confortent. Je sais que maintenant, elle est là, avec moi. Son visage est si cristallin à la faible lueur de l’unique bougie de la pièce, plongée dans une obscurité intimiste. Je me prends à lui sourire. Je suis rassuré qu’elle me parle, je sais que quand elle me dit de ne pas avoir peur, elle ne me ment pas, alors mes hantises s’évanouissent. Je la prends dans mes bras, heureux de pouvoir la sentir contre moi, heureux de pouvoir sentir son souffle sur ma nuque. Mes cheveux, libérés de leur capuchon, viennent se déposer sur nos têtes blotties dans le cou de l’autre. J’ai l’impression d’être à l’abri, qu’il ne peut rien m’arriver maintenant. Et je le crois, fort. Aussi fort que l’amour que je lui porte.

Au dehors, la lune brille du haut de son trône stellaire, posant son regard immaculé sur les terres d’Eleris. Elle brille d’une lueur puissante, peut-être plus forte que le soleil lui-même, une lueur violente, qui vient, entre deux nuages, éclabousser Lorde-Gian de ses vagues lunaires. La petite maison près du château où vit désormais Guenaël est tantôt noire lorsque les nuages masquent l’astre nocturne, tantôt blanche quand celle-ci vient la baigner de son éclat immaculé, que la pierre vient refléter en de milliers d’étoiles murales. A l’intérieur, les deux âmes égarées se tiennent dans une étreinte réconfortante. Debout, dressés comme deux piquets immobiles, Eyeha et Genaël semblent inanimés, seules leurs respirations respectives, brisant un silence religieux, viennent animer leurs poitrines, témoignant de leur vie.

Je l’enserre de mes bras, plaquant sa taille contre moi. Je n’ai pas envie qu’elle s’en échappe. Je n’ai pas envie qu’elle parte. J’aimerai la garder auprès de moi, avoir sa jeunesse contre moi, passer mes mains dans l’océan de sa chevelure, y plonger mon visage, sentir son parfum enivrant, le respirer, fort, toujours plus fort. La savoir heureuse. La rendre heureuse. Mais j’ai peur, trop peur de me tromper. Peur de ne pas être dans le vrai, peur de me mentir à moi-même. Peur de me laisser aller devant elle, encore toute jeune. Encore toute fragile.

Guenaël passe sa main le long du dos de la princesse. Contrairement à ce qu’il aurait pu penser, sa respiration reste calme, sereine. Son souffle fait voler les longs rubans noirs de la jeune femme à un rythme régulier. Encore maladroit, il vient blottir son visage dans le creux du cou de la princesse. Il sent quelques larmes, tiraillées entre la joie de sentir la belle contre lui et la peine de la savoir pourtant si loin. Il la sent comme une prise inaccessible. Il approche ses lèvre de son oreille et lui murmure quelques tendres supplications.

-"Je n’ai pas envie que vous repartiez. Pas tout de suite. Restez encore un peu, princesse."

Je sentais de petites larmes venir emplir mes yeux sans qu’elles ne puissent s’en écouler, restant prisonnières de mes pupilles comme je voulais garder mes sentiments prisonniers. Mais je ne sus pas si c’est du désespoir ou une sorte de pulsion, mais doucement, j’ai posé mes lèvres sur sa nuque offerte, douce et vierge. J’ai relevé la tête, guettant la réaction de ses petites billes bleues. Un bleu saphir, brillant. Je n’avais pas envie de m’arrêter là, je ne voulais pas regretter. Je voulais aller jusqu’au bout, je voulais qu’elle comprenne, effacer l’ambiguïté qui pouvait exister entre nous.


Alors, Guenaël posa sa paume sur la joue de la princesse. Il fit glisser son pouce sur quelques centimètres, caressant le visage de la belle. Son expression avait changée. Il était décidé. Alors, l’historien fit glisser sa main le long du visage d’Eyeha pour finalement tomber sur sa nuque qu’il retint doucement, approchant ses lèvres de celles de la jeune fille. Finalement celles-ci se posèrent sur la bouche délicate et humide de la princesse. Il l’embrassa, armé de toute la passion qu’il lui vouait depuis qu’il l’avait entrevue dans la forêt où ils avaient atterris, depuis qu’elle était venue les rejoindre durant la grande réception célébrant leur arrivée, depuis qu’elle l’avait veillé par deux fois sur son chevet, depuis qu’elle lui avait redonné espoir alors qu’il se voyait déjà quitter les siens. Armé de toute l’envie qui l’avait déjà habité, chaque jour qu’elle empruntait les souterrains pour venir le retrouver ici, lui portant les livres qu’il lui demandait. Sa main relâcha peu à peu sa nuque pour venir jouer dans ses cheveux denses.

Ma respiration s’accélérait. Mais je ne voulais briser cet instant, pas maintenant. Je voulais encore sentir sa bouche sur la mienne, je voulais encore lui montrer un peu plus l’amour que j’éprouvais. Au moins, maintenant ne regretterai-je plus rien. Au début, j’avais pensé qu’elle se débattrait, qu’elle m’empêcherait de l’atteindre. Mais finalement, elle s’était laissé faire. Partageait-elle mes sentiments ? Je le pensais, j’étais persuadé qu’elle comprenait ce que je ressentais et cela créait en moi une douce chaleur bienfaisante. C’est aussi pour ne pas perdre ce feu ardent que je ne voulais rompre cet instant. Alors, même si j’ai lâché sa nuque, j’ai fait jouer ma main dans ses cheveux soyeux. Je passais ma paume sur ses pommettes timides, caressant avec douceur sa peau encore juvénile. J’ai alors senti que je devais la relâcher.

Guenaël se retira, posant son regard céleste dans les deux glaciers qui miroitaient derrière les yeux d’Eyeha. Il se pinça les lèvres, imitant la mimique d’un enfant qui viendrait de commettre une bêtise. Pourtant, il ne regrettait pas. Mais il se sentait maladroit, malvenu. Il prit une grande inspiration, tentant de calmer une nouvelle crise qu'il sentait monter à lui alors qu'il avait rompu le contact.

-"Je suis désolé Eyeha, je n’aurai pas dû, vous devriez rentrer au château maintenant, vous n’êtes restée que bien trop longtemps en ma compagnie pour ce soir. Ne m’obligez pas à vous aimer davantage…"

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En blanc, c'est l'admin qui parle.

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Dernière édition par Guenaël Kenan le Ven 2 Nov - 11:31, édité 1 fois
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Eyeha Norken
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MessageSujet: Re: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Jeu 1 Nov - 11:44

Le pêché est une illusion de la conscience.


Je le sens qui se rapproche de moi et viens m’étreindre délicatement dans la douceur de ses grands bras. Une boule au ventre vient me serrer les entrailles et la poitrine. Tout est un peu flou et imprécis comme à l’habitude, mais je me sens transportée par ces sentiments naissants. Je me sens libre, libre de faire ce que j’ai envie, libre de tout, de ma condition, de mes principes, de mon corps, comme à chaque fois. J’aime cette sensation qui me transporte, me pousse à faire des choses, je ne me sens pas bridée, je vis le moment, sans comprendre pourquoi. Je fais des choses qui ne me ressemblent pas et je n’en ai pas réellement conscience. Je ne réfléchis pas vraiment, je me laisse portée et guidée par mon instinct, par mon rêve.

Je le sens contre moi et cette étreinte est tout à fait nouvelle, comme s’il s’agissait à chaque fois de la première. J’ai le sentiment que tout est à portée de main, que je dois saisir les opportunités, que je dois faire les choses comme elles me semblent justes dans l’instant. Mais je le laisse faire, bercée par ses gestes délicats. Il vient mettre son visage dans mon cou et m’enlace la taille davantage. Il me dépose un doux baiser, s’en allant à quelques passions interdites. Puis je sens mon visage cueilli par sa main maladroite, mais vite assuré au contact de ma nuque. Il m’embrasse un instant, profitant du contact timide de nos lèvres. Puis c’est un baiser passionné qui s’annonce tout à coup et nous emporte dans un flot de sentiments étrangers. Est-ce de l’amour, de l’attirance, de l’envie ? Est-ce l’interdit qui nous pousse à un tel acte ? Je ne le sais pas et ne me pose pas la question à ce moment précis car ma conscience s’évanouit pour ne laisser place qu’aux battements affolés de mon cœur au creux de ma poitrine.

C’est en perdant ses mains dans ma longue chevelure qu’il finit par se retirer, craignant d’avoir enfreint une loi céleste. Il se sent coupable et me regarde comme un chien battu, attendant mon pardon pour la faute commise ou simplement un regard qui traduirait un consentement mutuel. Il comprend ensuite que nous avons partagé ce moment à deux et que si les règles violées par nos bêtises communes venaient à être murmurés au château, il ne lui arriverait rien, car je m’en tiendrais seule responsable. C’est alors qu’il me chuchote quelques mots langoureux, sur un ton laissant pourtant paraître la tension qui lui sépare le cœur.


-"Je suis désolé Eyeha, je n’aurai pas dû, vous devriez rentrer au château maintenant, vous n’êtes restée que bien trop longtemps en ma compagnie pour ce soir. Ne m’obligez pas à vous aimer davantage…"

Je ne me sens pas réellement touché par ses mots car je n’y prête pas d’attention, je ne sais pas pourquoi mais ne les sens pas traverser mon esprit. Celui-ci étant des plus confus, je réplique alors des bribes de phrase n’ayant aucun sens à mes yeux ni aux siens.


« Tout ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour. »

Et je me sens alors prise d’une pulsion incontrôlable, venant du plus profond de mon être. Je me rapproche à nouveau de lui et l’embrasse avec fougue. Je ne saurais expliquer cela, mais je n’essaie pas, je vis l’instant comme il survient. Je n’ai aucune limite, je suis dans mes rêves les plus fous, je peux imaginer ce qu’il me plait et faire ce que mon corps m’ordonne de faire. Alors je le touche et parcoure son corps avec mes mains culotées. Je ne sais pas s’il se sent mal à l’aise, je ne sais pas s’il accepte mon attitude. Suis-je déplacée ? Devrais-je me retenir ? Je ne suis pas une princesse ce soir, et je ne pose pas vraiment ces questions. Je suis une femme comme n’importe quelle autre et j’ai envie de lui. Je le pousse sans violence contre le mur non loin derrière lui en enfourche sa nuque chaude dans mes ongles affamés. Je n’arrive pas à faire cesser de baiser et ces pulsions en moi, comme si un animal venait me posséder. A tout cela se mêle également sentiments refoulés. Je suis prise dans un tourbillon d’excitation, et je ne veux qu’une chose : lui. Alors je commence à tirer sur ses vêtements, à essayer de sentir sa nudité sous mes paumes, sentir sa chaleur corporel au contact de mes mains indiscrètes. Je ne sais s’il ressent la même chose que moi, je ne sais s’il en a envie, mais je ne pense pas une seconde à ses questions intérieures, restant bloquée dans un ouragan commun qui déchire nos cœurs et l’air pesant.

Quand je parviens enfin à saisir son buste nu entre mes doigts je le parcoure avec toute l’envie qui emprisonne mon être. Je tente vainement d’enlever sa chemise de lin mais il doit alors venir m’y aider. Je comprends à ce moment qu’il ne veut plus s’interdire quoi que ce soit et que l’instant qui nous ai offert doit être partagé. Je passe mes mains dans son dos puis mes bras, voulant le serrer fort contre moi, voulant lui transmettre toute ma passion du moment. Dans ces baisers incessants, je comprends qu’une dernière chose le retient. Il n’ose pas, il me touche mais ne veux pas se sentir coupable d’avoir provoqué une chose que je pourrais regretter par l’avenir.

Alors je me détache de lui avec difficulté et plonge mes yeux dans les seins. Je saisis sa main engourdie et vient la déposer dans mon dos, sur les lacets de cuir qui enserre mon corset. Il devient alors une camisole pour moi dont je rêve secrètement de me libérer. Je l’oblige alors à les saisir et à les dénouer, laissant par la même occasion ma prison de cuir se relâcher doucement. Je tire dessus et le laisse glisser contre mon corps bouillant pour qu’il tombe à terre. Une mince chemise crème englobe alors mon buste, laissant apparaître mes formes généreuses sous une transparence sensuelle. Il me regarde mais n’ose pas me toucher.

Commence alors un moment plus doux et tout en tension. Je comprends qu’il reste figé et qu’il se sent tiraillé entre ses envies et ses principes. Il ne demande qu’à être libéré de sa morale castratrice et je vais l’y aider. Je me retire alors de mes bottes délicatement, les poussant du pied. Puis je fais descendre mes mains le long de mes longues jambes, entrainant avec elle mon pantalon de cuir et laissant apparaître la peau claire de mon corps svelte. Mon chemisier vient border mes cuisses, me recouvrant telle une robe délicate et immaculée. Mes épaules et mes jambes sont alors nues mais je n’ai pas froid car je me sens traversée d’une excitation brûlante. J’avance vers lui et l’embrasse à nouveau, venant coller ma jambe contre sa cuisse, qu’il ne tarde pas à saisir fermement. Je comprends alors qu’il va se laisser aller et qu’il va enfin partager ce moment intime et secret qui nous ai offert en cette nuit chaude et passionnée.
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Guenaël Kenan

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MessageSujet: Re: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Ven 2 Nov - 15:03

Et la nuit porte conseil.

Il y a quelque chose dans ses yeux. Quelque chose qui m’appelle, qui me pousse à ne pas me laisser ainsi bridé par des principes qui lui sont étrangers en cette nuit isolée. Son contact est délicat, mais ferme en même temps, je sens qu’elle n’a pas de limite, que nos hiérarchies respectives n’ont plus aucun sens ce soir, n’ont aucune portée à ses yeux, et les miens sont hypnotisés. Lentement, elle se dénude, et cette nuit que rien n’élude me pousse à la suivre, sans question, dans ce ballet auquel je suis invité. Ses lèvres humides et chaudes se boivent comme un nectar divin auquel je ne peux résister davantage. Mon esprit se vide, petit à petit, de toutes mes appréhensions, et sa cuisse chaude vient se coller à moi alors que je la saisis fermement. Ce contact ne sera plus brisé. Maintenant, elle restera près de moi, quoi qu’il arrive. Je la veux. Je veux encore baiser ses lèvres juvéniles, sentir sa peau brûlante sous mes mains, plonger mon regard dans ses yeux, comme un homme atterré dans l’eau d’une source, je veux la savoir près de moi. Je veux oublier, faire sauter un à un tous les loquets qui me gardent prisonnier d’un joug lâche et dépassé. Et mes verrous s’ouvrent, ils se défont à mesure que je la vois s’offrir à mes yeux.

Guenaël se saisit de la cuisse offerte qui vient se poster contre lui. Il fait glisser sa main le long de la jambe, l’effleurant sensuellement alors qu’une délicate chair de poule fait se dresser le fin duvet qui s’y trouve, pour remonter sur les douces fesses de la princesse, après être passé dangereusement près de son entre-jambes. Il sent qu’elle frissonne à ce moment, probablement sujette à un désir qui s’éveille progressivement. Leur contact est chaud et agréable, elles sont fraîches, inviolées. Mais ce soir, elles sont à lui, comme tout l’être qui se tient face à lui, le bloquant encore doucement contre le mur de la petite pièce, encore plongée dans une intime obscurité. Il vient caresser la peau, tendre, qui se réchauffe à mesure que sa main effectue un va-et-vient de caresses sur le postérieur nu, puis il vient glisser son autre main sous la fine chemise de la belle qui lui laissait déjà entrevoir son corps, nu en dessous. Il part de l’autre cuisse, puis remonte le long de ses reins, glissant sur son ventre saccadé d’une respiration profonde, remontant encore pour venir cueillir le fruit de ses formes de femme. De l’intérieur du tissu, Guenaël vint chercher un à un les boutons qui fermaient encore la chemise pour venir les défaire. A mesure qu’il les ouvrait apparurent sa gorge, sa poitrine gonflée, son ventre et ses reins bouillonnant d’un désir qui ne devrait sortir de ces murs, puis enfin… La chemise glissa sur les bras de la jeune femme, qu’elle vint décontracter pour aider la pièce de tissu à tomber. Sans un bruit, son dernier vêtement tomba, laissant la jeune femme totalement nue, dans un silence à peine perturbé par les respirations empruntes d’envies et de pulsions des deux amants.

Je comprenais à présent ce qu’elle avait voulu me dire. "Tout ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour…" Cette phrase avait tourné en boucle dans mon esprit, me hantant tel un fantôme que l’on n’ose regarder. Mais maintenant, je la comprenais. Ou du moins l’avais-je compris comme je voulais l’entendre. Les nuits sont pleines de secrets. Nous en partagions déjà beaucoup. Ma malédiction, ses visites, notre passion. Tous ces secrets étaient des enfants de la nuit, et tous disparaissaient le jour, ne laissant derrière eux qu’un maigre souvenir qui ne refaisait surface qu’à la lune suivante, comme s’il nous était impossible d’y penser une fois le soleil levé. Alors, tout ce qui pourrait se passer ce soir naitrait sous l’astre nocturne et mourrait sous l’astre solaire. Cette nuit garderait elle-même en son sein les évènements qui viendraient secouer nos cœurs transis. Et le jour n’en aurait cure, laissant à sa sombre sœur le soin de veiller sur nous.
Je le savais. Depuis ma morsure, j’étais devenu une créature de la nuit. Eyeha me l’avait dit. J’étais un des fils de la lune et nouait désormais avec elle une relation particulière. Ce soir, je le sentais. Elle m’appelait dans un langage que j’ignorais. Elle me murmurait à l’oreille des paroles que je ne saurais entendre. Mais même sans la comprendre, j’en ressentais les effets. Je comprenais ce qu’Eyeha avait voulu me dire en parlant de la lune comme ma maitresse. Je n’avais d’autre possibilité que de lui obéir, sans même m’en rendre compte la plupart du temps. Comme un chien.

Rapidement, Guenaël fut tiré de ses pensées parasites. Bien qu’il sentait toujours couler en lui un sang gorgé -mais de quoi ?- venant abreuver son être en proie à une douce parade amoureuse, à un ballet charnel, il sentait son souffle siffler, lui rappelant ses peurs maladives. Alors qu’il soufflait encore difficilement, il vint, comme par instinct, chercher l’oxygène là où il n’aurait jamais eu la lucidité d’en chercher. Il plaqua sa bouche contre celle de la princesse, lui offrant un baiser sensuel. Un long frisson remonta le long de son échine, agitant son dos nu plaqué contre les pierres froides. Et alors qu’il remontait toujours plus le long de sa colonne sinueuse, ses poumons s’emplirent à nouveau normalement, gorgés d’un nouvel air qui venait de s’engouffrer dans sa trachée comme une source qui coulerait le long d’une pente douce.
Alors il oublia tout. Il oublia sa malédiction, sa maladie. Il oublia ses différences avec la princesse. Il alla jusqu’à s’oublier lui-même pour ne plus penser qu’à une seule et unique chose : Eyeha.

Je l’ai délicatement repoussée, gardant toujours ma main plaquée sur ses fesses alors que je reprenais une nouvelle prise pour la soulever dans mes bras. Tandis qu’elle plaquait son corps intégralement dénudé contre mon buste, je cherchais ses baisers, relevant la tête pour capter ses lèvres légèrement surélevées alors qu’elle me regardait de haut depuis sa position. Délicatement, elle vint poser ses mains sur les côtés de mon visage, partageant un nouveau baiser passionné chacun tentant à tour de rôle de prendre la lèvre de l’autre entre les siennes, de venir mordiller la chair dans une étreinte qui devenait de plus en plus sauvage à mesure que les secondes s’écoulaient et que la nuit prenait pleinement ses droits. L’une de ses mains glissa alors sur ma nuque, resserrant toujours une étreinte déjà solide, comme si elle ne voulait que ce baiser ne cesse et que je retire mon visage. Je sentais sa prise, toujours plus forte, me plaquer contre ses lèvres, je sentais son corps chaud venir se plaquer dans toute sa longueur contre moi. Alors j’ai assuré ma prise, et j’ai commencé à marcher.

Guenaël avala rapidement les quelques mètres qui le séparaient d’un matelas confortable. Lentement, la jeune femme compris le but de la manœuvre et laissa délicatement son étreinte se défaire alors qu’elle se faisait déposer sur les draps. Un court instant de tension s’immisça entre les deux amants, alors qu’ils croisaient à nouveau leurs regards.
La nuit permettait bien des folies. Oubliés de tous dans la petite bâtisse près du château, les deux amants se prêtaient tour à tour leurs corps, donnant à l'autre ce qui leur était rendu instantanément. Et haut dans son trône nocturne siégeait toujours la lune, posant son maître de regard sur l'homme qui abandonnait sa nature profonde pour communier avec celle qu'il aimait. Elle venait poser ses rayons lunaires sur le couple, abrité des regards indiscrets et des rumeurs que l'on pourrait remonter jusqu'aux oreilles de la Cour, car elle seule serait garante de leur secret, et elle seule savait encore de quoi pouvait être faite cette nuit. La princesse et le monstre, tous deux protégés de sa nocturne protection.
Elle était là, allongée sur le dos, la mine faussement surprise, le regard impatient, les cheveux détachés qui se baladaient sur le tissu nacré, dessinant de longs rubans de charbon doré sur le satin de leurs nuits. Lui se trouvait au-dessus d’elle, le regard plein de passion et d’excitation, les reins brûlés par un désir, alimenté de visions enchanteresses. Il déposa un nouveau baiser sur ses lèvres auquel il coupa rapidement court, se redressant en quittant l’étreinte de sa princesse. Sans perdre un seul instant la belle du regard, il posa sa main sur la boucle de sa ceinture, défaisant une des chaines qui le retenait encore. Un cliquetis de ferraille qui s’entrechoque, puis le bouton de son blue jean céda, la fermeture s’ouvrant dans un long supplice.



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MessageSujet: Re: La Nuit où la Lune est devenue Maîtresse    Mar 11 Juin - 13:09

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