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 Break (me) out [Amalya + libre]

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Lily Green
Lièvre de Mars
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Localisation : Lorde-Gian
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MessageSujet: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 23 Oct - 22:03

Deux semaines et des poussières. C’est le temps qu’on a passé ici je crois, mais leur façon de compter les jours est bizarre, j’arrive pas à m’y faire. Changer de monde, ça fait perdre la notion du temps, un peu comme une sorte de décalage horaire, en fait. Parce que très franchement, c’est à peu près tout l’effet que ça me fait maintenant. Pas au début, hein ? Au début j’avais les foies, comme tout le monde. Quand tu passes d’une cave humide à une jungle luxuriante en à peine trois pas et un flash de lumière, ça te fait quand même un choc. Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé à ce point muet de surprise. De toute façon tant mieux parce que l’elfique et l’ancien français j’en jacte pas un mot et c’était les deux seules langues que la jolie nana qui nous a accueillis semblait vouloir parler. Heureusement qu’il y a des historiens et des linguistes dans la bande sinon j’aurais jamais atteint la civilisation du coin.

Je suis resté silencieux pendant tout le trajet mais dans ma tête c’était vraiment le bordel. « Comment c’est possible ? On devrait pas être là, ça peut pas être vrai tout ça ! », ce genre de questions à la con. Enfin, y avait vraiment de quoi perdre la boule, c’est sûr. Et à mon avis, j’étais pas le seul à être largué. En fait, j’ai vraiment accepté la situation qu’une fois arrivé dans leur cité, Lorde-Gian, je crois. Quand j’ai vu leur architecture, j’ai vu la lumière du même coup. Parce que ça collait parfaitement ! Toutes les techniques, tous les principes fondamentaux de la construction médiévale étaient là. D’un point de vue physique, ça ne pouvait que tenir debout, c’était bien vrai. Les seuls trucs qui changeaient c’était les formes, les masses, les ornements. Des motifs architecturaux auxquels on n’avait pas pu penser à cette époque dans notre monde et qui me prouvaient bien par A + B qu’on n’était effectivement pas chez tout, tout réel que ce fût. Mais une fois que j’ai intégré ça, c’était tout bon : mon cerveau s’est câblé tout seul en mode élerien et roule ma poule. Ce que je voyais était nouveau, étonnant, mais normal. En gros, je suis devenu un vrai touriste. C’est cool, ça m’a évité de devenir cinglé. Mais bon, plusieurs détails sont vite venus me rappeler l’air de rien que j’étais ni en vacances ni à Dubaï.

Au début, on a été reçus comme des princes. La minette de la forêt nous avait donné une super bonne adresse (en fait c’était la princesse mais je me suis demandé si elle était aussi pas un peu schizo parce qu’elle nous a pas reconnu…). Moi qui craignais vaguement qu’on nous expédie vite fait au bûcher pour sorcellerie, on s’est retrouvé nourris, logés et blanchis aux frais du roi. Bon, je pigeais pas un mot de ce qui se disait et je me faisais légèrement chier mais c’était quand même cool. J’ai pensé ça jusqu’au lendemain, où le prof s’est fait attaqué par une créature de cauchemar. Là, j’ai quitté le mode touriste et j’ai balisé à mort. C’était pas normal, c’était pas possible qu’une bête pareille existe et bondisse sur l’un des nôtres comme sur un vulgaire gibier. Ptain, j’en frissonne encore quand j’y repense. Le pire dans cette histoire, je trouve, c’est qu’il a complètement disparu après ça. On a eu beau essayé de prendre de ses nouvelles une fois revenu au château, pour le coup ça les arrangeait bien de pas parler notre langue, les autochtones. Pas moyen de savoir s’il se remettait de sa blessure, s’il était encore vivant. Bon, ça me tracassait un peu mais au bout de quelques jours, j’ai remarqué que Matthieu était redevenu beaucoup plus serein à ce sujet alors je lui ai fait confiance et j’ai cessé de m’en faire. Ah bah tiens, en voilà un autre détail à la con qui est venu me pourrir mon séjour.

Les filles. Des gonzesses partout, à la pointe de l’élégance dans leurs robes moyenâgeuses, qui gravitent autour de Matthieu comme des mouches sur un pot de miel. Très sincèrement, je serais mal placé pour leur faire la leçon. Les insectes sont toujours attirés par la lumière et on fait difficilement plus beau, plus agréable, plus éblouissant que lui. Mais j’ai beau le savoir, ça ne change rien aux envies de meurtres qui me chatouillent les phalanges quand je vois cette horde de femelles se pâmer autour de mon fantasme. Bon, qu’on s’entende bien, j’ai rien contre les filles. Il y a plusieurs filles dans le groupe avec qui je m’entends bien. Et puis, c’est pas comme si j’avais pas l’habitude d’être doublé par une jolie demoiselle quand je flashe par mégarde sur un hétéro. C’est naturel, après tout. Mais là, même c’est en partie dû à l’attrait de la nouveauté, ce mur de chromosomes X qui se dresse entre lui et moi me frustre à un point inimaginable. Je sais que je ne pourrai jamais l’approcher de toute manière mais je me sens surclassé sur tous les plans. Qu’est-ce que vous croyez, bande de pucelles ? Moi aussi j’aimerais avoir un utérus et une paire de roberts pour pouvoir faire comme vous, c’est pas la peine de me narguer comme ça. Eh putain, je deviens parano, ça me gonfle…

Voilà pourquoi aujourd’hui c’est décidé, je fais le mur ! Depuis la disparition du prof, on nous a recommandé d’éviter de sortir seuls en ville mais cette fois, fuck off. J’ai pas envie d’avoir un chaperon pour aller m’encanailler. Je retire donc le pourpoint et la veste qu’on m’a filé en guise de fringues de rechange et enfile le débardeur et le sweat noirs qui sont remontés du lavoir ce matin, tout propres et tout raides (on se rend pas compte avant ça à quel point la Soupline, c’est vachement cool). Les couleurs des broderies sont toujours intactes mais à ce régime elles ne devraient pas tarder à pâlir. Il faut donc que je songe à engranger du matos en prévision, genre du fil, des aiguilles, de la teinture. Et peut-être aussi du tissu pour me tailler mes propres vêtements mais bon, pour ça faudrait que j’ai un peu plus de pognon. On ne nous a filé qu’un tout petit peu d’argent de poche depuis notre arrivée et je ne me rends pas compte de ce que vaut la monnaie ici, j’aurais vite fait de me faire arnaqué. Bon allez, assez causé ! Les recoins de Lorde-Gian m’attendent… J’ajuste les oreilles de lapin de ma capuche, puis je quitte la petite alcôve qui m’a été attribuée pour m’engager d’un pas résolu dans les couloirs du palais, direction la sortie.

Le soleil commence à se coucher quand je parviens dans les bas-fonds. J’ai traîné presque tout l’après-midi et j’ai claqué tout mon pognon en tissu, finalement. Quel con… Enfin, c’est pas grave. J’aurais de quoi me faire une ou deux fripes assez sympas avec (je ne m’attendais pas à remercier un jour mes parents de bosser dans la couture, sérieux…). Et puis, les motifs éleriens m’inspirent, je vais sans doute bien m’éclater. Mais là, c’est pas ce que j’ai en tête. Maintenant que je suis repassé vite fait au palais pour déposer mes trouvailles, que je me suis fait gentiment sermonner par les autres et que je leur ai poliment répondu que merci c’est gentil, mais je fais ce que je veux, je redescends au sud de la ville. Une sourde excitation bat dans mes veines alors que je m’attire les regards méfiants des autres badauds. Ils ont l’air moins avenants dans ce quartier et je ne comprends toujours pas ce qui se dit, mais je m’en fous. Très sincèrement, je n’en ai rien à faire. Je suis agité par une envie de provoc, de sang, de fièvre. Je suis sur un nouveau monde, inconnu, fascinant, dangereux et je voudrais crier que ce soir j’enfreins les règles et je mets le feu. Que ceux qui veulent m’en empêcher ne se privent pas, je n’attends que ça…

Marchant à pas assurés au milieu des ruelles étroites, guettant le ciel embrasé par le couchant entre les toits, j’agite la tête au rythme d’une musique que moi seul peut entendre. Le grésillement aigu d’une guitare en disto, un cri perçant qui annonce le martèlement sauvage de la batterie et des accords saturés. Putain…

« Tonight my head is spinning
I need something to pick me up
I've tried but nothing is working
I won't stop, I won't say I've had enough »

Oh que non, je m’arrêterai pas. Qu’on me regarde, qu’on s’éloigne, qu’on me dise de la fermer dans cette langue inconnue, je m’en branle. Y a trop de trucs qui s’accumulent depuis ces deux semaines, que je ne comprends pas, qui me gavent, qui mettent les nerfs à vif. Alors ce soir, faut que ça déborde ou je vais devenir taré…

« Tonight I start the fire
Tonight I break away !! »


Allez, Eleris. Montre-moi un peu ce que t’as dans le ventre, maintenant…

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Amalya Kèrn

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Localisation : Grotte principalement.
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Ven 26 Oct - 21:08

Amalya était partie de la grotte depuis deux jours et celle-ci commençait à lui manquer sérieusement. Quand elle fermait les yeux et écoutait son coeur humain battre elle entendait les grondements de sa meute, les bruits des groupes qui reviennent de la chasse; le hurlement d'une femme qui accouche. Bref, elle était nostalgique. Elle était partie sur un coup de tête, une envie de visiter une nouvelle fois la cité de Lorde-Gian. Et puis elle espérait en apprendre d'avantage sur la rumeur qui avait envoyé ses échos jusqu'à son lieu de vie. La jeune femme avait donc préparé quelques affaires et avait couru jusqu'au alentour de la cité. Elle savait pertinemment qu'elle serait pas tout à fait invisible. Bien, qu'elle ait prit forme humaine c'est son instinct animal qui la guidait.

La jeune humaine ne portait sur elle, qu'un léger vêtement dérober dans un jardin. Elle n'avait pas froid et arpentait les rues en quêtes de quelques choses à faire ou à découvrir. Elle n'avait pas mis longtemps avant de s'arrêter dans une taverne pour y réclamer à manger, en baragouinant sa demande. Elle ne parlait pas beaucoup ni très bien leur langue et venait en partie pour ça. De là où elle venait, personne n'avait besoin de faire de longue phrase pour se comprendre, un grognement ou un regard suffisait à faire passer un message. Les bruits autours d'elle étaient presque assourdissant. Mais Amalya s'en accommoda rapidement.

Dans la taverne, certaines personnes la regardait étrangement. Peut-être était-ce à cause de ses habits particulier ? Ou encore sa démarche un peu différente.. Il faut dire qu'elle n'a pas pour habitude de marcher debout. Mais plus la journée avançait plus elle se sentait à l'aise. Elle trouvait cette forme charnel assez confortable mais ne se voyait pas renoncer à l'autre. Elle ne voulait pas fuir ce qu'elle était comme les lâches, les rebelles... sa mère..

Elle finit sa viande et s'essuya le visage. Elle se leva et se précipita dehors alors que le gérant lui hurlait de venir payer. Elle se retourna pour lui faire face et grogna assez faiblement pour que lui seul l'entende. Il blêmit et fit comme si elle n'était jamais venue. Elle sortie donc de la taverne en souriant. Le soleil commençait à décliner et il fallait qu'elle se trouve un coin pour passer la nuit. Elle ne pouvait pas aller prendre une chambre à l'oeil. Amalya marchait donc dans les rues sans vraiment savoir où elle allait.

Puis, son odorat capta quelque chose. Une odeur étrange.. étrangère. Elle n'était presque pas venue en ville avant cela mais elle n'avait jamais senti cette odeur. Un mélange de trop propre et de... Elle n'arrivait pas à mettre de mot sur ce qu'elle sentait mais cela la titillait au plus au point. Habituellement, les adultes ne se laissaient pas ou peu aller à leur curiosité, mais Amalya était parfois incontrôlable sur ce point. Les sens en éveil comme lors de ses parties de chasse, elle se mit en quête de la suivre.

Elle pista pendant un moment dans les rues et commençait à s'enfoncer dans les bas-fond. Un endroit qui lui était totalement inconnue mais par nature elle ne la craignait pas. Elle continuait sa route humant l'air à intervalle régulier. Elle avait l'impression que cette odeur était partout pourtant un filet plus puissant qui la poussait à continuer sa recherche. Puis au détour d'une rue, l'odeur la frappa de plein fouet. Elle se stoppa quelques secondes et localisa la source. Une silhouette devant elle, presque au bout de la ruelle, avançait. Amalya ne reconnaissait pas les vêtements qu'il portait. Une mode d'ailleurs ?

La jeune femme s'approcha de lui à pas de loup. Lentement elle lui emboîta le pas et le regarda de la tête aux pieds. Les habits étaient des plus étranges, et la démarche particulière. Elle sentit l'excitation de la rencontre grimper en elle. Elle sentait que cette personne n'était pas d'ici donc que les rumeurs étaient fondées. Elle se pencha sur l'inconnu et inspira l'odeur qui émanait de lui. Etrange mais agréable. Elle fit quelques grand foulé pour se retrouver devant lui l'arrêtant dans sa marche. Elle plongea les yeux dans les siens et pencha la tête. Elle s'en détacha rapidement pour le détailler grossièrement.

Elle approchait son visage du sien et fronça des sourcils en regardant les oreilles percés. Elle avait l'impression de se trouver devant une mutation bizarre des héritiers. Elle allait tendre la main vers lui pour le toucher mais fut interrompu.
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Lily Green
Lièvre de Mars
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Localisation : Lorde-Gian
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Dim 28 Oct - 23:45

"Break ! Away from everybody
Break ! Away from everything
If you can't stand the way this place is
Take yourself to higher places !"


Emporté par mon rythme intérieur, je me laisse aller en pleine rue à un peu de headbang et même à un petit solo de air guitar. Bon, normalement il est après le deuxième refrain mais on s'en fout, c'est pas les gens d'ici qui vont venir critiquer mon interprétation. Tel que c'est parti, ils vont plutôt me prendre pour un timbré. Pendant un petit instant, je me demande vaguement ce qu'on fait des fous en Eleris (on les interne ou alors on les lapide avant de les purifier par le feu ?) et puis j'oublie, je n'y pense plus. J'aviserai en temps et en heure, pour l'instant ça me fait un bien de dingue de me lâcher comme ça alors je compte pas m'arrêter. Non, je n'y pense plus, je ne pense plus à rien. Mes cheveux bondissent sur mes épaules et rayent de rouge et de noir mon champ de vision, redessinant encore le réel de ce monde inconnu. J'vais vous faire faire un bond dans le futur, moi, vous allez voir... mais alors que j'entame le deuxième couplet, une sensation étrange vient me déconcentrer, comme si j'étais observé. Hum ouais, en soi c'est pas si étonnant que ça, la moitié de la rue a les yeux braqués sur moi à se demander quoi foutre avec un zouave pareil. Nan mais je veux dire, encore plus observé qu'avant, plus près et plus direct que les autres passants. Je n'arrive pas à mettre de nom sur cette impression qui me chatouille la base des épaules, jusqu'à ce que je sente très distinctement cette présence dans mon dos. Le son aérien et profond d'une respiration, juste derrière moi.

Je me retourne sans cesser de fredonner le deuxième refrain, vaguement sur mes gardes. Pour réaliser de mes yeux qu'il n'y a rien ni personne. A part quelques badauds qui me fixent encore distraitement avant de retourner vaquer à leur occupation, plus haut dans la rue, pas trace du moindre stalker susceptible de respirer lourdement dans mon dos. Bon. Dommage... je me retourne donc, paré à tout donner pour le final, lorsque je manque de me cogner contre quelqu'un, apparu sans prévenir juste sur ma route.

"Wow !!"

Après un joli petit bond de surprise qui me fait décoller de 10 centimètres facile, je m'empresse d'augmenter un peu la distance, essayant de calmer mon palpitant affolé. Putain, je m'attendais à des représailles avant la fin du morceau mais peut-être pas à me retrouver le nez dans les nibards d'une inconnue ! Parce que oui, après un rapide examen de reconnaissance, c'est bien une fille qui m'a flanqué la frousse de la soirée en jouant à David Copperfield. Une grande jeune femme brune, suffisamment court vêtue pour que je devine son corps mince et solide quoique tout en courbes. Ses grands yeux verts me dévisagent avec un éclat vif et curieux, qui me semblera bizarre dans quelques secondes. Le temps pour moi de me rassurer après avoir vérifié que c'est bien un truc humain qui me barre la route.

"Bordel, encore un coup comme ça et j'suis mort ! Tu t'amuses souvent à distribuer les crises cardiaques ?"

Ah mais merde, elle va rien comprendre. J'avais presque oublié qu'ils parlent pas pareil ici. La vache, si je dois faire la conversation avec les trois-quatre mots de liléen que j'ai appris en deux semaines, on va pas aller loin... mais rapidement, je me fais la réflexion qu'on ira pas loin de toute façon. Parce que cette nana est un peu bizarre elle aussi. Sérieux, c'est quoi cette façon de me zieuter comme si j'étais un bestiau de foire ? Bon, je dirais pas que c'est pas ce que je suis puisqu'aux yeux des natifs, on doit vraiment avoir de sacrées dégaines. Mais là, elle ne se contente pas de m'observer à la dérobée comme l'ont fait jusque ici les gens du palais. Non, elle me reluque sous toutes les coutures sans se cacher et sans le moindre respect pour mon espace personnel, comme un petit enfant... Ou à la réflexion, comme un animal curieux, me dis-je en surprenant enfin cette drôle de lueur dans son regard. Un je-ne-sais-quoi de sauvage et farouche, qui me souffle que j'ai peut-être pas tout à fait affaire à ce que je crois. L'air de rien, mon pouls s'accélèrent. J'me fais sans doute des idées et même si c'est pas le cas, j'ai toutes les chances de le regretter mais... j'ai peut-être moyen de pimenter ma sortie. Enfin, il va falloir recadrer un peu les choses avant parce que là, elle est est peut-être un peu trop familière dès le début. Je repousse d'un petit revers la main qu'elle tend vers mon visage.

"Couchée, poupée. On touche pas les piercings le premier soir..."

Non mais. Les oreilles c'est fragile, surtout les miennes qui sont pleines de courant d'air. Alors oui, les anneaux, les chaînes et les écarteurs, ça brille et c'est rigolo à tripoter. Mais tout le monde n'y a pas droit, donc on va faire preuve d'un peu de tenue. Et là, je crois que c'est beaucoup demander. Parce que plus ça va, plus je me dis qu'il y a une couille dans le pâté. Cette fille semble humaine, elle est même jolie et sans doute désirable pour n'importe quel autre homme qui passe dans cette rue. Mais un petit quelque chose cloche chez elle. Une très légère dissonance dans son attitude et ses gestes qui fait que je la verrais tout à fait courir dans la plaine à la recherche de gibier plutôt qu'ici, à faire ses courses dans ce quartier crasseux. Mais ça, rien à part mon instinct émoussé de petit bobo débarqué du 16e parisien ne me permet de le confirmer. Autant dire que ça pèse pas lourd. Bref... je pourrais tout aussi bien continuer mon chemin mais quelque chose me dit qu'elle ne me lâchera pas les basques comme ça alors je ne perds pas grand-chose à essayer de communiquer. Enfin, communiquer...

"Ma belle, arrête-moi si je me trompe mais quelque chose me dit que tu comprends pas un mot de ce que je peux bien jacter. J'ai tord ?"

Apparemment non. Bon. Aux grands maux les grosses seringues, c'est parti pour un petit massacre de la langue locale. Tout le monde en selle !

"Qui... este-tu ? Que... veux-tu... moi ?"

Putain d'elfique... A mon retour, c'est décidé, je vandalise la tombe de Tolkien.

[Les paroles en italique sont les piètres performances de Lily en liléen, traduites au préalable.]
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Amalya Kèrn

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Localisation : Grotte principalement.
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mer 31 Oct - 9:50

Amalya venait d'être repoussée par l'homme. Elle se ressaisie presque dans l'immédiat, se rendant compte de son impolitesse. Elle n'avait pas compris la phrase qu'il avait dit. Rien. Pas un seul mots. Elle fronça des sourcils. Elle chuchota ensuite « Piercing.. » Elle aimait bien ce mot et le garda bien au chaud comme un trésors. Elle pourrait ainsi dire qu'elle a rencontré un venu-d'ailleurs. Chez elle, quand on ramenait une nouvelle chose, on était bien vu. Enfin, au début, car ses amis se laissaient assez vite. Mais là, la nouvelle qu'elle avait rencontrer un des venus-d'ailleurs et qu'en plus elle avait appris des mots... Bon, elle ne savait pas ce que piercing voulait dire ou signifier mais elle lui donnait le sens qu'elle souhaitait et ça.. ça lui plaisait bien.

Elle sourit en l'écoutant à nouveau parler. Encore des mots étranges. « Belle »... « Jacter ».. Elle les répétaient sans cesse pour bien se les imprégner. Mais bien vite son sourire laissa place à une petite moue déçu. Elle avait reconnu les mots en liléen. Et heureusement, l'une des questions lui ne lui était pas aussi étrangère que la seconde. Elle se figea pour chercher ses mots et pris une inspiration.

« Moi.. Amalya... »

Elle se concentra un peu plus pour repasser les phrases dans sa tête et ainsi comprendre mieux la suite de sa phrase. Il semblait tout aussi perdue dans la connaissance des langues. En même temps, s'il venait d'ailleurs, il ne pouvait pas avoir appris à parler... encore une preuve ! Elle compta sur ses doigts et leva les yeux vers lui.

« Je.. bouge... partout. »

Elle avait la bonne phrase en tête mais pas la bonne traduction. Elle voulait dire qu'elle voyageait mais ne connaissant pas le mot exacte elle avait du chercher à le détourner. En même temps qu'elle avait parler, elle avait utilisé quelques signes pour se faire comprendre. Elle avait mimer avec ses doigts 'Marcher' et ensuite elle avait fait le tour d'elle même en montrant les rues. Elle se rendez compte que c'était agréable de faire de nouvelle rencontre et de communiquer avec peu de chose.

« Toi... pas ici ? »

Même si parfois c'était décidément bien handicapant. Elle avait beaucoup de mal à retenir son regard qui s'accrochait sans cesse aux oreilles percés. Puis elle remarqua pour la seconde fois la longue chevelure. Mais elle se rendit compte une fois encore qu'elle le détaillait encore avec grossièreté. Elle secoua la tête pour se reprendre. Mais l'étranger était tellement captivant. Elle réalisa soudain qu'elle ne s'était pas présenté. Elle posa une main sur son torse, au niveau du coeur et souffla son prénom. Ensuite en baissa la tête et la releva en le regardant.

Elle le regarda interrogative. Elle était curieuse à son sujet. Comment était-il arrivé sur Eleris ?
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Shinra Az-Dard
L'Archer de la Mort
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 6 Nov - 22:43

[http://eleris.forumgratuit.org/t103-les-tourments-de-shinra==> Pour comprendre sa venue en Lorde-Gian (encours)]

Il venait d'arriver de la veille. Exténué, il avait dormi dehors, à la belle étoile ,sur un toit... Il admirait les astres, comme avant...

Il n'avait pas d'argent. Il avait dû volé quelques fruits et légumes pour satisfaire maigrement sa faim. Il se cachait des autres. Il savait que dans cette cité, les Supérieurs n'étaient pas réellement les bienvenus. Sa fierté de montrer sa race, il devait la ravaler, même s'il aurait bien voulu se montrer en tant que tel. En quelques temps, toute sa vie avait bousculé. Il était dépossédé de toutes choses, même de sa vie dont laquelle il ne savait plus quoi faire. Il errait. Il voulait se venger, mais ne savait pas par où commencer. Mais il désirait s'écarter de sa ville natale pour oublier un temps soit peu les malheurs qui lui était arrivé.

Traqué, perdu, vide, terrifié, Shinra ne ressemblait plus à ce qu'il était. Avant qu'il ne passe à l'acte, il ne craignait rien, outre cette chose communément appelé Magie. Pour lui, c'était un don qu'il valait mieux éradiquer. Mais ses plans avaient changé, radicalement. Aujourd'hui il courait pour fuir une Mort qui pouvait venir de n'importe où. Il avait peur de la foule, des personnes. Il n'avait plus aucune confiance en qui que ce soit. Il ne savait où se mettre dans une société qui lui paraissait hostile...

Malgré tout, Shinra tentait de se changer les idées en découvrant le plus discrètement possible la cité où il avait amarré. Lorde-Gian. C'était un vieux commerçant trouvé par hasard à Misengris qui l'avait emmené ici. Bien que les débuts de leur rencontre furent tendus (le jeune assassin avait eu recours aux menaces), le voyage se déroula dans la plus grande sérénité. Shinra s'était même excusé de son comportement, chose à laquelle il n'était pas habitué à faire.

Elle l'avait changé, mais aujourd'hui il redevenait petit à petit celui qu'il était avant. Cette plaie béante et encore fraiche le rendait vulnérable, laissant libre cours à une gentillesse dont il voulait se débarrasser, à jamais. Elle ne l'avait rendu que trop malheureux. Et désormais, il devait sans cesse courir et se cacher pour éviter de se faire tuer par ceux qui se nomment "Les Trois Lames du Silence".

Il était sur ce toit depuis des heures, à admirer l'architecture moderne et... Plus accueillante que Misengris. Il y donnait un certain attachement, bien que Misengris restait sa maison. Du moins, avant que tout cela n'arrive. Adossé sur un pan de cheminée, il observait la foule d'en bas d'un oeil discret, se demandant ce que chacun pouvait bien faire de leur vie. Les habitants semblaient accueillant et l'atmosphère de la cité paisible. Mais Shinra y percevait autre chose qui le mettait réellement mal à l'aise. Il ne saurait mettre de mots sur ce qu'il ressentait, mais cela rendait la vie (ou plutôt la survie) qu'il menait moins agréable.



*** *** *** ***


Le soleil était en phase de déclin, et compter les passants devenait soporifiques. La chaleur de la cheminée à laquelle je m'étais adossée finit par me bercer dans le sommeil... Des plus agités.

Le toit délabré... Elle... Les étoiles... Nos moments, aussi merveilleux que tristes... Et Elle sur ce lit... Elle attachée... Elle, sans vie... Elle blessée, martyrisée... Elle assassinée, baignant dans le sang... Le sang... Ce liquide rouge, avec cette odeur... Cette chose qui m'appelait... Elle me murmurait des choses inaudibles pour les autres et incompréhensibles pour moi. Mais je savais ce qu'elle voulait me transmettre. La folie, la rage, les marres de sang, les visages sans vie... Le meurtre. Elle m'attirait dans les entrailles de mon être, au plus profond de mon esprit... Elle voulait prendre le dessus sur moi... Des cris, des pleures, des... Un hurlement d'une voix qui m'étais totalement étrange...

Je me réveillai en sursaut. La nuit était tombée, fraiche. Les étoiles étincelaient et... Quelqu'un hurlait, rompant le silence qui s'était installé dans le quartier endormi. Cela venait de plus haut dans l'allée. Qui était cet individu? Je me levai puis me suis dirigé vers le brouhaha infâme que produisait cet homme (au son de sa voix). Je me mis à sauter de toit en toit, le plus discrètement possible, manquant parfois de tomber des gouttières instables et brinquebalantes. Arrivé à un toit plus haut que les autres (et dont j'ai eu quelques problèmes à escalader), je vis cet homme à l'allure étrange. Il portait un accoutrement que je n'avais jamais vu auparavant. Son langage, malgré que je me sois rapproché, était toujours aussi incompréhensible. Quelle langue parlait-il?

Il s'approchait petit à petit de la maison où j'étais perché, toujours en chantant à tue-tête cette horrible mélodie qui sonnait faux à mes oreilles;



« Tonight my head is spinning
I need something to pick me up
I've tried but nothing is working
I won't stop, I won't say I've had enough »


Qui était cet étrange personnage? D'où venait-il ? Quel dialecte était-il capable de parler?
De mes déductions, il est clair qu'il ne venait pas de Lorde-Gian, ni de même de la forêt. Il n'était pas non plus une de ces créatures de la montagne et ne ressemblait en rien à des Gabriel. Mais il y avait ces êtres qui avaient passé un portail... En ferait-il parti? Si oui, aurait-il des pouvoirs... magiques? J'armai ma petite arbalète. Si c'était un magicien, je devrais le prendre par surprise. Je n'y connais rien des enchantements... Et s'il savait que j'étais déjà là...? Ses sorts pouvaient-ils m'atteindre? Peut-être était-il en train de réciter une incantation? Non... Les magiciens avaient été banni d'ici il me semble... Il ne s'exposerait pas ainsi...

Je continuais de l'observer, trottinant l'air et l'esprit libre, allant d'un pas léger vers une destination qu'il ne semblait guère avoir encore choisie. Il arriva au niveau de la maison où je me cachais. Soudain, je vis une ombre à la longue chevelure le suivre. La démarche de ce qui semblait être une femelle était maladroite. Elle donnait même l'air alcoolisée. Mais elle semblait renifler l'étrange personnage. Ce dernier s'arrêta et se retourna vivement. L'ombre avait disparu en un instant. Incroyable... Une telle rapidité... Cela ne pouvait être un habitant de la cité. Aucun d'entre eux ne semblait capable d'un tel prodige.

L'Humain (sa race s'appelle ainsi je crois...) regarda quelques instants derrière lui, sans y percevoir quiconque. A ce moment, la femelle se plaça dans la direction que l'étranger suivait. Ce dernier se retourna pour reprendre sa route et manqua de se prendre cette créature qui continuait de le renifler.

Ce comportement était réellement celui d'un animal. Elle n'avait pas de manière, pas de réelle présentation. Elle se contentait de sentir la personne qui se trouvait devant elle. Serait-ce... Une Etémenta ? Son intérêt pour l'Humain était curieux pour une bête normalement sauvage et hideuse. Voyons voir la suite des évènements...

L'Humain la repoussa d'un geste, enchérit d'un... "wow". Puis curieusement, les deux commencèrent à échanger des brides de mots et des gestes maladroits. Deux êtres qui ne se comprenaient pas, mais qui pourtant, essayaient de communiquer... C'était plutôt amusant à voir. Mais au fond, j'étais comme cette Etementa femelle. J'étais pris d'une indescriptible curiosité à l'idée de connaitre cet étranger. Je n'en avais jamais vu à Misengris.

Je me mis à descendre discrètement de mon perchoir par le mur qui me cachait des regards de ces deux individus. Je vérifiai mon arme. Elle était prête à tirer. J'avais une boule au ventre. Un frisson d'excitation me parcouru le corps, comme à chaque fois où j'allais tué quelqu'un. Je sortis du petit couloir que formait l'écart entre les deux bâtisses. Bras droit tendu devant moi, j'avançais vers eux. Au moindre mouvement suspect, j'étais paré à en décocher une à l'un, comme à l'autre.

Je faisais face au dos de l'Humain, qui semblait toujours de communiquer à l'Etementa. J'étais environ à une dizaine mètres d'eux. Le clair de lune éclairait toute la rue. La femelle allait très certainement me repérer rapidement, surtout avec mon odeur. Je fis un mètre de plus. Ma main tremblait légèrement. Et si au final, cet homme avait vraiment un pouvoir...?

De toute manière c'était trop tard pour rebrousser chemin. L'Etementa pencha la tête sur le côté. Elle m'avait repéré.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mer 7 Nov - 23:13

Ouais, ouais, ouais… Comme je le pensais, ça risque de pas être de la tarte. Il n’y a qu’à voir l’expression perdue de son joli minois pour deviner que je pourrais bien lui parler en mandarin, j’obtiendrais autant de résultats. Sérieux, je la vois qui répète des morceaux au hasard, avec son petit accent loufoque, ça me fait rire. Tiens pour un peu, je dirais exprès des trucs bizarres, juste pour le fun. Genre bidule, charabia, pignon, maroilles, cunnilingus… Mais bon, d’une c’est pas gentil de se moquer, de deux je ferais mieux de la fermer au vue de mes propres performances dans la langue locale. Après tout, c’est moi l’étranger ici. Et c’est dans l’espoir de m’intégrer que je me couvre volontairement de ridicule en baragouinant mes trois pauvres mots en Liléen. A défaut de ruiner ma crédibilité, j’espère que ça nous permettra de parler un peu… Et là, c’est le drame. Il me faut quelques secondes et deux phrases malhabiles pour mettre un doigt sur le problème. Arrêtez-moi si je me trompe mais… elle est aussi nulle que moi, en fait ? J’en reste un peu comme deux ronds de flancs. Alors là mon cochon, ça va être la joie…

Penchant la tête en avant, les sourcils froncés par la concentration, je me dis l’espace d’un instant qu’on doit avoir à peu près la même tête vu de l’extérieur, et aussi l’air bien con. Mais bon, j’ai pas le choix si je veux piger ce qu’elle dit. Heureusement qu’on est aussi mauvais l’un que l’autre, au moins elle va pas trop vite. Amalya. C’est plutôt joli comme prénom. Simple, on l’a bien en bouche, presque floral. Un vrai nom de fille. Et contrairement à ce que je pensais, je ne galère pas tant que ça à comprendre. Faut dire qu’avec les gestes, c’est un peu plus clair. Un tout petit peu… Alors là si je me goure pas, elle essaie de me dire qu’elle se balade un peu partout ? Ouais, je dois pas être trop loin. Quand à savoir si elle roule sa bosse dans la ville ou dans le pays tout entier, c’est une autre paire de manche mais je suis déjà assez fier de moi. Et puis, je dirais plutôt qu’elle n’est pas originaire de Lorde-Gian. Toujours à cause de ce petit quelque chose de sauvage dans son attitude, qui ne me paraît plus aussi inquiétant qu’au premier abord. Elle a plutôt l’air sympa, aussi. Et puis, même si on forme sans doute un gros club de débiles à gigoter en pleine rue et à bafouiller notre Liléen tout pourri, moi je m’amuse bien justement. C’est un peu comme un jeu de mime…

Même quand arrive mon tour de passer à la casserole puisqu’elle me pose une question, je ne perds pas mon sourire. Ca a l’air rigolo, je veux essayer moi aussi. Même si ça va sans doute être beaucoup plus compliqué.

« Moi c’est Lily. Lily. »

Taaar-zaan… Nan, pense pas à ça maintenant, crétin. Si je me mets à rigoler, elle va encore moins comprendre. Et pis j’ai peut-être un peu plus intelligent comme sujet à gamberger pour le moment. Comment expliquer à cette nana la façon dont on est arrivé sur Eleris ? A moins qu’un éclair de génie ne me révèle comme dire « grimoire », « monde parallèle » et « portail spatio-temporel » en Liléen, je suis un peu dans la merde. Et pour mimer ça en langue des signes, bonjour. Pendant qu’elle observe toujours avec curiosité mes piercings, mes fringues et mes cheveux, je prends quelques secondes pour réfléchir. Je vais bien finir par trouver, c’est toujours dans ce genre de situation que viennent les idées de débrouille. Regardant distraitement autour de nous les trucs qui pourraient m’aider, mes yeux finissent par tomber sur un linteau de porte. Ah oui, pas con. C’est bien comme ça qu’on a fait après tout, même si ce banal encadrement de bois gravé encastré dans le mur de chaux n’a pas grand-chose à voir avec… Et finalement, c’est là que j’ai mon éclair de génie. Je claque des doigts en un geste triomphant. Bon sang mais c’est bien sûr !

« Attends, poupée ! J’te fais ça en deux secondes… »

Fouillant dans les poches de mon sweat, je récupère un petit morceau de craie tout fin et rectangulaire dont je me sers normalement pour faire le tracé des broderies sur mes vêtements, et m’accroupis sur les pavés. Au-delà du langage, au-delà des gestes, qu’est-ce qui peut m’aider à exprimer un concept aussi bizarre à cette fille dans cette époque moyenâgeuse ? L’art pariétal, c’te question ! Fier comme un pou, je me mets à gribouiller par terre, en quelques gestes rapides et précis, forgés par l’habitude du croquis. Comme quoi, y a qu’à l’arrache qu’on est le meilleur… En deux minutes top chrono j’ai donc, de gauche un droite : un petit groupe de bonhommes-bâtons, menés par l’un d’entre eux tenant un gros livre dans les mains (raah, tais-toi mon cœur…). Une arche ronde massive reposant sur deux arcs-boutants solides, entourée de ce qui se veut être un halo lumineux. Une forêt. Les remparts d’une ville surmontés d’un château. Chapeau, l’artiste ! Maintenant que le décor est planté, je commence en pointant du doigt le premier dessin :

« Nous… avec, euh… (je désigne le livre)… viendre dans… (je fais marcher mes doigts à travers le portail, et mime une petite explosion avec mes mains en faisant « Pouf ! ») et estre dans… (la forêt). Et… Majesté Princesse Eyeha trouve nous… et… et viendre dans (et on termine avec le château). »

Je me redresse, tout content. Ptain, qu’est-ce que j’suis bon. Avec ça si elle a pas tout pigé… Comme je le pensais, je me marre bien à essayer d’échanger avec cette fille étrange et sympathique. Tellement que je ne fais même pas attention à ce deuxième petit frisson qui hérisse mon échine. Comme si de nouveau, on était observé. En fait, il faut que ça soit Amalya qui le remarque pour que je sente effectivement ce regard perçant dans mon dos, court entre ma peau et mon sweat. Intrigué, je me retourne en me demandant vaguement si c’est une hallu cette fois… et non. Au bout de la ruelle éclairée par les rayons lunaires, à une bonne distance, un type étrange nous observe. Grand et mince, enveloppé dans des fringues sombres qui le rendraient presque difficile à cerner sans ses cheveux blancs qui reflètent allègrement la lumière nocturne. Mais à vrai dire, ce qui me frappe surtout, c’est sa posture. Pourquoi il a le bras levé vers nous avec un air aussi sérieux ? Je suis presque tenté de rire. Ouais, même passé dans ce monde étrange, je me foutrais ouvertement de sa gueule sans la moindre hésitation, si je n’avais pas été témoin de l’agression du prof. Va savoir pourquoi, depuis que j’ai vu ce monstre lui sauter à la gorge, y a comme cette petite voix dans ma tête qui me dit de pas trop faire le con ici. Ce qui me semble ringard peut vite se révéler sacrément dangereux. D’ailleurs, sa posture si bizarre me rappelle quelque chose en fait. J’essaie de m’en souvenir alors que je le jauge de loin, aussi immobile que lui. Je sais pas pourquoi, il me fait penser au gus d’Assassin’s Creed, avec son arbalète portative. Ah…

« Laisse-moi deviner. C’est une vraie, c’est ça ? »

Mon cœur s’emballe, mon estomac aussi. Dans la ruelle, le temps se fige sur nous trois, en une seconde vibrante de tension. Ptain, tu le sens pas, toi ? Ce souffle suspendu, juste avant l’agitation…
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Jeu 15 Nov - 10:17

Amalya ne le quittait pas du regard. Elle avait bien remarquer sa difficulté à parler le Liléen, et elle espérait qu'il comprenne tout de même ce qu'elle disait. Mais s'ils avaient tout deux les mêmes notions alors il serait peut-être plus simple de se comprendre. Surtout que les gestes aidaient beaucoup dans certains cas. Elle vit ses lèvres bouger, chercher ses mots et elle entendit ses paroles.

« Célily...ha... Toi.. Lily... »

Elle chuchotait ne voulant pas interrompre le court de ses pensées. Elle cru voir le temps d'un instant une lueur amusé dans son regard mais elle disparu aussi rapidement qu'elle était venu. Amalya se laissait encore une fois aller dans la contemplation des habits, des décorations dans ses oreilles et de sa chevelure ébène qu'elle avait envie de toucher. Elle réussi tout de même à rester à sa place. Elle sursauta quand il prit la parole dans cette langue tout à fait étrangère mais qui lui sonnait agréablement aux oreilles. Elle le regarda fouiller dans ses poches et eut un mouvement de recule quand il sortit un bout de craie. Elle se rassura à la vue de l'objet et sourit.

L'homme s'accroupi devant elle, surprise elle fit de même et regarda avec ravissement les trait qui se dessinait rapidement sur le sol. Puis il commenta son art dans un Liléen approximatif... un Liléen qu'Amalya comprenait sans peine. Ainsi, il venait d'un arche qu'ils avaient tous traverser et c'est la princesse de Lorde-Gian qui les avaient accueillit... mais comment avait-elle sut qu'il arrivait ? Peut-être était-ce prévu depuis longtemps... Après tout ce qu'il se passait en ville ne la regardait pas.

Elle se remis debout en réfléchissant à comment expliquer qu'elle aimerait bien voir l'endroit dont il parle. Surtout que si c'est en pleine forêt il y allait avoir de quoi chasser... Une légère brise traversa la rue. Amalya se figea. Devant elle, à moité dans la pénombre elle avait l'impression d'avoir vu quelqu'un les épier. Et l'odeur étrange qui arrivait jusqu'à elle ne la trompait pas... Il sortit de l'ombre des bâtiment et marchait droit vers eux, arme en avant.

Un grognement se fit dans la gorge de l'Etementa. Elle savait que face à certaines armes il n'était pas simple de se défendre mais elle ne se laisserait pas faire pour autant. Puis elle se demanda qui était-il venu chasser ? Elle même ? Ou l'étranger Lily ?

D'ailleurs, Lily semble l'avoir repérer aussi. Si c'était pour nous chasser il s'y est vraiment mal pris. Amalya sentait tout son corps la démanger, elle avait l'impression d'être menacer et donc son instinct purement animal commençait à prendre le dessus. Elle devait à tout prix se maîtriser. Devenir animal en pleine ville n'était pas, mais alors pas du tout recommandé. Surtout que les Etémenta avaient déjà une mauvaise réputation dans les autres peuples... alors il ne fallait pas leur donner du grain à moudre. Et puis, si elle laissait sa nature reprendre le dessus, elle se serait peut-être mieux défendu mais Lily aurait surement été une victime.

Elle se dit dans les même instant que l'homme à coté d'elle ne connaissait pas le monde d'Eleris, et qu'il allait peut-être en payer le prix. Elle fit quelques pas en direction de l'homme et serra les poings pour se contenir. Elle savait que c'était un moment compliquer mais elle n'avait pas le choix. Elle allait devoir baragouiner son Liléen imparfait. Elle prit une grand inspiration qui eut pour effet de la calmer un peu. Elle chercha quelques mots qu'elle avait entendu plusieurs fois dans le bar qu'elle avait fréquenter dans la journée.

« Vous voulez... quoi ? »

Elle ne savait pas vraiment si elle avait parler assez fort et surtout s'il avait compris... car après tout, ni Lily ni elle ne parlait correctement la langue local... peut-être qu'il était dans le même cas, ce qui serait pour le coup bien drôle s'il n'avait pas une arme pointé sur eux.
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Shinra Az-Dard
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Jeu 15 Nov - 12:36

L'Humain baragouina quelque chose en me regardant. De ce que j'apercevais de son visage, il y paraissait une certaine tension, mais il la dissimulait plutôt bien. J'y remarquai aussi un plissement des lèvres, comme s'il voulait sourire. Se retenait-il de rire ? Cela l'amusait-il ? Etait-ce ainsi dans son monde à lui ?

J'avançais à petit pas, très lentement, redoutant à chaque instant un mouvement brusque de la part de l'un d'eux.

Un silence de mort s'était installé entre nous trois. Mis à part la légère brise qui soufflait dans mon dos, rien ne semblait pouvoir briser cet instant des plus insoutenables. Avais-je fait le bon choix en me montrant ? Etais-je encore capable de combattre après tant de temps sans entrainement ? Serais-je à la hauteur ? Je me remis en doute. Cela avait fait tellement longtemps que je n'avais pas combattu. J'avais perdu toute confiance en mes capacités, en mes armes, en mes convictions... Je n'avais plus foi en moi. Il me fallait un combat. Il fallait que je me mette à l'épreuve. Depuis Sa mort, rien ne m'avait permis d'aiguiser de nouveau mes sens, ni même de reprendre confiance en moi.

L'Etementa me regarda avec un air féroce. Mon échine s'hérissa. Alors c'est comme ça qu'un Etementa regardait un ennemi ? Impressionnant... Elle émanait de son corps si féminin une aura d'une bête féroce. Belle, mais mortelle. Je crois que je pourrais résumer ainsi ce que je ressentais à cet instant en la voyant. Elle s'avança, passant devant l'Humain. Ses points serrés, son visage quelque peu crispé, elle semblait se contenir. Son instinct animal devait surement désirer le combat. Mais le peu d'humanité qu'elle avait en elle contrôler cette envie. Voulait-elle faire preuve de civisme ? Voulait-elle cacher sa véritable identité ? Aucune idée. Mais elle ne semblait pas si sauvage que je ne le pensais. Elle resta plantée ainsi quelques secondes, comme si elle cherchait ses mots. Puis dans un doute, elle se mit à marmonner quelques mots de liléen dont la phonétique ressemblait à celle d'un enfant qui apprenait à parler. Je n'avais pas compris qu'elle venait de dire. Du moins, j'avais juste compris le "quoi".

Je baissais lentement le bras mais en restant sur mes gardes. Je me mis à avancer doucement cachant toujours mon visage. "Quoi?" Peut être voulait-elle me demander ce que je faisais là ? Pourquoi je trainais ici ? Ce que je voulais ? J'avais de nombreuses interprétations sans que pour autant je puisse savoir qu'elle était la vraie.

Cinq mètres. A peine. C'était la distance qui me séparait des deux autres individus. La femelle Etementa était toujours aussi crispée, mais elle voyait que je ne souhaitais pas les tuer. Du moins, tant qu'aucun d'entre eux ne me bondissaient dessus. Alternativement je regardais l'un, puis l'autre. C'était un moment pesant, froid. Chacun de nous savait que s'il faisait un faux pas, tout allait finir en bain de sang. Et je ne pouvais me permettre un tel risque. Devenir incontrôlable ici serait une folie meurtrière et un suicide si la garde venait à m'attraper.

Je devais me présenter pour briser la glace. Mais sous quel nom ? Normalement, personne ne connaissait ma double identité, mais j'étais traqué. Il était possible que ces deux soient des assassins. Bien que peu probable... Un Humain et une Etementa... Je pense pas qu'ils s'occupaient des affaires de Misengris.

Je pris donc les devants, en espérant que ça ne soit pas la dernière fois que je le ferais... Je mis doucement ma main armée sur ma poitrine du côté gauche. S'ils ne comprenaient pas ce que j'allais dire, au moins les gestes feront le reste.


- Je m'appelle Shinra.

Les deux me regardèrent. La femelle Etementa sembla moins âpre au combat mais toujours sur ses gardes. Quant à l'Humain, et bien il me dévisageait toujours, comme si je ressemblais à quelqu'un qu'il connaissait dans son monde. Alors que j'allais faire un geste vers eux pour leur demander quel était le leur, je me suis rappelé que mon arme à mon poignet n'était pas sur son cran de sureté. Je stoppais soudainement mon geste puis j'enclenchai rapidement la sécurité pour éviter de les blesser. Un "clic" sonore se fit entendre.

Mais l'Etementa et l'Humain firent un bon en arrière. La femelle me dévisagea de nouveau avec férocité. Quant à l'étranger il laissa échapper une sorte de "wow wow wow!" tout en s'écartant de moi.

M
erde. Je venais de faire le faux pas.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Sam 17 Nov - 20:45

Hum, peut-être faudrait-il que j’utilise moins de mots parasites quand je parle avec elle. Sachant qu’elle a aucun moyen de faire la différence, si je fais des phrases trop compliquées, ça va être contre-productif. Enfin, au moins mes gribouillis semblent être à sa portée. Elle les regarde avec l’air d’une gosse qui ouvre ses cadeaux de Noël. Bon, peut-être pas non plus mais elle a l’air de vachement apprécier. Tant mieux, je ne suis pas si rouillé que je le pensais en matière de croquis. Mais alors qu’elle semble réfléchir à ce qu’elle va me dire ensuite, elle se fige soudain sans prévenir, en alerte. Euh ? J’ai raté un truc ? Ah oui, ce frisson désagréable qui électrise un bref instant ma colonne…

Au bout de la rue, une version black d’Ezio nous mate, poing levé en un geste qui me dit rien qui vaille. J’ai à peine le temps de sortir un truc débile à ce sujet qu’Amalya se met à grogner. Nan, je déconne pas, elle grogne comme un pitbull en regardant le gus d’un air à glacer le sang. Tout son petit corps semble bouillonner, comme si elle essayait de se retenir de lui sauter à la gorge. Et pendant un moment, j’avoue que ça ne m’étonnerait pas du tout qu’elle bondisse effectivement sur ce type à mains nues. Peut-être qu’elle est pas tout à fait aussi sympa que je le pensais, ou en tout cas moins inoffensive que ce qu’elle a l’air. Qu’est-ce que je me disais tout à l’heure, déjà ? Que son attitude ne collait pas tout à fait à sa frimousse, qu’elle avait l’air sauvage, que je la verrais bien traquer du gibier. La vache… Elle fait quelques pas pour se planter entre lui et moi, avant de lui demander ce qu’il veut, toujours avec son accent aussi pitoyable que le mien. Je décide de la laisser faire. Inutile de préciser que j’ai un peu les glandes, pas vrai ? Sérieux, j’suis pas un bagarreur, moi. Et c’est pas parce que ça me déplait pas forcément d’avoir mal que je flippe pas quand j’ai des chances de finir cloué aux pavés par un carreau d’arbalète.

Heureusement, le manteau noir n’a pas l’air trop hargneux. Il finit par baisser lentement son bras avant de continuer à s’approcher de nous, en prenant bien soin de brusquer personne et de cacher son visage. Ptain, tu veux peut-être nous rassurer en baissant ton joujou, mais tu fous quand même les jetons, mec. J’aime pas ne pas voir la tronche des gens que j’ai en face, surtout quand c’est des types bizarres. En général, ils ont des choses pas forcément très jolies à cacher… Mais bon, celui-là met quand même un petit peu de bonne volonté, en finissant par se présenter. Enfin je présume, parce qu’il pose sa main sur son torse et articule rapidement une petite phrase dans un Liléen impeccable. Rah et merde, j’en ai marre de pas pouvoir parler correctement. Si je m’en sors, promis je prends des cours. Avec Féline ou Matthieu, par exemple. Hum, ouais nan, j’oserais jamais lui demander. Là, si j’ai bien compris, je crois qu’il s’appelle Shin, Shira ou Shinra, un truc de ce style. J’arrive pas à bien savoir ou ça s’arrête. Bon bah, on va dire que c’est un début. Maintenant s’il pouvait nous dire ce qu’il fout là et accessoirement ce qu’il nous veut, ça serait tip-top… Clic…

« Wowowow !! Arrête de faire le con avec ça, merde ! »

J’essaie de retrouver mon calme après le bond et la poussée d’adrénaline que je viens de me payer. C’est pas vrai mais ils veulent tous ma mort dans ce patelin ?! Moi qui commençais à me dire qu’il allait peut-être rien nous faire, le voilà qui arme son arbalète d’un coup sans prévenir (enfin, je suppose vu que j’y connais rien). Il est schizo lui aussi, c’est ça ? Amalya, qui s’était un peu détendue, a de nouveau l’air à deux doigts de le bouffer. Holà, c’est pas bon tout ça. J’veux dire, qu’ils se foutent sur la gueule si ça les chante mais j’ai pas envie de m’en prendre une par erreur, ça serait vraiment la plus merdique des morts. Je sais pas me battre, j’ai jamais eu à me battre. Enfin si, je sais castagner dans un bar après un ou deux verres ou viser les couilles d’un gars qui me les brise mais s’il faut y aller avec des épées bâtardes ou des arcs comme ça a l’air d’être la mode ici, je passe mon tour. Mais si jamais ça chauffe, est-ce que je pourrais me barrer suffisamment vite ? Hum, pertinent comme question… Bon allez ma grosse, on se calme. Panique pas, réfléchis et sors un truc qui le dissuadera de vous chercher des noises.

« Hé ! Hé, je sais pas ce que tu veux mais si jamais c’est du pognon, t’es mal tombé ! On a pas une thune alors tu vas nous foutre la paix, okay ? Parce que sinon, tu vas te fourrer dans les emmerdes jusqu’au cou en moins de deux. S’il m’arrive quelque chose, c’est à Kedric Norken de Lorde-Gian que tu devras rendre des comptes, mon gars ! Alors déconne pas et vas tirer un autre pigeon ! »

Est-ce que c’est vrai, tout ce que je viens de dire ? Bien sûr que non, voyons. Pour l’instant, y a l’attrait de la nouveauté et les deux trois bricoles qu’on a à leur apprendre mais faut pas se leurrer. On sera pas logé aux frais de la princesse éternellement. D’ici un an ou deux grand max, il en aura plus rien à carrer de ce qu’on devient, le Kedric. Il faudra qu’on ait fait notre trou d’ici là, comme n’importe quel citoyen de Lorde-Gian. Mais le bluff, c’est à peu près le seul atout que j’ai dans la manche pour le moment. De toute façon, il aura sans doute pas compris la moitié. L’important, c’est que j’ai déblatéré ce ramassis de bobards sur un ton parfaitement convaincu, limite menaçant. Et puis je pense que le nom Kedric Norken devrait faire son petit effet. A moins que ça lui donne des idées de rançons, auquel cas j’aurais vraiment mieux fait de fermer ma grande gueule. En tout les cas, j’espère que Shira (ou Shinra, j’sais plus) est moins con que moi, ou à défaut qu’Amalya soit meilleure à la baston…
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Lun 19 Nov - 14:08

Amalya ne quittait pas l'homme des yeux. Elle peinait à se contenir. C'était rare les fois où elle sentait la bête monter en elle. Mais c'était encore plus rare qu'elle surgisse si vite. Elle gardait les points serré et attendait la réponse de l'homme. Il n'était qu'à un ou deux bond d'elle mais plus elle le regardait, plus elle avait l'impression qu'il ne les attaquerait pas. Mais l'aire autour du trio semblait lourde. Une simple étincelle aurait fait exploser le silence et la tension qui s'accumulaient de seconde en seconde.

Elle sentait qu'il fallait que quelqu'un brise le silence avant qu'elle ne le fasse dans un geste inconsidéré. L'homme en face d'elle bougea. Après de longue seconde qui avait paru durée des heures, il posa une main sur sa poitrine... sa main armée. Mais il était fou ? Néanmoins, ce geste montra qu'il n'avait pas l'intention de se battre. Puis il se mit à parler. Shinra ? Ce n'était pas un nom habituel. Amalya se détendit un peu. L'homme semblait moins agressif qu'à son arrivé. Elle avait même l'impression qu'il voulait s'intégrer à eux. Lily, a coté d'elle, semblait perdue. En même temps, s'il vient vraiment de débarquer, il ne doit pas être habituer à ce genre de chose...

Alors qu'elle se détendait, un grand « clic » ce fit entendre. Enfin, il fut grand car sur les trois personnes, un silence encore pesant régnait. Amalya eut un mouvement de recul et Lily parla dans sa langue étrange. Mais pourquoi avait-il fait ça ? Était-il vraiment pacifiste comme il semblait l'être quelques instants plus tôt ? La jeune femme ne savait plus s'il était inoffensif ou tout le contraire. Ses grogement se firent d'un coup plus intense comme si elle faisait face à une grande menace. Elle avait presque envie de se battre mais elle ne devait pas. Ici, ce n'était pas ses montagnes, ici c'était la ville et les Etementa n'était pas tous les bienvenue.

Elle tourna vivement la tête en direction de Lily qui passais un flot de paroles incompréhensible, pourtant elle parvenait à comprendre. Surtout d'après le ton et les intonations qu'il utilisait. Elle avait tout de même reconnu quelques mots. « Kedric » « Lorde-Gian ». Il était le protéger du roi ? Mais alors cela faisait de lui un personne importante. Alors plusieurs pensées la traverser. Pourquoi était-il dans les bas fond alors qu'il était un protéger du roi ? Remarque, elle aussi trainait n'importe où.. Mais elle savait se défendre. Lui pas apparemment.

L'Etementa reporta son regard sur l'homme. Elle craignait pour leur vie, s'il avait enclenché son arme... elle fit un pas vers lui toujours sur le qui vive. Alors qu'elle entendait l'écho du clic dans son esprit, elle continuait d'avancer.

« Tu.. veux.. quoi ? »

Elle avait lancé cette phrase avec un peu de violence pour lui montrer qu'en cas d'attaque, elle était capable de se défendre. Elle n'aimait pas engager les combats. Enfin, chez elle dans la caverne cela ne la dérangeait pas, ils avaient tous à peu près le même niveau. Alors que là, l'homme devant elle, tenait une arme à longue porté. Alors à moins qu'il ne loupe tout ses tires, Amalya savait qu'elle risquait sans doute sa vie à s'opposer à lui. Mais dans ses veines l'appel du combat battait en rythme. Elle inspira pour calmer son envie bouillonnante de montrer de quoi elle était capable.

Elle jeta un coup d'oeil à Lily qui semblait reculer. Elle se rendit compte tout d'un coup qu'elle devait lui faire peur. C'est vrai qu'elle était loin de la jeune femme qui l'avait regarder faire des dessins dans le sol. Elle soupira sans réussir a ce défaire de la tension qui s'accumulait dans ses muscles. Elle ferma les yeux et se concentra sur un image de calme. Mais rien n'y faisait. Elle se sentait bouillir. Elle se trouvait maintenant plus qu'a quelques pas de l'homme. Mais celui-ci ne semblait pas dans le même état qu'elle.

Il n'avait pas l'aire de vouloir se battre. Elle ne le voyait pas. Sous son Heaume, elle n'apercevait que les longs cheveux blanc. Quel âge pouvait-il avoir ? Etait-ce un vieillard ? Ses yeux a peine perceptible étaient rouge. Amalya n'avait jamais vue de tel yeux. Elle en recula d'un pas. Est-ce qu'il était aussi dangereux qu'il en avait l'air ?
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Shinra Az-Dard
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Lun 19 Nov - 21:53

De longues secondes de silence s'installèrent entre nous trois, comme si le temps s'était figé. Je regardais alternativement l'Etementa et l'Humain, qui ce dernier, me regardait d'un air apeuré et incompréhensif. N'avait-il donc jamais vu d'armes avant d'arriver ici ? N'avait-il donc pas compris que c'était pour leur éviter qu'une flèche parte dans sa direction ?

La femelle Etementa me regardait quant à elle, d'un air encore plus menaçant que précédemment. Elle avait les poings serrés, qui tremblaient. Elle semblait se contenir. Dans ses yeux je voyais l'animal qui habitait en elle. Elle était à deux doigts de se transformer, je le sentais.

Mon geste ne les avait guère rassurés, bien que pourtant, j'avais agis dans le but de ne pas les blesser. Mais pour eux cela ressemblait plus un acte d'agressivité.

Le silence qui s'était installé fut rompus par, à ma plus grande surprise, l'Humain. Il me regarda d'un air insolent, tout comme son ton qui allait sur la menace. L'Etementa se retourna aussi vers lui, surement surprise comme moi de son attitude.

« Hé ! Hé, je sais pas ce que tu veux mais si jamais c’est du pognon, t’es mal tombé ! On a pas une thune alors tu vas nous foutre la paix, okay ? Parce que sinon, tu vas te fourrer dans les emmerdes jusqu’au cou en moins de deux. S’il m’arrive quelque chose, c’est à Kedric Norken de Lorde-Gian que tu devras rendre des comptes, mon gars ! Alors déconne pas et vas tirer un autre pigeon ! »

Que venait-il de dire ? Ses mots n'avaient aucun sens pour moi, aucune logique. M'insultait-il ? Me menaçait-il vraiment ? Les noms de "Kedric Norken" et "Lorde-Gian" me laissèrent perplexe quant à sa condition. Connaitrait-il ce maudit roi ? Que lui avait-il offert ?

Bien que son ton m'horripilait au plus haut point, je ne répondis pas, laissant le silence pesant faire son travail. L'Etementa se retourna de nouveau vers moi et fis quelques pas assurés, le corps droit et le regard exprimant l'envie de combattre.

- Tu..Veux.. Quoi?
Elle était prête. Prête à se transformer. Prête à me bondir dessus. Des frissons me parcoururent le corps. J'étais excité à l'idée d'un tel combat. Mais la sagesse devait être de mise ce soir. L'idée de combattre ici était mauvaise, très mauvaise. Et cet Humain, bien sans défense d'apparence, semblait connaitre le roi mieux qu'elle et moi.



J'ai doucement monté mon bras armé vers la capuche qui me dissimulait avec mon heaume. Tous deux me regardaient faire dans le silence le plus absolu. Je pris le pan arrière de mon vêtement et le retira pour faire apparaitre mon heaume hérissé, scintillant à la lumière de la lune. L'Etementa qui tentait de me dévisager depuis tout à l'heure semblait désormais bien discerner mes yeux. Oui, ils étaient rouges... N'était-ce pas effrayant, Etementa ?

Gardant le silence, je me mis à faire un pas, puis deux. Mon bras armé fouilla dans ma profonde poche en quête d'un présent, aussi insignifiant soit-il. Peut être cela pourrait-il détendre l'atmosphère qui nous mettait tous à cran. Malheureusement, ma poche était vide. Je n'avais rien.

La femelle grogna un peu plus fort. Je constatais que l'Humain était lui aussi réellement sur les nerfs. Je fis un arrêt. Trois mètres à peine devait me séparer désormais de l'Etementa. La tension était à son comble.

J'ouvris mon vêtement, laissant apparaitre mon petit arsenal. Je pris mes deux dagues, tout en maintenant des mouvements lents. Je les déposai par terre devant moi.

J'espérais que cela allait suffire à faire redescendre la bête sur terre et à réduire l'ardeur de l'Humain.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mer 21 Nov - 19:21

Plus les secondes défilent, plus je me demande si j’ai eu raison de gaspiller ma salive avec mon baratin. Si ça se trouve, j’aurais mieux fait de laisser Amalya gérer la situation. Ses grognements ont gagné quelques décibels depuis que le gars en noir a armé son arbalète et même moi je peux voir à quel point elle lutte pour pas se jeter dessus. Sérieux, elle commence à me foutre les jetons. Depuis que je suis ici, j’arrête pas de me répéter qu’il faut que j’arrête de penser en français du XXIe siècle si je veux pas péter un boulon. Jusqu’à présent, je m’en suis pas mal sorti. Je suis beaucoup plus à l’écoute de ce qui se passe sous mes yeux avec pour principe « Même si c’est strange, c’est comme ça et pis c’est tout ». Et bah là, si j’applique la recette et que je crois ce que je vois, Amalya est un animal. Je sais que c’est pas possible, que c’est un truc de taré et qu’il faudrait vraiment que j’ai abusé d’une substance peu légale pour sortir pareille connerie. Si j’étais encore à la maison, oui pas de problème. Seulement, c’est pas le cas. Ici, je suis sur Eleris, un monde où la frêle jeune femme que j’ai sous les yeux peut parfaitement abriter en elle une bête féroce qui ne demande qu’à sortir pour croquer un bout de l’assassin qu’on a en face. Assassin, j’dis ça, j’suis sûr de rien mais je suppose que si c’est ce qu’il m’évoque furieusement, y a pas de raison pour que ce soit pas le cas, à priori. Bref, c’est vraiment pas bon pour mes nerfs tout ça…

Amalya lui demande ce qu’il veut dans son Liléen pourri, avec sa voix tremblante de rage, en s’avançant vers lui d’un air plus menaçant que jamais. Moi, j’essaie de déglutir en espérant vivement que l’autre ne fasse pas la connerie de la provoquer au combat, et qu’auquel cas, je pourrais me casser assez vite. Ptain, si j’avais su, je serai resté au palais pour me coudre mon veston, ça aurait été vachement plus reposant. Après quelques secondes pesantes qui n’en finissent plus de nous étouffer dans le silence, Shinra lève lentement sa main vers son visage. Mon bide se noue. Merde, qu’est-ce qu’il fout maintenant ? Depuis que je sais que son bidule est armé, il m’inspire vraiment pas confiance. Sans perdre la moindre miette de chacun de ses geste, je découvre en même temps qu’Amalya ce qui se cache sous sa capuche, un heaume sombre hérissé de pointes qui découvre le bas de son visage, et ses yeux. Même s’il s’est rapproché, je ne peux rien voir d’autre de là où je suis mais laissez-moi vous dire que rien que c’est déjà pas mal. Dans ce monde d’arriérés où les lentilles de couleurs n’existent pas, jamais encore je n’avais vu des pupilles aussi rouges, scintillantes comme des éclats de vitrail sur l’ombre de sa peau. Wouah, ça en jette. Si je ne craignais pas qu’il ne m’aère les tripes avec ses carreaux, je crois que je trouverais ça des plus sexys, surtout avec ce regard perçant et glacial. J’aime assez qu’on me prenne de haut, ça me stimule…

Enfin bon, inutile de préciser qu’il n’est absolument pas question de drague en cet instant précis, mais bel et bien d’éviter que la ruelle ne devienne le ring d’un match de catch extreme rules. Hélas, je sais pas si Shinra a la même idée. Maintenant que sa tête est un peu plus visible, il continue de s’avancer très tranquillement, en fouillant un instant dans sa poche. Oh bordel, j’aime pas ça ! Malgré moi, j’ai un mouvement de recul quand je le vois faire. A tord visiblement puisqu’il n’en tire aucun autre ustensiles susceptibles de nous trouer la peau. A croire que ça l’amuse de jouer avec nos nerfs… Alors qu’il est arrivé à quelques enjambées à peine d’Amalya (quel sang-froid, n’empêche. Moi à sa place, j’aurais les boules…), il finit par ouvrir son manteau et en sortir deux dagues qu’il dépose à nos pieds, le plus calmement du monde. Ensuite, il attend. Quoi, c’est tout ? Il essaie pas de nous planter ni rien ? Ca me paraît presque trop beau pour être vrai. Si ça se trouve, il essaie juste d’endormir la méfiance d’Amalya pour frapper un peu plus tard. Ceci dit, même si c’est le cas, est-ce une raison pour flipper à mort tout du long ? Si ça se trouve, c’est un gros malentendu, il suffit peut-être juste de se détendre pour que ça se tasse tout seul, sans que personne ne dézingue personne. Et au pire, ma copine féroce pourra toujours lui déboîter la gueule s’il recommence ses conneries. Après tout, si même un type comme lui prend ce genre de précautions, c’est qu’elle doit être redoutable, la bougresse. Je finis par hocher la tête, en le regardant droit dans les yeux :

« Okay… »

Bon allez, calmons-nous un peu sinon on arrivera à rien. Prenant quelques inspirations pour me calmer, je prends mon courage à deux mains pour m’approcher de quelques pas et articuler :

« Je… Lily. Ptain, j’vais passer pour un con… »

Mais bon, si lui a fait l’effort de se présenter, y a pas de raison pour qu’on n’y coupe nous aussi. Et puis ça nous aidera à détendre la situation en plus. Je laisse Amalya se présenter elle-même, après tout je suis pas son chaperon. Bon et maintenant, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir se dire ? D’habitude, j’ai aucun problème pour taper la discute mais là, j’suis singulièrement pas aidé. Non seulement je jacte presque pas un mot de la langue locale mais en plus, on peut pas dire que l’ambiance encore tendue aide à trouver un bon sujet de conversation. Allez, un petit effort. Inutile de chercher midi à quatorze heures, autant faire au plus simple :

« Qui este-tu ? Pourquoi… ici, avec… (je désigne du doigt son poignet armé) »

Faites qu’il me réponde pas trop vite et qu’il se foute pas de ma gueule, sinon je jette l’éponge.
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Sam 24 Nov - 15:11

Amalya le fixait toujours. L'homme leva le bras pour ôter sa capuche. Elle eut d'abord un mouvement de recule puis se remit en place prête à se défendre s'il le fallait. L'Heaume hérissé brillait des rayon de lune. Les yeux rouges étaient encore plus impressionnant et pouvait donner la chaire de poule. Il s'avança en fouillant dans ses poches. Que cherchait-il ? La jeune femme grogna à nouveau sans s'en rendre compte. Elle avait des papillonnement dans les jambes et une furieuse envie de combattre. Mais l'homme faisait des gestes lents et calculés. Il déposa au sol des dagues. Etait-ce un bon signe ?

Maintenant qu'il était tout proche d'elle, elle avait l'impression que tout la tension avait été inutile. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il valait mieux être prudent. Peut-être pour rien. C'est Lily qui rompis le silence le premier. D'abord dans son dialecte étrange puis dans un mélange des deux. Amalye ne pu s'empêcher de sourire tant il peinait comme elle pour se présenter. Elle avait la sensation que ce qu'il venait de dire allait nettement détendre l'atmosphère. Alors c'est sur qu'elle n'avait rien compris, mais c'était tant mieux si cela pouvait apaiser le froid qui s'était emparer d'eux.

« Moi.. Amalya. »

Elle ne savait pas trop quoi dire à présent. Elle voulait détendre l'atmosphère mais après un lourd malentendu difficile de rompre la glace. Heureusement, Lily semblait avoir plus d'idée. Elle l'écoutait baragouiner quelques mots en désignant l'arme qu'il tenait en mains. N'avait-il jamais vu ce genre d'arme ? C'était pourtant courant ici. Enfin.. il y en avait beaucoup mais peu savait s'en servir. Mais c'est vrai qu'il n'était pas d'ici. Il ne pouvait assurément pas tout savoir si rapidement. Quoi qu'il en était, l'échange pourrait être intéressant. Puis elle se rendit compte qu'elle avait mal compris la question. Ce n'était pas « qu'est ce que c'est » mais « qui es-tu? » et là encore la réponse l'intéressait.

Elle retourna ses yeux vers Shinra. Elle avait envie d'en savoir plus. Ses yeux rouges ne semblaient plus aussi agressif mais son heaume restait tout de même impressionnant, c'était étrange pour elle qu'on cache son visage. Elle n'avait pas l'habitude de voir ça. De plus, l'homme semblait bien armée. Deux dagues, une petit arbalète à son poignet... quoi de plus ? Il devait surement faire partie des gardes de la ville, mais elle n'en était pas sur. Les autres ne lui ressemblaient pas. Mais elle ne connaissait pas assez bien la ville pour ne pas se tromper.

« Vous... travail ? »

Elle avait desserrer les poings depuis bien longtemps, Amalya se sentait beaucoup mieux à présent, la tension entre les trois et en elle avait disparu. Enfin, en elle tout du moins. Peut-être était-ce trop précoce ? Elle ne savait pas mais ne pouvait qu'espérer.
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Shinra Az-Dard
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Sam 24 Nov - 18:31

Je priais pour que le message de mon acte soit bien compris. Bien que l'envie de combattre bouillonnait en moi, j'aurais été un parfait imbécile à vouloir faire couler le sang en ces bas lieux. J'attendais une réaction de leur part, quelle qu'elle soit. L'Humain me fixait des yeux, où je percevais de la peur, mais aussi... Je ne saurais le dire, mais son regard était vraiment curieux...

Il laissa échapper un nouveau mot dépourvu de toute signification ici, mais amusant à entendre. Un sourire discret se dessina sur mes lèvres. Comment l'avait-il dit ? "Auw... caille?" Oui... C'était quelque chose dans ce genre là. Bon sang, qu'est ce truc voulait dire ? Ne pouvait-il pas tout simplement parlé le liléen ? Ce n'était pas si dur pourtant ! "Auw... caille". Je me le répétais sans cesse dans la tête. Ce n'était pas exactement la bonne prononciation, ça sonnait même plutôt faux, mais cela me faisait sourire d'entendre dans ma tête ce mot.

L'Humain s'avança timidement. Qu'allait-il me dire cette fois-ci? Un autre "Auw caille" ? Allait-il encore me tirer une charade incompréhensible même au plus sage des sages ? Il prit plusieurs inspirations et sans dévier du regard, il renchérit :

- Je... Lily. Ptain j'vais passer pour un con...

Je... Lily... Peuh... Quoi? Peuh tain... Encore un autre mot qui me fit sourire. Décidément, cet Humain semblait plutôt amusant. Je ne comprenais pas le moindre mot de ce qui pouvait sortir de sa bouche, mais la façon dont il les prononçait m'amusais. Je m'apprêtais à lui répondre lorsque l'Etemena se mit en mouvement. Je ne savais même pas comment s'appelait l'autre qu'elle se nomma à son tour accompagné d'un geste léger pour se présenter dans son liléen basique.

- Moi... Amalya.


D
ans un même élan, l'Humain continua avec un liléen couplé à sa langue. Outre un mot que je devais décrypter pour en saisir le sens, je ne comprenais rien, mais il désigna ma petite arbalète situait sur ma main. La curiosité commençait à le dominer, balayant petit à petit la peur. Il m'avait demandé qui j'étais. Je venais de lui répondre bon sang, le faisait-il exprès ? Et que voulait-il savoir sur ma main, sur mon arme ? Voulait-il la voir ? Voulait-il savoir à quoi servait-elle ? Voulait-il savoir ce que je faisais avec ? Je ne comprenais pas exactement ce qu'il voulait.

Tout s'était déclenché comme une avalanche m'arrivant de pleine face. Je n'avais rien compris de ce que l'Humain voulait me faire passer comme message et l'Etementa, apparemment appelée Amalya, commençait elle aussi à se poser des questions, dont une qu'elle me fit part en observant mon équipement :

- Vous...travail ?



A
ce moment je me sentais perdu avec toutes ces questions incompréhensibles... A qui répondre en premier ? Quoi répondre ? Avec quels mots ? Je marquai un temps pour réfléchir à ce que je venais d’emmagasiner. Je pris la parole en pesant mes mots, articulant lentement pour tenter de leur faire comprendre. J'animais mon dialogue de quelques gestes pour que le message passe mieux. Je répondis dans un premier temps à l'Humain.

- Je m'appelle Shinra.

J
e me suis rapproché légèrement de lui et tendit mon bras pour lui montrer le mécanisme. Bien qu'encore craintif de la situation, il ne recula pas et scruta mon arme.

- C'est mon arme. (je fis mine de tirer). Pas armé. (je désactivai le cran de sécurité). Là, "Auw caille". (Je ne savais pas trop pourquoi j'avais dit ce mot, mais ça me démangeait de le dire. Je réactivai la sécurité). Pas de travail ici, je visite, dis-je regardant l'Etementa.

L'Humain regardait ma petite arbalète. Peut être l'aimait-il ? Je fis des signes pour dire que j'en avais une autre, mais de taille plus importante. Je pris l'arbalète dans mon dos et la lui présenta.

- C'est armé. Attention.

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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Sam 1 Déc - 20:01

Hey ! Mais je crois que mon intervention a bien marché ! Amalya semble s’être un peu détendue et elle laisse même Shinra approcher après qu’il ait posé ses couteaux au sol. Bon, j’ai l’impression que le brave garçon a absolument rien bité à ce que j’ai dit, ou alors il le cache très bien. Il faudrait que je dise moins de conneries quand je parle aussi mais c’est contre ma nature, j’ai encore du mal. Ama est nettement plus efficace que moi, question mots superflus. Enfin, au moins on n’est plus à deux doigts de se bouffer la gueule, c’est l’essentiel. Ceci dit, je ne tarde pas à me dire en voyant la tête du pauvre gars qu’on est peut-être un peu trop détendu, là d’un seul coup. Sérieux, c’est pas voulu mais on le bombarde de question dans un ensemble quasi parfait et il a l’air de plus savoir comment il s’appelle. Enfin, on finit par s’arrêter un moment et ça lui permet de réfléchir un instant pour savoir comment et quoi nous répondre. Je sais pas vous mais moi, c’est dans ces moments-là que je me sens vraiment ridicule. Donc, Shinra finit par reprendre la parole… et démontre savamment qu’on n’a pas été productifs parce qu’il nous sort un truc dont on est déjà au courant. Merci mais, c’est pas ça que je voulais savoir, en fait. Je ne peux pas m’empêcher de rire :

« Je… je sais… »

Héhé, j’ai enfin réussi à dire une phrase viable en liléen et on dirait que c’est pour me foutre de sa gueule. On n’est pas aidé, sérieux. Heureusement, j’ai pas le temps de m’apitoyer là-dessus car notre nouveau pote passe direct à la suite en se tournant vers moi et en tendant son bras. Ah, euh… c’est à moi, là ? Je repense au geste que j’ai eu tout à l’heure. Hum, c’est pas vraiment ce que je voulais savoir non plus mais, pas grave à la réflexion. C’est pas tout les jours que j’aurais l’occasion de regarder un de ces bidules d’aussi près. J’avance la tête pour regarder l’attirail en question. Puis, Shinra crispe la main en faisant mine de viser quelque chose dans le fond de la rue, maintenant totalement déserte. Un petit « clic » chuintant se fait entendre, comme si quelque chose bloquait. Il ajoute un truc en liléen aussi mais bon, inutile de dire que ça me sert pas à grand-chose. Et tout de suite après, il active un petit élément du mécanisme en prononçant un mot… bizarre. Je le regarde avec étonnement. Hein ? Hawkeye ? Mais d’où un assassin élerien peut connaître un personnage de comics améri… à moins que…

« Ah ! Okay, c’est ça ? Okay ! »

Je repars à me marrer tout seul. Sérieux, il faudrait que je pense à donner des cours d’argot aux gens du cru, ça pourrait très vite devenir marrant comme tout. Bon, c’est pas tout ça mais qu’est-ce qu’il voulait m’expliquer à la base ? Shinra réactive le même petit bidule que tout à l’heure et le même petit « clic » bloqué retentit lorsqu’il presse à nouveau la détente. Ah ouais, c’est la sécurité en fait ! Ce qui veut dire que tout à l’heure, on s’est mis à stresser comme des malades alors qu’il s’assurait juste de ne pas nous trouer la peau par erreur. Quelle bande de winners, je vous dis… Pendant qu’il répond à la question d’Amalya (j’espère sincèrement qu’elle comprend mieux que moi), j’observe distraitement son arme. J’y connais franchement rien dans ce genre de joujoux mais ça a quand même l’air d’être du travail de pro. D’après les très vieux restes de mes cours de design (où j’étais plus occupé à faire du pied à mon voisin qu’à écouter le prof), je crois bien que ces lignes souples, complexes et épurées à la fois n’ont même jamais étés pensées chez nous, à part peut-être pendant l’Art Nouveau au début du siècle et encore. Ca fait vraiment… elfique, mais en fait c’est un peu con de ma part de dire ce genre de choses. Au bout d’un moment, Shinra se rend compte de mon manège et commence à essayer de communiquer, en désignant son arbalète et en faisant le geste de l’élargir. Une plus grande, c’est ça ? Je hausse les sourcils, étonné. C’est vrai ?

Et comment ! Il la décroche de son dos et me la montre, en toute confiance. Et moi, à des lieues de la flippe que j’ai eu lorsqu’on l’a rencontré, je suis aussi enthousiaste qu’un gosse à Noël.

« La vaaache ! Ca en jette, dis donc ! Si j’avais su que j’en verrais une en vrai un de ces jours, mon vieux… »

Sans la lui piquer des mains, je la prends pour la soupeser un peu. Et mine de rien, même si c’est sans doute bien plus léger que certains mastodontes qu’on a pondu du temps de notre Moyen-âge, ça pèse tout de même son poids. Je me demande comment Shin s’en sert. Enfin, c’est déjà bien sympa de sa part de me l’avoir montré. Je me redresse pour lui adresser un petit sourire et un signe de tête.

« Merci. »

Ca, c’est la base, un des trucs qu’on nous a appris dès le début parce que c’est vachement utile. C’est pas mon genre de sortir des politesses à tout bout de champ mais, maintenant qu’on a bien désamorcé la situation, ça en devient presque agréable de « discuter » avec ces deux étranges gugus. Tiens, d’ailleurs ça me rappelle qu’à la base, j’étais sorti pour m’éclater un peu moi. C’est en bonne voie, je dois dire, mais on va quand même pas en rester là, si ? Je m’éloigne de quelques pas et me retourne vers eux en écartant les bras :

« Bon, on va pas rester plantés là toute la nuit, non ? Viendre… plus loin ? »

Il doit bien y avoir une bonne taverne quelque part. Dans un coin aussi mal famé, c’est pas dit qu’on tombe dans une super ambiance mais avec deux compagnons tels qu’Ama-toutou et Shin-la-Gâchette, je crains pas grand-chose. Fouillant dans mes poches, je parviens à mettre la main sur les derniers restes de mon argent de poche. Suffisamment de piécettes pour pouvoir payer une tournée ou deux, c’est tip-top. Faisant sauter un instant la bourse dans ma main, je mime le geste de vider une chopine et leur fait signe de venir. Allez, quoi ! Et puis, il peut rien nous arriver de fâcheux, non ?
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Ven 14 Déc - 11:22

Amalya n'avait pas bougé, Lily et l'autre homme, Shinra, semblait tenter de se parler. L'un parlait à moitié liléen entre coupé de mots bien étrange. L'autre parlait bien liléen mais avec lenteur, comme si il parlait à des enfants. Elle se rendit compte du flot de question qu'il avait du recevoir et surtout comme elles avaient été posés. Deux personnes qui ne parlaient quasiment pas la langue de la ville et qui parlaient pour poser des questions, cela devait être étrange à entendre.

Il expliquait au jeune homme le fonctionnement de son arme. D'ailleurs, Amalya compris qu'ils avaient eut peur pour rien car en faite, il ne l'avait pas armé mais désarmé. Quel frayeur. Si elle n'avait pas réussi à se contrôler ou s'il n'avait pas eut l'idée de poser ses armes sur le sol, cela aurait pu finir... mal.. très mal. Mais heureusement qu'il avait compris le problème. Elle pencha la tête sur le coté quand il continuait de parler à Lily.

C'était assez drôle de voir l'échange entre les deux hommes. Sans le montrer vraiment, Amalya regarda avec admiration les deux armes. C'était finement taillé et ce qui semblait simple de loin était en faite bien compliqué. Des entrelacements des manières de positionner la pointe... Quand Shinra montra la seconde arme, la jeune femme écarquilla les yeux. Elle était plus grande et impressionnante. Ce n'était pas la première fois qu'elle en voyait une mais peut-être pas aussi bien entretenue. Elle qui n'avait jamais eut d'arme, excepter ses propres griffes, avait soudainement envie de l'essayer.

Amalya regarda Lily apprécier l'arme et ensuite après l'avoir rendu à Shinra, il s'éloigna de quelques pas et se remit à parler de manière incompréhensible... Enfin, surtout dans sa propre langue. Comme si Amalya leur tenait la conversation en Nwalkhan. Mais elle compris la fin de sa phrase. « plus loin »?? Pourquoi plus loin ? Il s'était un peu éloigné, mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi il voulait aller plus loin. Et puis qu'y avait-il par là ? Des échoppes fermés ? Des tavernes presque vide ? Elle fronça des sourcils puis sourit en hochant la tête.

« Comprendre... boire ? »

Lily venait de faire un signe. Il avait l'air pressé. Si la conversation entre les trois était aussi limité et compliqué, comme cela allait-il être quand chacun aurait bien bu... Mais soit, cela pouvait être drôle. Amalya tourna le regard vers l'autre homme, plongeant ses yeux dans les siens. Il gardait une part de mystère, le heaume toujours sur sa tête qui couvrait la plus grande partie de son visage. Elle lui fit un petit geste en plus de celui de Lily et lui sourit. Aprés tout, plus il y a de fou, plus on rit.

« Venir.. »

Elle emboîta le pas de Lily et le rattrapa dans de grandes foulées.

« Aller.. où ? »


Spoiler:
 
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Shinra Az-Dard
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Jeu 27 Déc - 18:54

Après lui avoir montré mes armes en s'exclamant de mots incompréhensibles il me les rendit. Puis il s'écarta de quelques pas et reprit la parole en écartant les bras. Bon sang pouvait-il parler ne serait qu'une phrase en... "Plus loin". C'est ce que je saisis de son charabia. Plus loin certes, mais pour y faire quoi ? Les bas-fonds de Lorde-Gian étaient loin d'être les endroits les plus accueillants de Lorde-Gian. Du moins, de ce que j'en avais vu jusqu'à ce jour. Serait-il possible qu’il connaisse des endroits particuliers que je ne connais pas ? Très certainement… Mais marcher dans ces rues à cette heure-ci est plutôt risqué si l’on ne sait pas correctement se défendre. Des ivrognes, ils en trainent dans toutes les rues dans ces quartiers. Cependant Amalya sembla saisir mieux que moi ce que Lily disait. Elle mima l’incompréhension sur son visage reflétant la lumière nocturne. Les sourcils froncés, elle ne prononça que deux mots :

- Comprendre… boire ?


Elle se tourna vers moi, m’observant de ses yeux bestiaux. Elle me fit un signe pour mieux comprendre. Cette fois-ci, j’avais saisit. Boire. L’humain voulait boire. Boire… Chose dans laquelle je m’étais réfugié depuis mon arrivée ici. J’étais très souvent violent sous l’effet de l’alcool. Mes émotions me submergeaient, je me laissais dériver vers l’ivresse qui tendais à se rapprocher de ma folie intérieure. Était-ce une bonne idée de les suivre ainsi ?

Amalya rejoignit l’étranger qui semblait pressé de partir. Serais-je en mesure de me contrôler ? Oui j’ai envie d’alcool, de me saouler au breuvage pour en oublier mes soucis, mais j’étais un Supérieur et ces gens devaient me voir comme tel. Pas comme le vulgaire animal que j’étais devenu. Un verre ne me tuerait pas… Non, j’en désirerais un deuxième, puis un troisième et je finirais par me perdre dans ces sombres pensées, à ne plus distinguer le songe de la réalité, à vouloir tuer le premier être qui s’amènerait à moi. Que faire ? Que dire ?

- Aller… où ? reprit Amalya.

Je sentais déjà la peine et la tristesse remonter en moi. Très mauvais présage. Des souvenirs refirent sauvagement surface, accompagnés de cris. Je tournis vivement la tête sur le côté, poussant un léger gémissement. Non Shinra, ne te laisse pas abattre d’une telle manière... Diana voudrait que tu puisses vivre heureux… Mais c’est impossible aujourd’hui. Comment ne serait-ce que vivre sans elle ? Tout ce monde n’avait plus aucune signification à mes yeux. Je ne savais même pas pourquoi je vivais encore. La solitude était ma seule compagne désormais. Mais cette discussion, aussi difficile et brève fut-elle, avait fait battre mon cœur à en assaillir ma poitrine, comme pour me rappeler que je vivais encore et pourrais mourir à tout moment. Sans me rendre compte, je m’étais mis à revivre quelques instants, comme si cette compagnie m’avait relevé d’entre les morts. Mes souvenirs se dispersaient peu à peu. Peut être était-il temps de faire le grand saut ? De boire accompagné, d’essayer de reprendre goût à une vie pourtant fade ?

Je me suis avancé vers eux toujours avec cette démarche lente, pour ne pas éveiller la moindre étincelle de violence. Arrivé près d’eux, je pris la parole les regardant alternativement :

- Où vous boirez, je vous suivrais pour ce soir.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Ven 11 Jan - 11:54

[Désolé pour mon activité de mollusque et mon temps de réponse honteusement long >< Les partiels se terminent, je suis bientôt de retour èé*]

Pour les jolis quartiers, je sais pas. Mais dans un coin plus qu’à moitié craignos comme celui-ci, j’en suis sûr à cent pour cent : c’est la nuit qui offre tous les possibles. Et alors que j’essaie d’inviter mes deux nouvelles rencontres, j’ai plutôt hâte d’aller vérifier. C’est marrant, c’est juste maintenant que je m’en suis libéré que j’me rends compte à quel point l’ambiance du château commençait à me peser. Faire bonne figure, c’est pas mon truc. Là, dans les bas-fonds de Lorde-Gian, en route pour l’inconnu avec une fille sauvage et un tireur aux yeux de braises, je renoue un peu avec le vrai moi et bon Dieu, ce que ça fait du bien. Alors que je m’échine à leur faire comprendre ce que je veux, Amalya est la première à saisir et hoche la tête avec un sourire avant de transmettre à Shinra. Elle me rejoint avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Boire seul, c’est triste. Lorsqu’elle arrive à ma hauteur, elle me pose une question qui serait sans doute très pertinente pour quelqu’un d’autre mais qui, en ce qui me concerne, me passe au-dessus comme un Mirage 2000.

« Je sais pas ! Voir… après. »

L’endroit, c’est secondaire. Quand on sait ce qu’on veut, on finit toujours par trouver ce dont on a besoin. Je jette un œil à Shinra, qui semble toujours hésiter à quelques pas de nous. C’est moi où il a l’air un peu sombre d’un seul coup ? Enfin, pas qu’il se soit vraiment montré comme un joyeux drille depuis qu’on l’a rencontré mais là, quand même. A la distance où je suis et avec son heaume par là-dessus, je peux pas bien voir mais j’ai comme l’impression que son regard rouge sang se perd dans l’ombre de la ruelle et parmi de douloureux souvenirs. Hum… Faute de mieux, Ama et moi attendons qu’il se décide. Allez Shin, du nerf. On a tous notre fardeau à porter, dans ce monde ou dans le mien. Ca s’arrange pas toujours en se mêlant aux autres ou en faisant semblant mais on n’a pas des masses de choix de toute façon. Et puis, quand on a mal, autant noyer la douleur dans quelque chose de plus fort, une autre douleur ou un verre bien rempli. C’est peut-être pas le meilleur conseil mais en tout cas moi, c’est comme ça que je fais… Finalement, il finit par trancher et nous rejoint de sa démarche lente et calme. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais dans l’ensemble, il a l’air de se joindre à nous.

« Et bah voilà, parfait ! Allons-y ! »

Je l’accueille d’un sourire et d’une tape sur l’épaule et prends la tête du petit groupe, sans trop l’avoir décidé. Je connais pas cette partie de Lorde-Gian, je sais pas trop où on va mais j’y vais d’un pas confiant. On finira bien par tomber sur ce qu’il nous faut, me dis-je. Tonight, we start the fire… Qu’est-ce qu’on trouve comme alcools en Eleris ? On nous a servi de la bière et du vin à la table du roi, un peu de cervoise aussi, mais rarement des trucs plus forts. Bah, dans le pire des cas, je les laisserais commander, ils doivent être un peu plus au courant que moi. Encore faut-il trouver la taverne avant de songer à ce qu’on va y siffler. Et justement, après plusieurs minutes de déambulation dans les ruelles sordides et sombres à essayer d’aligner quelques mots avec Amalya (qui m’est décidément bien sympathique), j’entends soudain un truc intéressant. Je m’interromps et tourne la tête en direction du bruit. Un bruit d’accordéon, de verres et de bois qu’on cogne, qui soutient un joyeux chœur de voix avinées. Ah, on touche au but, là. Curieux, je leur fais signe pour qu’on aille voir d’où ça vient et, quelle surprise ! Ca vient d’une taverne éclairée, sonore et déjà bien pleine, si j’en juge par la buée sur les vitres encrassées. Je me retourne vers mes compagnons du soir, assez tenté pour ma part. Quand je connais pas bien les endroits, je choisis toujours le premier où y a l’air d’avoir de l’ambiance. Et là, d’après ce que j’entends et qui ressemble assez à des chants marins, c’est plutôt pas mal. Forcément, si on tombe le même soir qu’une bande de gaillards tout juste rentrés au port…

« Entrer ? »

En fait, je n’attends même pas d’être sûr que ça les branche pour me diriger vers la porte. C’est parti… la chaleur, le barouf, l’odeur de sueur et d’alcool m’agressent à peine ai-je entrouvert le battant mais je ne me laisse pas démonter. J’entre vaillamment et j’essaie de me frayer un chemin jusqu’au bar, chose éminemment difficile pour ma carrure de crevette parmi tous ces marins beuglards. Mais bon, j’ai Ama et Shinra en soutien derrière alors tout roule. Je finis par m’échouer sur le bois usé, marqué par de nombreuses auréoles de choppes. Bon, et maintenant qu’est-ce qu’on prend ? Erf, en désespoir de cause, mieux vaut commencer doucement et se rabattre sur ce qu’on connait. On passera la vitesse supérieure après. Je gueule un bon coup pour attirer l’attention du tavernier et lève trois de mes doigts en lançant :

« Bière !! »

Voilà, ça s’est fait. Je me retourne vers le reste de la salle, observant avec le sourire aux lèvres tous les types qui lèvent leur chopine en reprenant les refrains en chœur, ceux qui tanguent déjà, ceux qui font un bras de fer, ceux qui pelotent allègrement leurs filles de joie et ceux qui, euh… « dansent » tant bien que mal au milieu de la pièce avec l’accordéoniste qui se démène comme il peut. Tant pis si certains ont vraiment des gueules pas engageantes, si certains commencent déjà à reluquer Ama avec un air lubrique, si le heaume de Shin et ma dégaine bizarre ne font pas l’unanimité non plus. Moi ça me plait, j’me sens bien, et j’ai hâte de voir ce que la soirée nous réserve. Nos bières arrivent et je me saisis aussitôt de la mienne pour trinquer avec mes deux compagnons.

« Santé ! »

Sans forcément savoir que dans cette partie de Lorde-Gian, ni les Etementa ni les Supérieurs ne sont forcément les bienvenus.
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 12 Fév - 21:43

Amalya sourit légèrement quand l'homme les rejoints. Elle suivi ensuite les deux hommes au travers de la ville. Ils échangèrent quelques mots et la jeune Etementa en apprenait d'avantage. D'abord certains mots, et ensuite certaine pratique des nouveaux arrivants. Elle n'étais jamais entrée dans une échoppe de la ville. Et encore moins à une heure aussi avancer de la nuit. Quand Lily regarda vers la bâtisse d'où bruit et odeur s'échappaient. C'était ça alors ? Elle haussa des épaules et n'eut pas le temps de répondre au jeune homme qu'il poussait déjà la porte. Elle jeta un regard interrogateur vers Shinra et emboîta le pas à Lily.

« ho.. »

Il y avait foule dans cet endroit. C'était comme si toute les personnes de la rue c'était donné rendez vous ici. Elle avait presque du mal à suivre Lily qui avançait tout droit vers le bar. Il prit une commande que la jeune femme eut du mal à entendre. Elle le suivait ensuite vers la table en regardant les gens avec curiosité. Pourquoi les femmes se laissaient faire.. Elle avait irrépressible envie de tous les déchiqueter pour leur apprendre à respecter les femelles. Elle croisa le regard d'un homme assez... bizarre qui la regardait avec insitance. C'était étrange mais cela ne la dérangeait pas, quoi qu'elle avait une petite envie de mordre... Elle reporta son attention sur ses compagnons et s'installa à coté d'eux.

Amalya se souvint qu'elle ne pouvait pas faire n'importe quoi ici. Si les hommes savaient ce qu'elle était, elle serait surement tuer sur le champ. Elle sourit un peu en se disant que l'alcool n'allait pas aider mais qu'elle ne comptait pas s'enfuir. Elle attrapa une des bières et la leva en direction des hommes.

« San...té ? »

Elle avait juste répété. Peut-être que c'était la coutume d'où il venait. Surement... Elle prit une gorgé de bière et toussa un peu. La mousse blanche n'était pas à son goût, pourtant le goût du liquide était agréable, juste un instant. Elle regarda autour d'eux, les gens ne faisaient pas particulièrement attention à eux. Pourtant quelques personnes regardaient avec curiosité et méfiance le heaume de Shinra. En même temps, c'était assez impressionnant. Elle n'osait d'abord pas parler. Son incompréhension de la langue l'empêchait de suivre les conversations alentours, mais elle captait quelques mots. Elle regarda les deux hommes boire comme elle.

Elle se pencha sur la table en cherchant ses mots. Elle regarda d'abord Lily à qui les mots étaient principalement destinés puis Shinra qui pouvait tout autant être concerné.

« Ici.. Apprendre Liléen ? »

Elle se mit à rire doucement en s'imaginant parler le liléen des bars. Cela ne devait pas être fameux. Comme si un marin de la ville apprenait sa langue avec les scruteurs.. rien de moins agréable. Elle se demandait soudainement si elle pouvait apprendre la langue de Lily... Non, elle n'était pas une traite, et n'avait pas plus envie que ça de rester parmi les autres, mais apprendre la langue pourrait être aussi drôle que lui apprendre la sienne qui n'était pas la plus simple.

Amalya reprit une gorgée d'alcool. Elle réfléchit à comment relancé une discussion, car les deux hommes l'intriguait toujours autant, l'un car il disait venir d'un autre monde ce qui était pour elle tout à fait fascinant L'autre car il était encore caché sous le heaume.
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Lily Green
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 2 Juil - 21:06

[Reprenons ce rp laissé à l'abandon, en évinçant malheureusement notre ami Shinra. On lui en devra un quand il reviendra ^^]

Dans le Paris d’où je viens, je me souviens de bars très sympas, avec des ambiances loufoques et cool (Gandalf et sa célèbre réplique sur la porte des chiottes, vous y auriez pensé, vous ?), d’autres plus classiques, d’autres un peu nazes et de certains qui ramassaient la lie des pochtrons de tout le quartier. A Lorde-Gian, j’suis pas sûr que le classement colle tout à fait mais, y a des fois comme ça où tu sens le boui-boui craignos à cinq cent mètres. Là, c’est pas le cas. J’veux dire qu’évidemment la gargote est mal famée. J’ai juste rien vu venir. Je suis là, tranquille, ma pinte à la main, à trinquer avec des gens que je connais absolument pas et je remarque pas que ça pue déjà les emmerdes. C’est peut-être parce que mes potes de biture de ce soir se prêtent au jeu. Même si elle s’est raidie en entrant et que quelque chose me dit qu’elle a envie de croquer les matelots qui pelotent les culs et les nichons, Amalya lève sa chope et répète ce que je dis, avec enthousiasme et un sourire. Ça me fait rire, juste avant que je n’écluse le tiers de la pinte à grandes lampées. Mouais, c’est pas folichon. Je m’attendais pas à ce qu’elle casse des briques mais bon, je suis un peu déçu de constater que je l’aime pas trop celle-là. Ça ne dérange personne à part moi, alors bon je la ferme mais je tire un peu la tronche quand même. Dans le bastringue ambiant, c’est à peine si j’entends la question de la petite demoiselle à côté de moi, et je manque de ne rien biter du tout. Mais une fois que j’ai à peu près saisi les trois mots qu’elle vient de baragouiner, j’éclate de rire à mon tour. J’ai compris la blague !!!

« Beaucoup… bon liléen, ici ! »

Ça pour sûr, on sera sans doute de vrais experts en argot de baleiniers à la fin de la soirée. Avec sans doute un très fort accent « saoul comme une barrique » mais ça, c’est secondaire. Ceci dit, c’est vrai que c’est en se frottant aux cuitards locaux qu’on apprend à pas se laisser marcher dessus. Faut avoir des burnes avec ce genre de bestiaux de tavernes, me dis-je juste alors qu’un des marins passablement ronds se vautre à mes pieds, hilare et bruyant, sous les rires gras de toute sa bande. Tiens, je me demande à quoi il tourne, celui-là. J’aime bien l’odeur atroce de sa chopine (enfin, ce qu’il en reste sur le sol, quoi). Finissant ma binouze d’une traite, je refais signe au barman et gueule en désignant le type au sol :

« Un… ça !!! »

Oui bon ça va, je fais ce que je peux, hein… Et en plus ça marche puisqu’une des serveuses m’apporte ma seconde commande avec un geste brusque. Curieux, je goûte… et manque de m’étouffer. Ptain, c’est abominable ! Je suis sûr qu’on pourrait déboucher le tout à l’égoût de Lorde-Gian avec dix litres de ce truc. Mais cette observation très pertinente ne m’empêche pas d’y regoûter, puis de le proposer à Shin et Ama. La demoiselle réagit en premier.

« Tu vas voir, ça arrache… »

C’est peu de le dire. Mais après quelques minutes, je constate que ça fait plus que de récurer la tuyauterie au papier de verre. Sinon, j’explique mal comme je me retrouverai à danser dans un coin avec les autres, tout en reprenant en cœur les chants de marins dont je ne sais fichtrement rien, dans une très belle performance de yaourt. Parce que le yaourt, c’est pareil dans toutes les langues. J’ai passé mon bras sous celui d’Ama pour l’entraîner avec moi. Shin est un peu plus réticent mais pas grave. Je nous fonds dans l’ambiance. Je ne suis pas bourré ! Juste joyeux, nuance… Tellement joyeux que je ne sais pas si c’est une bonne chose. Nan j’dis ça parce que certains gars sont satisfaits de voir qu’on sait s’amuser nous aussi et qu’ils ne tardent pas à s’inviter près de nous.

« Et bah alors mes jolies, vous en avez une sacrée descente ! »

J’ai rien compris, mais je présume qu’on doit bien le prendre. Ou commencer à baliser, vu la façon dont ils lorgnent le balcon d’Ama. Je savais pas qu'il pouvait y avoir aussi peu de dents dans un sourire…
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Ven 12 Juil - 12:17


Amalya se taisait toujours en regardant les deux hommes. Elle fronça des sourcils quand l'homme tomba sur le sol et se pencha par dessus la table pour voir ce que regardait Lily. Apparemment, il voulait boire la même chose. Gloussant un peu, la jeune femme se demandait comment un type comme Lily allait tenir l'alcool que l'homme bien en chair venait de s'étaler de tout son long après en avoir ingurgité une certaine quantité. Une jeune serveuse ne se fit pas prier et envoya la chope dans les mains du jeune homme.

A sa mine dégoûter, l'Etementa se doute que ce n'était pas ce à quoi il s'attendait. En même temps, il n'y a que ceux qui n'ose pas qui ne font aucune découverte gustative. D'ailleurs, elle le vit en prendre une autre gorgée avant de le lui tendre. Amalya n'hésite pas longtemps, sa curiosité est elle aussi mise à l'épreuve alors, elle ferme ses doigts sur la hanse de la chope et la lève vers ses lèvres en entendant Lily baragouiner un truc dans sa langue. Première gorgée. Répugnant. Ca pique le fond de la gorge et c'est fort. Deuxième gorgée. Moins agressif mais toujours peu agréable. Elle repose la chope sur la table en réprimant une grimace. C'est une Etementa certes, mais pas envers et contre tout. Là, c'est pas du tout un truc pour elle.

Mais quelques minutes se passent, et sans savoir comment ni pourquoi, Amalya reprit conscience debout, bras dessus-dessous avec Lily, entouré des autres buveurs à chanter. C'était plutôt des paroles incompréhensible qui sortait de la bouche de la jeune femme (du jeune homme aussi d'ailleurs), mais cela ne semblait gêner personne. L'entrain du jeune homme était plutôt communicatif alors elle se laissa aller et l'imitant dans une danse un peu étrange. Quand plusieurs autres hommes les rejoins. L'un d'eux leur parla même, une horrible et forte haleine d'alcool. Ce n'était pas agréable mais de toute façon elle n'avait capter que quelques mots de sa phrase. « Jolies » et « sacrée ». Elle ne fit qu'hausser des épaules en ne pouvant volontairement s'arrêter de danser.

Elle sentit des regards posé sur elle. C'était pas génant au début mais ils étaient de plus en plus insistant et se tournaient juste sur une certaine partie de son corps. Elle avait déjà compris que sous cette forme là, certains endroits étaient plus... excitant que d'autre. Mais quand même. Elle lui jeta un regard noir en levant ses lèvres au dessus de ses dents. Ce ne devait pas être beau mais elle avait toujours eut cette mimique pour éloigner les mâles. Que se soit sous sa forme humaine ou animal. Forcément, cela fonctionnait mieux dans un cas que dans l'autre. Là elle ne savait pas trop comme celui là allait réagir, mais il fallait qu'il le fasse vite car elle sentait que si l'alcool l'avait rendu joyeuse, il avait aussi considérablement rapprocher son seuil de calme.

Amalya ne voulait pas, mais alors pas du tout perdre le contrôle ici et maintenant. Trop de monde. De plus, elle pourrait faire trop de dégât ou pire être tuer, et là elle pensait que ça ne serais pas bon pour son père.
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Sam 13 Juil - 20:49

Shin n’a pas voulu goûter le tord-boyau et Amalya n’a pas aimé non plus. Je me demande bien avec quoi on a fait ce truc. De la brique, de la ferraille ou une récolte périmée, les possibles sont vastes ! En tout cas, c’est certainement pas bon pour la santé. On pourrait donc se dire que je suis un peu con d’avoir fini ma choppe, hilare et beuglant les chansons qui passent d’une voix plus que douteuse. Mais on s’en fout, c’est rigolo. Au bout de quelques minutes, je suis parvenu à entraîner la jeune femme avec moi pour danser avec les soûlards, c’est-à-dire qu’on saute lourdement sur place en se laissant déporter à droite ou à gauche selon le tangage de l’assemblée en priant pour pas se casser la gueule. En fait, à part le niveau sonore, c’est pas si différent que ça d’une rave party. Shin est toujours à notre table, je distingue son heaume qui brille à la lueur des chandelles, mais la foule nous sépare maintenant et je ne sais pas s’il arrivera à nous rejoindre, où même s’il en a envie vu comment il descend. En tout cas, moi je me marre bien et j’en oublierais presque où je suis et surtout avec qui, ce qui n’est pas très prudent. Nan parce que la viande saoule qui nous entoure a encore les yeux en face des trous et les deux arguments frontaux d’Amalya ne sont pas vraiment du genre que l’on peut manquer, quand on apprécie ces choses-là. Mais moi forcément je bite rien, j’aime pas les nichons. La demoiselle en revanche a très bien compris de quoi il retourne parce que moins bourrée et elle montre les dents aux messieurs trop collants qui nous entourent. Oh… même dans mon état, un coin de mon cerveau embrumé me baragouine que ça sent le roussi. Je sais toujours pas vraiment ce qu’est Ama mais quand j’étais sobre, je suis parvenu à la conclusion que c’était peut-être pas pour rien qu’elle me faisait un effet animal. Est-ce qu’elle va se jeter à la gorge des lascars avinés pour les punir de leurs viles intentions ? J’en sais rien et je passe volontiers mon tour. C’est donc dans l’idée d’éviter le pire que, lorsque l’un des mecs tend la main vers son visage sans cesser de sourire, je repousse sans ménagement la paluche en question (titubant sur l’épaule de la jeune femme au passage mais on n’a rien vu).

« Héééé… touche pas à ma copine, toua… Faut pas toucher les dames qu’on connait pas… »

On risque d’attraper pleins de saloperies. Ah non, c’est pas ça... Dans tous les cas, mon intervention n’est pas du goût de tout le monde. La bande de pochards qui avait peut-être le doute à cause de l’alcool a l’air de m’avoir finalement identifié comme un bonhomme, à cause de ma voix. Et je les intéresse beaucoup moins, du coup. Pire : une crevette de mon gabarit n’a rien à faire avec une bombe comme Ama, encore moins quand de vrais hommes comme eux s’y intéressent. Bref, je suis soudain pris à parti par l’un d’entre eux, qui se redresse de toute sa hauteur devant moi (périlleux, vu son équilibre mis à mal par la bière) et jette d’un ton mauvais à la jeune femme :

« Dis donc, c’est ce genre de lavette que t’apprécie, chérie ? Il doit pas te faire planer bien haut… »

J’ai rien compris, mais je présume que c’était pas très flatteur pour moi. Et c’est pas ça qui va me démonter, d’ailleurs. Il croit qu’il me fait peur avec ses tatouages et sa tronche de dogue ? Mais il me connait pas, j’suis un fou, moi ! Brandissant mon index devant lui, je réponds calmement avec un petit sourire malgré ma voix pâteuse :

« Mec, tu peux pas m’la faire… »
« Et il débarque d’où pour pas causer comme tout le monde ? »
« … parce que t’as des couilles ! »

Et ni une ni deux, je profite de l’effet de surprise et du fait qu’il ne se sente pas du tout menacé par ma taille poids plume pour lui balancer aussi fort que je le peux mon pied dans les valseuses, pas protégées pour un sou. Evidemment, je fais mouche : le gars écarquille les yeux, le visage crispé par un rictus douloureux, ouvre la bouche pour laisser échapper un son étouffé avant de tomber à genoux, plié en deux, en se tenant les roupettes. Héhé, j’les ai pas loupées… ai-je le temps de me dire avant que le poing de son pote ne m’envoie en orbite trois mètres plus loin. Sous la puissance de l’impact et le non encaissement du choc, je vais  m’écraser sur le dos d’un autre marin tatoué et patibulaire, lequel plonge le nez en avant dans la colonie de choppes qui a poussé sur la table et va s’écraser par terre à grand bruit. Après ça, un graaaaand silence tombe sur la taverne. La mâchoire douloureuse et la tête comme un compteur à gaz, j’ai pas encore fini de compter les chandelles que le gars se redresse et me ramasse par la peau du col, pas content du tout. Face à sa trogne couturée de cicatrices (décidément, c’est un vrai nid à cliché de bar…), je me dis que je vais passer un sale quart d’heure et que la moitié de la salle n’attend que ça. Y a-t-il moyen de me sortir de cette situation de merde ?

« Tu t’es perdu, gamin ? Tu veux qu’on t’apprenne à retrouver ta place ? »
« Oh ouais, fesse-moi… »

Réponse : non. Ptain, et tout ça pour une gonzesse, en plus…

HRP:
 
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 23 Juil - 20:20


Amalya était toujours aux cotés de Lily, mais les insistants sur sa forme humaine commençait à titiller sa colère et elle dut prendre, à plusieurs reprises, une grande inspiration pour ne pas faire une chose inconsidéré. Elle n’eut  à peine le temps de voir la main s’approcher d’elle et encore moins de la sentir sur sa joue que le poids de Lily sur son épaule et son geste vif pour repousser la main lui fit reprendre un peu plus ses esprits. Elle n’avait pas compris un traitre mot de ce qu’il avait dit mais dans l’ensemble, accompagné de son langage corporel, l’Etementa avait vaguement comprit qu’il l’aidait. Rapidement les hommes changèrent d’attitude à son égard. Elle ne comprenait pas tout à fait les raisons mais sentait que la situation ne tournait pas en leur faveur. La voix raillée et le relent d’alcool qui parvenait jusqu’à elle ne faisait que de la conforter dans cette idée.

« … ce genre… apprécie… Il doit pas.. bien haut… »

La jeune femme en avait compris l’essentiel et cela ne lui plaisait pas. Elle sortait avec qui elle voulait. Elle n’était pas une femme soumise comme les leurs certainement. Non, si elle voulait boire un verre avec lui elle le faisait. Mais sa connaissance de la langue ne lui fit pas comprendre toute les subtilités qui n’en sont pas vraiment dans ce contexte. De plus, Lily ne semblait pas se démonter par ce tas de muscles mous. Amalya ne comprenait absolument rien à son charabia mais elle ne put réprimer un large sourire quand d’un geste rapide il le fit se tordre de douleur.  Victoire de très courte durée car son ami pas moins balèze rend le coup et envois valdinguer Lily sur une troisième personne qui, s’étouffant déjà dans son alcool fini allongé au sol en compagnie de toute sa garde de choppe.

Long silence.

Lentement, l’un des hommes ramasse Lily. Amalya essayait vainement de ne pas céder à ses pulsions de plus en plus incontrôlables. Elle résista du mieux qu’elle put avant de comprendre la menace qui planait sur le jeune homme. Elle l’avait senti plus tôt dans la soirée. Il savait bien manier la parole, mais là, il n’avait pas la chance de reproduire cet effet de surprise. Le monstre en elle grognait de plus en plus fort et un son gutural et animal s’échappait de sa gorge pour le moment humaine.

« Laches lui »

Dans son liléen approximatif, la menace semblait bien faible, d’ailleurs l’homme en riait tout en maintenant serré son emprise sur le fils de dieu. Deux autres alcoolisés semblaient eux aussi vouloir faire partie du jeu et s’approchait d’elle en passant délicatement, du moins avec le peu de délicatesse qu’ils leurs restaient, sur leurs lèvres encore imbibés de liquide infâme. Ses grognements ne les arrêtaient pas, pourtant le silence régnait toujours et cela aurait suffi à stopper n’importe qui de censé. Quand leurs sales mains attrapèrent ses bras, elle s’en dégagea avec une force qu’aucun d’entre eux n’avaient soupçonnés. Elle lâcha un grand cri animal et sentit la digue se rompre en elle.  Elle paniqua d’abord, comment elle pourrait gérer ça. Mais bien vite la panique fit place à l’enragement et la colère. Amalya voyait rouge et tout son corps le montrait.

Tombant à genoux, sa colonne vertébrale craquait dans de sinistres bruits. La robe qu’elle portait se déchirait d’un coup alors que son corps maintenant animal prenait le pas sur elle-même. Sa mâchoire s’élargit et ses dents devinrent douloureuses et épaisses.  Sa chevelure laissa place à un duvet court qui laissait voir sa peau moite et sa musculature de chasseur. Ses bras et ses jambes continuaient de craquer pour finalement finir en pattes griffues et musclées. Le silence devenait bien plus pesant mais Amalya ne l’entendait plus, son sang battait dans ses oreilles et toutes les odeurs de viandes se précipitaient dans ses narines.  Elle grogna plus fort avant que les hommes se mettent réellement à comprendre et à paniquer. Puis, comme si il ne s’agissait que d’un jouet pour chiot, elle donna un puissant coup de patte dans les jambes de l’homme le plus proche et referma sa gueule sur son cou en avalant avec un délice non feint un morceau de sa trachée et de ses artères. Bien vite, elle fut couverte du sang de ce cadavre mais elle n’en fit cas. Son plaisir était aussi réel que sa fureur. Elle déchiquetait un à un les hommes qui étaient malheureusement à sa portée. L’alcool les rendaient plus lent.

L’homme qui tenait Lily l’avait peut-être lâché, mais une toute petite voix dans le monstre qu’elle devenait quand elle était en colère lui disait d’épargner ses connaissances. Cette voix trop faible n’arrivait pas à reprendre le dessus. Johaan savait la calmer mais il n’était pas là. Alors le meilleur moyen serait peut-être de l’assommer. Enfin, d’y réussir tout en restant loin de ses griffes et crocs.
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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Jeu 25 Juil - 8:13

Jusqu’ici, je l’avoue, j’étais un peu trop rond pour me rendre compte qu’Ama a du mal à gérer le stress. En même temps j’suis con, j’aurais du tilter qu’une jolie fille comme elle dans un endroit pareil, c’est comme manger un steak dans la niche du chien : c’est de la provoc’. C’est peut-être pour ça qu’elle est vachement contente quand j’explose les balls du type qui voulait la tripoter, au mépris de mon intégrité corporelle. Très courageux de ma part, surtout quand ça commence sérieusement à puer la merde pour moi, c’est-à-dire quand je me retrouve je ne sais plus trop comment les pieds dans le vide au bout du gros bras d’un mec pas content. Là déjà, je me disais que j’avais peut-être pas eu la meilleure idée de la soirée en venant ici et que j’allais sans doute prendre cher. Pas que ça me dérangeait foncièrement. Disons que j’ai l’habitude d’avoir mal et même si je sais que je tirerais aucun plaisir de ce genre de douleur, j’suis plus ou moins rôdé. Mais très franchement, à aucun moment j’aurais pu me douter que les soulards qui peuplent l’endroit n’étaient pas ceux qui pouvaient me faire le plus de bobos.

Sa voix me surprend et – miracle – me fait quelque peu redescendre sur terre. Les mecs se foutent de sa gueule, cette minette toute maigre qui croit pouvoir tenir tête à des durs comme eux, mais moi j’entends clairement le danger dans cet ordre rauque, chargé de colère. Il me rappelle le grognement qu’elle a poussé dans la ruelle quand on savait pas encore que Shinra était plus ou moins de notre côté, et même dans les brumes de l’alcool je perds un peu de mon sourire. Euh, les mecs, vous feriez peut-être bien d’obéir si vous tenez à vos miches. J’dis ça j’dis rien mais pour le coup, j’crois qu’on a vraiment du mouron à se faire… De là où je suis, je ne peux la voir que du coin de l’œil mais quand elle se dégage avec fureur des deux lourdauds qui entendent jouer au docteur avec elle, j’essaie mollement de faire de même. Nan sérieusement les gars, ça craint à mort, là ! Et putain mon vieux, même là je ne croyais pas si bien dire…

Le hurlement qu’elle pousse me contracte le bide et celui de toutes les personnes présentes aussi, j’en suis sûr. Ce cri n’a rien d’humain. Une gorge humaine ne peut pas produire un son aussi sauvage, aussi violent, qui effraye chacun au plus profond de ses tripes parce que dans les tréfonds de notre cerveau reptilien, il réveille la peur ancestrale d’être bouffé par un prédateur. Un prédateur, ouais. Sous mes yeux médusés et ce de toute l’assistance, c’est ça que la jolie petite Amalya qui me semblait si sympathique et si bizarre à la fois est en train de devenir. Tombée à terre, elle est prise de convulsions tellement brutales qu’elles font craquer ses os et déforment son corps de façon proprement dégueulasse. Ses vêtements se déchirent (Hulk…), ses membres deviennent des pattes hideuses terminées par de putains de griffes, ses cheveux se rétractent pour laisser la place à un ptit duvet malingre sur son corps musculeux et à la place de son joli minois, il n’y a plus que des dents. Sérieux, je ne voix plus que ça : une mâchoire béante, remplie de crocs cauchemardesques et grondants, prêtes à nous croquer comme des Petits Lus. Au début, je l’avoue, je suis trop sonné par ce que je vois pour réagir ou même penser à avoir peur, comme toutes les personnes présentes. Et puis une voix dans l’assemblée crie comme si c’était la Mort en personne :

« Une Etementa !!! »

Et à partir de là, tout fout le camp. Le cri est repris en cœur par quasiment tout le monde, la plupart des gens se ruent vers la sortie en se piétinant allégrement, les autres essaient de faire face courageusement avec le peu d’armes qu’ils ont sur eux (des dagues et des choppes de bières, on ira loin avec ça), et Ama n’arrange rien à l’affaire en se mettant à bouffer un type sans plus de façon. Moi, on m’a finalement lâché et je suis lourdement tombé sur le sol mais je ne pense pas à m’enfuir. J’ai l’impression d’être pétrifié dans un sac de ciment, je ne peux ni bouger, ni détacher mes yeux de cette gueule monstrueuse et rougie de sang. Quelque part dans un coin de ma tête, je me souviens qu’ils ont dit que c’était une bête comme ça qui avait attaqué le prof Kenan et j’me dis que c’est normal qu’on l’ai pas revu depuis, finalement. Comment on peut survivre à un truc pareil ? Comment on peut même imaginer pouvoir lutter contre ça ?

*Oh la vache… Dommage que le grand cosaque soit pas là, il en chierait du lait et des biscuits.*

Et il me sauverait peut-être aussi la mise, par la même occasion. Parce que moi, si cette bête me saute dessus, je suis morts. Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures, les probabilités, mes chances de survie, une réussite critique en jet de courage ou un truc comme ça. Niet. Si elle se tourne vers moi, commencez à creuser ma tombe pour enterrer mes restes, les mecs. C’est aussi simple que ça. Alors comment dire l’état de panique dans lequel je me trouve, en ce moment ? Pas compliqué : je regarde la scène avec les pauvres clampins essayant de repousser la bête qui a presque l’air de se marrer devant leurs efforts pitoyables en arrachant un bras au hasard pour désarmer son possesseur, je vois cette scène aux premières loges donc, et je me pisse dessus. Littéralement. Oui, je sais c’est triste, ça n’arrive jamais au héros dans les films ou les bouquins d’habitude. Pour ma défense, je dirais que d’habitude, le héros est rarement un chevalier travesti qui aime la fessée et que putain de merde, je m’appelle pas Aragorn ! Y a un mois encore, mes seuls soucis c’étaient comment recréer une maquette convenable de Guggenheim de Bilbao et que porter pour être sûr de me faire tringler après la sortie de boîte et maintenant y a une fille qui s’est transformée en monstre sous mon nez et qui commence à bouffer les gens ! J’vais mourir façon steak tartare dans la minute et j’ai pas le droit d’avoir la vessie qui flanche ? Merde à la fin ! Mais finalement, c’est Shin qui nous sauve la mise.

Ayant les nerfs autrement plus solides que les miens, il a armé son arbalète et vise la bête, certainement dans le but de faire un headshot. Mais dans la bousculade, un des fuyards le heurte violemment et le carreau part pas du tout au bon endroit. En fait, il va taper le lustre au-dessus de nos têtes, qui est en réalité la barre d’un bateau avec des bougies fichées sur sa surface, plus exactement dans la corde qui le rattache à son anneau dans le plafond. Comme au ralenti, je vois la corde s’effilocher dans un craquement indistinct et le lustre s’effondrer au milieu de la pièce, écrasant un mec et demi et heurtant violemment l’épaule et la nuque de la créature qui pousse un cri de douleur. Les combattants encore en lice pensent un instant à profiter de la chance, avant de se rendre compte que les bougies du lustre sont tombées par terre, c’est-à-dire dans les flaques entières d’alcool déversées dans la débandade. En clair, ça sent le roussi. Sous nos yeux ébahis, l’auberge commence à prendre feu et bordel à foin, je suis toujours pétrifié de terreur. Relève-toi bon sang !!! Nan parce que les autres t’ont pas attendus, hein ? Ils se sont déjà tous cassés hors de la taverne et il ne reste plus que toi, Shin et le monstre encore sonné par son coup sur le crâne ! La bouche sèche et la tête en panique, je parviens finalement à m’agripper au rebord d’une table pour me relever, sans lâcher des yeux ce qui était Ama tout à l’heure et qui se tient entre moi et la sortie. Autour de nous, les flammes. La seule issue serait une éventuelle porte de derrière mais je sais pas où elle peut-être. Comment qu’on va faire ? Pris d’une soudaine impulsion, je m’entends soudain croasser :

« A… Amalya ? »

Elle tourne la tête vers moi à l’appel de son nom. Ptain, mais quel con, j’te jure…
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Amalya Kèrn

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MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Ven 26 Juil - 18:26

Le voile de haine et de colère recouvrait toujours ses yeux. Pas de distinction entre les bipèdes amis et les ennemis. Chaque être vivant qui passait à sa portée subissait un sort comparable les uns aux autres. Elle était une Kèrn et son père aurait été fier d’elle s’il avait été présent. Même si elle n’était pas vraiment elle-même elle vengeait les siens qui avaient été chassé et pourchassés plus d’une fois.

Les cris des buveurs ne faisaient qu’accroitre sa fureur. Une main entre ses dents elle repoussait son propriétaire qui hurlait de douleur. L’auberge était presque vide et la plus part des personnes restantes tremblaient ou essayaient de sortir. Amalya ne faisait toujours aucune différence. Les inconnus, Lily, Shinra tous dans le même sac : Viande. Alors qu’elle reprenait un peu souffle et tournait sur elle-même en marchant allégrement sur les corps des malheureux marins qui s’en était pris à elle et Lily un peu plus tôt, elle entendit un craquement sinistre. Puis peu après l’Etementa reçut un coup énorme sur la nuque qui la fit perdre la vue un instant. Poussant une plainte, elle s’effondra dans la mare de sang.

Sa petite perte de conscience ne dura que quelques secondes ce qui lui permit de reprendre le contrôle. Elle se releva difficilement et cligna des paupières pour calmer sa respiration. Elle regarda à ses pieds prenant peu à peu le contact avec la réalité. D’ailleurs, elle n’était pas belle cette réalité. Beaucoup de sang, de membres séparés du corps et deux hommes aux teints plus que blafard. Amalya lève la tête, elle s’ébroue pour laisser le sang qui la recouvrait tomber. Où était-elle ? La jeune femme, toujours sous sa forme animale, n’arrivait plus à se repérer et se souvenir de l’endroit où elle se situait. De vagues souvenirs mêlés aux odeurs d’alcool lui rappelèrent qu’elle était dans une taverne et avant qu’elle n’eut pensé à Shinra ou Lily, elle entendit une voix, petite, presque timide prononcé son nom.

« Lily… je suis désolée, je.. tu n’as rien ? Quand je m’emporte comme ça je… Je suis un monstre… Je ne réfléchit plus et.. voilà… »

La jeune femme s’avançait vers les deux hommes encore là. Ils ne devaient certainement pas comprendre ses grognements pourtant clairs à ses oreilles. Elle ne semblait plus agressive dans sa façon de marcher et de s’exprimer si on peut le dire ainsi d’un point de vue externe. Amalya n’étant pas une traite mais une fille de la montagne et Kèrn d’autant plus, elle n’avait pas honte de se montrer ainsi. Elle aimait d’ailleurs être comme ça, comme quand elle est née. Mais dans Lorde-Gian ce n’était pas le truc le plus intelligent à faire. Elle se lécha la patte et sentit soudain à sa droite une vive chaleur. D’un regard, elle vit les flammes, qui avaient à présent sa taille, ronger les tables et les murs. Ils ne devaient pas rester là ! D’un bond, elle se dirigea vers la porte en regardant ses deux connaissances hésiter. Ben quoi ? Elle n’allait pas les manger !

Quelques secondes lui suffirent pour comprendre qu’elle était toujours dans sa forme naturelle et que cela ne devait pas être évident de la suivre avec simplicité. Alors, inversant le processus, ses os craquèrent à nouveaux, un à un pendant qu’elle redevint la jeune femme du début de soirée. Elle se précipita vers Lily et Shinra pour les faire sortir plus vite en les attrapant par leurs habits.

« Pardonnes.. je.. pas être méchante.. »

C’était tellement ridicule de parler en liléen sans savoir tout les mots…
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Break (me) out [Amalya + libre]
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