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 Break (me) out [Amalya + libre]

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Lily Green
Lièvre de Mars
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Localisation : Lorde-Gian
Messages : 526

MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Dim 11 Aoû - 8:57

« Non non non non, t’approche pas, je… »

Elle va me bouffer. C’est obligé, non ? Je vois pas pourquoi elle s’approcherait de moi autrement, avec ses grognements étranges, qui font bouger ses mâchoires presque comme si elle essayait de parler – ou comme si elle avait encore un métacarpe ou deux coincés dans les molaires, j’ai comme un doute. Ça veut dire que je vais mourir ici, c’est ça ? Déchiqueté comme un bout de jambon entre ses crocs monstrueux ? Ça ne m’enchante pas, c’est sûr. Pour tout dire, je suis même complètement mort de peur à cette seule idée et si j’en avais ne serait-ce que la force, je m’enfuirais d’ici. Pas de cette taverne, de ce monde. Vraiment, en cet instant, je ne sais plus pourquoi je suis venu ici déjà, si ce n’est que c’était de la folie totale et qu’un type comme moi n’a rien à faire dans un endroit aussi dangereux et hostile. Je veux rester en vie. J’aurais tant aimé vivre encore un peu, avant de croiser le chemin de cette fille… Ceci dit, même si je revois avec une acuité déchirante le sourire éblouissant de Matthieu dans ce qui me semble être mes derniers instants, j’aimerais bien qu’elle se grouille un peu quand même. C’est bon, j’ai compris que j’avais aucune chance de m’en tirer, maintenant si tu pouvais torcher la besogne vite fait, de préférence en visant la tête ou la gorge histoire que je crève rapidement, ça m’arrangerait. Mais en fait non. J’ai beau regarder la mort en face avec mes yeux agrandis par la peur, cette dernière me snobe. L’attaque de la gueule hérissée de crocs maculés de sang ne vient pas. La bête reste simplement là à me regarder en grognant étrangement, et ses yeux ne reflètent plus toute la furie qui semblait la posséder tout à l’heure. Pas manger, finalement ? On dirait bien. Et c’est quand je commence à me faire à l’idée que je vais peut-être survivre à cette soirée que je sens de nouveau la chaleur de l’incendie, dont j’avais fait abstraction sous l’effet du carnage.

Oh purée ! Aidé par l’alcool qui trempait le plancher, le feu a commencé à s’attaquer aux meubles et à grimper le long des murs. Le remugle âcre de la fumée me saute soudain à la gueule, piquant ma gorge et brûlant mes yeux. Je me mets à tousser et veux reculer vers la sortie par réflexe quand je m’aperçois que la créature m’a pris de vitesse et se dresse encore une fois entre nous et la porte. Je me fige aussitôt malgré les protestations plus que pressantes de mes pauvres poumons. Je ne peux pas m’approcher d’elle. Et si jamais elle change d’avis et qu’elle me croque un bout quand je passe à côté ? Je voudrais bien prendre sur moi et sortir d’ici mais j’en suis incapable. Je ne sais même pas ce que c’est que cette chose… C’est alors que la bestiole en question est soudain reprise de convulsions bizarres, que je regarde avec un haut-le-cœur. Et sans que mon pauvre cerveau embrumé et terrifié puisse comprendre pourquoi ni comment, Amalya se tient de nouveau devant moi. La petite Amalya du début de la soirée, avec ses prunelles vertes et sa chevelure brune. Et complètement à poil.

« Putain de bordel de merde, tu commence à perdre la boule mon vieux… »

Et ce à tel point que je me laisse complètement entraîner par la jeune fille en tenue d’Eve vers la porte d’entrée. Il y a un moment comme ça où on refuse de chercher à comprendre parce que ça risque de devenir dangereux pour les synapses. La poigne d’acier de ses petits doigts minces m’empoignent donc fermement le col sans que je ne résiste le moins du monde et il faut la présence d’esprit de Shinra pour nous arrêter et nous faire repartir dans la direction opposée. Parce que comme il nous le fait bien comprendre en quelques mots, les survivants de la taverne ne nous laisseront sûrement pas nous sauver bien tranquillement après avoir aussi bien foutu en l’air la soirée. J’essaie de me rappeler confusément ce que signifiait le mot « Etementa » quand on m’en a parlé après l’accident du prof Kenan alors que nous retraversons les flammes de plus en plus hautes, la chaleur insoutenable et cette fumée qui sape mes forces, brouille ma vision. Au bout d’un moment, je contente de suivre celui ou celle qui prend la peine de me tirer à sa suite, sans faire plus que ça attention à ce qui se passe autour. Des coups sourds sur le bois, une porte qu’on fracasse, la pénombre d’une pièce après la luminosité de la grand salle en feu et enfin, je ne sais pas quel miracle, une autre porte vermoulue qui donne sur l’extérieur. Une petite ruelle encrassée et visitée par les rats dont l’air vicié me parait soudain plus pur que celui de l’Everest. Je respire et tousse à n’en plus finir, les larmes aux yeux, appuyé contre un mur, jusqu’à ce qu’on m’entraîne à nouveau. On ne peut pas rester ici.

Et ce n’est que bien plus tard que je reprends pied dans le réel, alors qu’on essaie tous de reprendre notre souffle, bien caché dans une soue à cochons. Arbalète au clair, Shinra surveille au loin les lueurs de l’incendie que le guet de la ville est en passe de maîtriser avec l’aide des habitants. Il n’a pas quitté son heaume mais a donné sa cape à Amalya, sans doute parce qu’une gonzesse à poil avec deux type habillés, ça fait pas très naturel. Elle est là, tout à côté de moi, elle me regarde avec l’air désolée et j’ai un mouvement de recul. Je sais, c’est moche. Mais je n’y peux rien. Elle m’a épargnée, elle m’a dit qu’elle n’était pas méchante, mais il suffit que je pose mon regard sur son visage rond pour revoir aussitôt le massacre auquel elle se livrait sous cette forme effrayante. Et les convulsions ignobles qui déformaient son corps alors qu’elle se transformait…

« Putain mais… qu’est-ce que tu es ? Pourquoi t’as fait ça ? »

Le choc m’a fait dégriser depuis tout à l’heure – comme c’est curieux – et j’ai la présence d’esprit de me rappeler que personne ici ne comprend le français à part moi. J’essaie donc tant bien que mal de reposer la question avec mon liléen de merde, et je me permets même le luxe d’ajouter :

« Tu… pas manger nous, hein ? »

Juste histoire d’être sûr…
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Shinra Az-Dard
L'Archer de la Mort
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Localisation : En cavale
Messages : 109

MessageSujet: Re: Break (me) out [Amalya + libre]   Mar 19 Nov - 14:37

Nul instinct que celui de l'animal n'est plus vivace. Et Amalya nous avait montré son vrai visage, sa vraie rage. Je m'en étais douté et elle avait confirmé mes soupçons. J'ai été stupide de ne pas avoir agis avant. Désormais, les bruits allaient courir qu'un assassin et qu'une étémenta vagabondaient dans les bas quartiers. Je me sentais quelque part coupable de cette situation.
Sortis du bar qui se réduisait peu à peu à l'état de cendre, certains ivrognes nous hurlèrent dessus, et certains plus téméraires revinrent vers nous lorsqu'ils virent Amalya de nouveau sous forme humaine, blessée par le lustre qu'il lui était tombée dessus. L'un d'eux nous envoya une bouteille d'alcool vide mais par sa force alcoolisée, le projectile fit un vol dérisoire dont la chute brisa en partie le récipient. Le goulot fendu roula jusqu'à mes pieds. Je l'observais, mais un liquide rouge s'écoula sous le morceau.
Du sang... A nouveau du sang. J'avais pus me contenir dans le bar, mais maintenant, ma tension devenait palpable. Cette chose qui me rongeait, s'immiça dans mes veines. La haine, la folie, l'envie de combattre se ravivaient dans mon corps. L'effet secondaire de l'alcool se dissipa rapidement. Je jetai un regard en arrière, par dessus mon épaule. Je vis Amalya nue, accroupi au sol, du sang autour de ses lèvres et une ouverture sur son bras. Lyly, braillant toujours avec son pantalon mouillait à l'entre jambe. Même si je ne leur portais pas une grande affection, je n'en étais pas au point de vouloir leur faire du mal. Je me défis de mon manteau pour le poser délicatement sur l'Etementa. Cependant, ma lucidité s'évaporait peu à peu et je sentais ce sourire machiavélique se dessinait sur mon visage de plus en plus tiré par la folie.
Il y eut le petit déclic de la sécurité de mon arme sur ma main, puis je pris lentement mon arbalète que j'avais remise sur mon dos. J'ai de nouveau tourné la tête vers nos assaillants, mauvais et puants.
"Vermine de Supérieurs ! " me hurla l'un d'eux.
Ces paroles brisèrent la dernière digue qui retenait ma furie. C'en était de trop. Dans un dernier moment de lucidité je glissai à mes deux compagnons :
"Courez"
Puis d'un geste vif je tendis mon bras vers cet énergumène qui m'avait insulté. Une flèchette de mon arbalète réduite lui transperça la poitrine. Les autres reculèrent. Je vis celui qui avait tripoté Amalya. Cette fois-ci, se fut une flèche en bonne et dû forme qui alla perforer une main, puis l'autre. J'entrepris de lui tirer une flèche rapidement dans chaque jambe. Plus il hurlait plus je me sentais revivre. J'aperçus celui qui avait frappé Lyly, un carreau fila dans sa direction, se plantant en plein de son genoux droit. Ce dernier s'écroula au sol, criant de douleur. Il tenait fermement sa jambe avec ses mains. Je marchais dans sa direction, d'un pas sur, lent. J'adoptais cette démarche, celle d'un être qui s'apprête à donner la mort avec plaisir et patience. Il me regardait droit dans les yeux, et je lisais à travers les siens la colère, la souffrance mais aussi la peur.
Je sortis ma dague, laissant siffler la lame sortant de son étui. Arrivé à côté de lui, je me suis abaissé, toujours en l'admirant se tortiller.
" Tu vois, des êtres comme toi ne méritent pas de vivre. Ils ne méritent pas le pardon. Ils ne méritent tout simplement pas d'existence." lui glissais-je.
Je le tirai par la chevelure, m'offrant son cou dégarni. D'un geste précis, presque chirurgicale, le tranchant de mon arme sectionna la chair, puis ses organes, libérant un flot de sang, dont les premières gouttes giclèrent sur mes habits.
"Ca c'est pour Lyly..."
Mais qui était Lyly ? Son nom m'était familié, proche, mais pourtant aucuns souvenirs ne me revenaient. Je n'aurais pus dire qui demeurait être Lyly, car à ce moment, le discernement de qui j'étais moi-même m'étais impossible...
(pardon pour retard me revoilà pour de bon Smile)
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